1. Changer de voie après un bac+5, c’est possible !
Coaching

Changer de voie après un bac+5, c’est possible !

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14% des jeunes diplômés bac+5 cherchent déjà à changer de métiers, selon une étude de l'Apec. // © Claire Cocano pour l'Etudiant
14% des jeunes diplômés bac+5 cherchent déjà à changer de métiers, selon une étude de l'Apec. // © Claire Cocano pour l'Etudiant

Tout juste diplômé, ou jeune employé, vous prenez conscience que votre projet ne vous convient plus. Et si vous envisagiez une réorientation, voire une reconversion professionnelle ? 5 conseils pour bifurquer sans dommage.

"Nombre de jeunes arrivent en fin d'études et se demandent quoi faire de leur diplôme", démarre Chloé Planchon, coach spécialisée dans l'orientation des jeunes chez Acteüs. Pourquoi ces erreurs d'aiguillage ? "Parce que les choix initiaux s'opèrent souvent en termes d'études plus que de métier."

1. Se fixer un nouvel objectif

"Plutôt que de s'obstiner, mieux vaut agir vite pour relativiser l'impression d'échec et de perte de temps puis passer à l'action", préconise Nadia Karaboulkov, consultante, spécialiste des reconversions. Première étape : poser les bases du nouveau projet. "Pour savoir où aller, il faut d'abord fixer un objectif", résume Chloé Planchon.

Mais comment agir quand on ne sait pas ce qu'on cherche ? "S'orienter c'est accepter l'idée d'être désorienté, ajoute Nadia Karaboulkov. On n'est pas obligé de trouver sa voie tout de suite. La vie est suffisamment longue pour prendre le temps d'aller vers ce qu'on aime."

2. Repérer ses qualités

Pour faire émerger les pistes, un premier état des lieux s'impose. "Il faut commencer par remonter dans le temps, propose Nadia Karaboulkov : quelles matières ai-je aimé à l'école ? Quels étaient mes jeux préférés ? Quels métiers me faisaient rêver ?" Autre objectif : repérer ses qualités, compétences et valeurs.

"On doit prendre le recul nécessaire pour savoir à quoi on aspire et choisir à bon escient, explique Chloé Planchon. Mais pour trouver les réponses, il faut se poser les bonnes questions." Exemple : qu'est-ce qui me fait me lever le matin en ayant la pêche ? Pour cela, repérez les activités extra-professionnelles appréciées afin de prendre conscience de vos motivations. Illustration : "Si on a organisé un voyage pour un groupe et qu'on a aimé le faire, on peut noter tout ce qui nous a mis en mouvement", propose Nadia Karaboulkov.

3. Se documenter

Le Web regorge d'infos sur l'emploi et la formation mais mieux vaut s'appuyer sur les lieux ressources. Les PAIO (Permanences d'accueil, d'information et d'orientation) et les Missions locales accueillent tous les jeunes de 16 à 25 ans afin de guider leurs choix de formation. Les CIDJ (Centre d'information Jeunesse) informent sur les secteurs. Les SCUIO (Services communs universitaires d'information et d'orientation) conseillent les étudiants en matière d'orientation. Attention de ne pas vous perdre face à la masse énorme d'infos accessibles. Demandez à rencontrer un conseiller mais préparez vos questions avant le rendez-vous. Enfin, il existe des associations de coaching solidaire près de chez vous.

4. Confronter ses idées à la réalité

"Si quelqu'un dit qu'il a toujours aimé la photo, je lui demande de mener l'enquête pour connaître les différents débouchés possibles puis d'expliquer ce qui l'intéresse le plus", argumente la consultante. L'occasion d'ouvrir les possibles. "Et lorsqu'on n'a pas du tout d'idée, poursuit-elle, le mieux est de se documenter sur le contexte et les missions des domaines qui nous attirent." Et les pistes émergent au fur et à mesure.

Pour creuser, visitez des salons spécialisés afin d'échanger avec des interlocuteurs du secteur. Mieux encore, partez observer le métier en milieu professionnel grâce à un stage par exemple.

5. Établir un plan d'action

Une fois vérifiée la pertinence du projet, vous devez le valider en repérant les moyens qui vont permettre de le concrétiser. Là aussi, la recherche documentaire et les échanges permettent d'envisager les solutions, en matière de formation notamment. "Quand on avance et qu'on sent monter l'émotion à l'évocation du projet, c'est bon signe, lance Nadia Karaboulkov. Et si on est vraiment dans le brouillard, il est préférable de s'arrêter un temps."

Pas question de se tourner les pouces pour autant. "On peut exercer des petits jobs, faire un service civique, partir à l'étranger ou améliorer ses compétences linguistiques", liste-t-elle. Tout est possible et aide la construction du projet. "On a la chance de vivre dans un pays où il existe des tas de passerelles, note Chloé Planchon. On peut rebondir sans repartir à zéro." Parmi les pistes à privilégier, l'alternance permet de reprendre un nouveau cursus tout en gagnant sa vie.