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Grèves, inondations, Euro de foot : 2016, le millésime des embûches pour les examens

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Paris inondé : des examens tomberont-ils à l'eau ? // © Denis Allard/REA
Paris inondé : des examens tomberont-ils à l'eau ? // © Denis Allard/REA

Collégiens, lycéens et étudiants, jamais vous n’aurez eu affaire à autant d’imprévus au moment de passer vos examens ou vos concours. Entre les grèves des transports, les inondations, les dispositifs de sécurité, etc. les obstacles se multiplient sur votre chemin. Conseils pour surmonter ces épreuves avant les épreuves, sans stress.

2016, année noire pour passer des concours, des examens – a fortiori le bac et le brevet – et même des entretiens avec l'esprit tranquille.

Premier obstacle : le 1er juin 2016, la SNCF a annoncé une grève reconductible pour protester contre la loi Travail. RER limité, trains retardés, certains d'entre vous ont déjà été touchés par ces perturbations.

Cela va de pair : les manifestations aussi sont toujours présentes. Difficilement prévisibles, elles peuvent survenir n'importe quand et vous prennent souvent de court.

Plus récemment, la pluie s'est également invitée à la fête. Elle est dans toutes les têtes et mine votre moral. À Paris, la crue de la Seine – montée au-delà des 6 mètres – a imposé la fermeture des voies sur berge et l'arrêt d'une partie du RER C pendant plusieurs jours. La RATP prévoyait la fermeture d'autres stations, y compris de métro, au-delà du seuil de 6,60 mètres. Mardi, 12 départements étaient encore en vigilance orange. Mais d'ici au bac, qui débute le 15 juin, la décrue devrait être bien entamée.

Enfin, même si la compétition n'a pas encore commencé, l'Euro 2016 est dans tous les esprits. Plus de 90.000 personnes sont notamment attendues à la fan zone située sur le champs de Mars. Par anticipation, le préfet de Paris souhaite fermer la zone pour les matchs prévus au Stade de France ou au Parc des Princes. En parallèle, les différents festivals (Solidays ou Download) risquent aussi de renforcer l'affluence sur le réseau parisien.

La "bienveillance" des centres d'examen

Pourtant pas de panique ! Des mesures sont prises pour lever ces obstacles.

Dimanche 5 juin 2016, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, a promis sur France 3 de la "bienveillance" pour les candidats du bac et du brevet. "Quand nous serons tenus de reporter tel ou tel examen, ce qui peut arriver, (...) une date sera fixée ultérieurement, donc pas d'inquiétude, l'examen se tiendra bien, a assuré la ministre. "Dans le reste des cas, j'ai demandé à mes services et aux centres d'examen de faire preuve de bienveillance avec les élèves qui peuvent arriver en retard pour ces raisons [problèmes climatiques et climat social]".

Les établissements sur le coup

Du côté des établissements supérieurs, l'université Paris-Sud, très touchée par les inondations sur le campus d'Orsay, a rouvert ses portes vendredi 3 juin.

Même si certaines épreuves terminales ont été reportées, d’autres devraient avoir lieu d'ici juillet dans des locaux différents... si le nettoyage le permet. C’est aussi la stratégie adoptée par l’université Panthéon-Assas qui maintient ses oraux à Melun, en les transférant dans d’autres bâtiments. Enfin, des cellules d’accueil et d’information sont mises en place pour répondre à toutes vos questions.

Et si vous vous organisiez ?

Mais pour éviter les perturbations, le mieux consiste à anticiper de votre côté. Le retard n'est pas une fatalité. On vous donne quelques conseils stratégiques pour l'éviter. 

Reposez votre corps. Arriver fatigué à une épreuve n’a jamais été une bonne solution. Vous coucher tôt vous aidera à être d’attaque le lendemain. Les heures de sommeil sont plus réparatrices avant minuit. Le matin, n’hésitez pas à prendre des forces avec un petit-déjeuner consistant. Et si votre estomac n’est pas encore réveillé, prenez un en-cas, toujours utile pendant les épreuves.

Préparez vos munitions. Programmez deux réveils à 10 minutes d’intervalle pour déjouer les pièges de votre lit. Avancez votre montre de quelques minutes vous permettra de rester serein en cas de léger retard.

La veille, préparez vos affaires de cours ainsi que votre tenue. Pour les plus organisés, n’hésitez pas à faire une liste des éléments à emporter pour éviter la panique d’avant départ.

Prévoyez des baskets et une tenue confortable. En cas de bousculade dans les transports et de sprint final, vous serez bien équipé.

Faites un état des lieux. Application de votre réseau de transports ou plan, pour les moins connectés, deviennent vos meilleurs amis. Consultez-les au réveil pour connaître l’état de la circulation. La radio peut aussi être votre alliée et vous informer du trafic en direct. Mais dès la veille, pensez à consulter les prévisions d’événements ou de manifestations. Dans tous les cas, prévoyez un temps de trajet plus long pour surmonter les imprévus de dernière minute.

Soyez malin. Les matins d’examen, les axes principaux sont souvent bouchés. Pensez au covoiturage pour contribuer à diminuer le trafic et aller plus vite. Le plus : vous pouvez discuter avec vos amis pour oublier le stress. Si vous connaissez bien le quartier, n’hésitez pas à prendre un nouveau chemin, peut-être plus long mais finalement plus rapide.

Le centre d’examen n’est pas loin ? Pensez au vélo ! Vous pourrez vous faufiler entre les voitures et arriver à l’heure à vos épreuves.

Et si, malgré tout, vous vous retrouvez coincé, un petit rappel : selon les directeurs de centre d’examen, un retard de 1 heure peut être accordé si les raisons invoquées sont indépendantes du candidat.