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Examen, concours, entretien... : comment rebondir après un échec ?

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Après un échec, il est essentiel de savoir rebondir pour continuer d'avancer. // © plainpicture/Westend61/Andrés Benitez
Après un échec, il est essentiel de savoir rebondir pour continuer d'avancer. // © plainpicture/Westend61/Andrés Benitez

Fixer un objectif et ne pas parvenir à l’atteindre génère déception et doute. C’est pourtant l’opportunité de transformer l’essai en faisant de nouveaux choix. Ou comment se planter pour mieux trouver sa voie ?

Rater un examen, ne pas passer le cap de la période d'essai... certaines déconvenues laissent un goût amer en bouche. "On peut se sentir déçu, frustré, abattu, dévalorisé, voire incompétent, constate Cécile Neuville, psychologue et auteure de "Apprendre à lâcher prise, c'est malin" (Leduc Éditions). La faculté à se remettre d'un tel traumatisme dépend des individus. Certains sont sous le choc, tétanisés, d'autres y parviennent et réagissent."

Accepter l'échec

"Certains se demandent comment continuer à vivre avec l'impossibilité d'atteindre l'objectif qu'ils s'étaient fixé", poursuit la psychologue. Objectif pour eux : prendre conscience que cela ne détermine pas pour autant leur avenir, pour accepter la situation. Cet objectif est la condition sine qua non pour rebondir. Après tout, "se planter" est humain. "Ensuite, c'est l'intention de l'action qui ouvre aux solutions. On se dit, "j'ai raté mais j'accepte". On n'est plus dans le négatif mais dans l'action." Un état d'esprit qui impose d'abord de se remettre en question afin d'être en capacité d'envisager de nouvelles solutions.

Après l'échec, le doute plane. Ai-je fait les bons choix ? Avais-je les capacités pour m'engager dans cette voie ? La situation est propice à l'interrogation. Rien de plus normal. Néanmoins, le risque est de laisser s'installer perte de confiance et d'estime de soi. Pire, certains veulent tout abandonner. Attention, les pensées négatives empêchent toute projection. "Il faut prendre conscience que ce n'est pas parce qu'on a échoué cette fois qu'on va toujours tout rater", lance Cécile Neuville.

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Transformer l'échec en avantage

Avant de tirer toute conclusion hâtive, vous devez chercher à comprendre la situation. "Si vous avez raté un entretien d'embauche, il faut se demander si le boulot était réellement fait pour vous", explique la psychologue. Objectif : identifier en quoi cette expérience peut vous être utile pour transformer l'échec en avantage. "C'est le meilleur moyen de ne pas se poser en victime et de changer d'état d'esprit", poursuit-elle.

Pour gagner en optimisme, la psychologue propose de porter votre attention sur les perspectives à venir. "Imaginez votre vie trois ou quatre ans plus tard par exemple : que désirez-vous et comment comptez-vous y parvenir ?" En explorant de nouvelles pistes, vous découvrirez des tas d'options jusqu'ici ignorées : formations, métiers, etc. Fiez-vous à vos aspirations puis élargissez votre horizon.

La méthode des "5 P" pour avancer

Manque de temps, interlocuteur récalcitrant... face à l'échec, chacun se trouve des excuses. Interrogez-vous plutôt sur vos choix initiaux et votre engagement. Tirer les conséquences permet d'enclencher la dynamique. "Pour s'inscrire dans une logique de projet, procédez petit à petit, préconise Cécile Neuville. Grâce à la méthode des "5 P" ("plus petit pas positif possible"), repérez votre objectif puis ce que vous devez faire pour y arriver. Ensuite, demandez-vous quoi faire de concret dans l'heure qui suit." Illustration : visualisez le domaine d'activité qui vous plaît, réfléchissez aux contacts à mobiliser pour la recherche d'emploi. Dans l'heure, rédigez le CV adapté au projet.

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Comment tirer profit de l'échec ?

Comme l'expliquent ceux qui l'ont vécu, ce qui apparaît comme un échec au départ sert souvent de déclencheur pour mettre en place des objectifs qui mènent à une voie plus appropriée. Il faut réajuster la trajectoire pour vous orienter vers ce que vous n'aviez pas forcément prévu. Finalement, vous êtes mieux armé, mieux préparé pour la suite. L'échec peut être un tremplin. Le fiasco se transforme alors en véritable chance.

Vaincre la peur de l'échec

Vous craignez de ne pas atteindre votre objectif ? Pour y parvenir, vous devez prendre des risques. Le mieux pour vous en accommoder est d'intégrer l'échec comme une composante à part entière dans la construction de votre projet. Et de vous le formuler. Prévoyez une solution de repli en cas de revers. "Prévoir un plan B réduit les peurs car cela permet de se dire que même si on échoue, tout est possible", constate Cécile Neuville.

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