1. Comment j’ai décroché mon CAP de pâtissier : pousser plus loin que les cours
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Comment j’ai décroché mon CAP de pâtissier : pousser plus loin que les cours

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Scotty, 18 ans : "Je me suis bien concentré en cours pour savoir effectuer les différentes tâches." // © Photo fournie par le témoin
Scotty, 18 ans : "Je me suis bien concentré en cours pour savoir effectuer les différentes tâches." // © Photo fournie par le témoin

Fou de chocolat, Scotty, 18 ans, a décroché son CAP au lycée Funay–Hélène-Boucher au Mans (72), grâce à sa curiosité, sa capacité à se concentrer, sa force de travail. Aujourd’hui, il poursuit en CAP chocolatier-confiseur en alternance.

Fils de boulangers-pâtissiers, Scotty est né dans les gâteaux et le chocolat, baigné dans les bonnes effluves de la pâtisserie familiale. "J'ai vu les belles choses du métier et je l'ai adopté", sourit le jeune homme qui a donc trouvé très jeune sa voie.

Comment j'ai révisé pendant l'année

"Je me suis bien concentré en cours pour savoir effectuer les différentes tâches. Je travaillais beaucoup chez moi pour tout apprendre au fur et à mesure, et non à la dernière minute. Côté pâtisserie, je faisais des petits montages pour Noël, Pâques, des décors pour les gâteaux. J'ai révisé les cours pratiques bien sûr, les fiches techniques mais pas seulement. J'allais chercher de nouvelles recettes dans les revues spécialisées (je suis abonné au 'Journal du Pâtissier') et les livres."

Comment j'ai préparé les épreuves

"Pour la partie pratique, je me suis entraîné le soir et le week-end, un peu tout le temps, en fait. J'ai d'abord appris les recettes de pâte à chou, à tarte, à croissant, d'entremets et de chocolats. Puis j'ai répété sans regarder les proportions."

"Pour la partie générale, je n'avais pas de fiches à apprendre, parce que j'écoutais bien en cours. Je relisais mes notes un peu tous les soirs, au moins pendant 30 minutes. Et puis je me suis cultivé toute l'année, par moi-même. Il y a eu pas mal d'événements dans le monde. Alors j'ai regardé les informations, j'ai lu les journaux."

Comment j'ai surmonté mes difficultés

"Quand je ne comprenais pas quelque chose en français ou en maths, je demandais tout de suite de l'aide à ma mère. Je ne laissais rien traîner parce que je me serais retrouvé le jour de l'examen avec des lacunes. On fait pas mal de maths en pâtisserie : il faut savoir compter, mesurer, calculer les proportions, faire des divisions. Pour m'améliorer, j'ai fait beaucoup d'exercices. J'étais motivé, surtout qu'en chocolat – qui va devenir ma spécialité – on a de la géométrie et des calculs !"

Les pièges à éviter

"Contrairement à ce que les gens disent, le CAP est difficile et demande de la précision et des connaissances. Il faut tenir bon et ne pas se décourager, ne pas baisser les bras à la première difficulté. La plupart des échecs sont dus à un manque de confiance en soi. Nous sommes tous capables !"


Les épreuves du CAP pâtissier
Unités professionnelles (en CCF et ponctuelles)
- Approvisionnement et gestion des stocks dans l'environnement professionnel de la pâtisserie.
- Prévention, santé, environnement.
- Fabrication de pâtisseries.

Unités d'enseignement général
- Français et histoire-géographie, éducation civique.
- Mathématiques, sciences physiques et chimiques.
- Éducation physique et sportive.
- Langue vivante.