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Décryptage

Coupe du monde féminine de football : quels diplômes pour les joueuses de l'équipe de France ?

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L'équipe de France féminine de football sélectionnée par Corinne Diacre compte de nombreuses joueuses diplômées. // © FFF
L'équipe de France féminine de football sélectionnée par Corinne Diacre compte de nombreuses joueuses diplômées. // © FFF

Éducatrice spécialisée, professeure des écoles, architecte pour les plus diplômées. Bac général, bac techno ou bac pro pour les autres. Les 23 joueuses de l’équipe de France de football en ont sous le pied mais aussi dans la tête. À l'occasion de la Coupe du monde féminine de football, l’Etudiant a épluché leurs CV.

"J'ai mis les diplômes d’entraîneur de côté". À l'instar des 22 autres Bleues, Amandine Henry, la capitaine de l'équipe de France féminine de foot, se consacre exclusivement depuis des mois à la préparation de la Coupe du monde de football féminin. La compétition mondiale se déroule pour la première fois en France en 2019. Difficile de conjuguer sport de très haut niveau et études académiques quand on évolue depuis l'adolescence comme footballeuse professionnelle internationale !

Depuis quelques années le football féminin se professionnalise à vitesse grand V. Sans atteindre les salaires de leurs homologues masculins, les joueuses ont pour la plupart un agent et doivent souvent arrêter ou mettre entre parenthèses leurs études pour mener pleinement leur carrière professionnelle. La majorité ont malgré tout réussi à suivre des études jusqu'au bac, voire entamer des études supérieures et obtenir des diplômes post-bac.

Des attaquantes titulaires de BPJEPS, DEUST ou licence pro

Les attaquantes de l'équipe de France féminine de foot ont toutes au moins le bac, voire entamé ou terminé des études supérieures. // © FFF
Les attaquantes de l'équipe de France féminine de foot ont toutes au moins le bac, voire entamé ou terminé des études supérieures. // © FFF

Parmi les attaquantes, plusieurs joueuses ont entamé des études supérieures, voire décroché un diplôme. Ainsi, Valérie Gauvin est titulaire d'un DEUST (diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques) en animation et commercialisation des services sportifs obtenu en 2016. Après ce diplôme bac+2, la joueuse a peaufiné sa formation en licence professionnelle gestion et développement des organisations de services sportifs.

Eugénie Le Sommer – 159 sélections en équipe de France – détient le bac ainsi qu'un diplôme d'éducatrice sportive, le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport).

Delphine Cascarino est quant à elle titulaire d'un bac général. Elle a dû mettre de côté, à regrets, ses études à la fac quand elle est passée au niveau professionnel.

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Emelyne Laurent a elle aussi entamé des études supérieures, à l'université de Bordeaux, en 2017, alors qu'elle évoluait aux Girondins de Bordeaux. Elle y préparait une licence générale culture, médias et société et tentait de suivre à distance les cours où elle ne pouvait être présente.

Enfin, Kadidiatou Diani, joueuse au Paris Saint-Germain, a obtenu son bac en 2012.

Une architecte, une professeure des écoles parmi les milieux

Les milieux de l'équipe de France féminine de football et Amandine Henry, la capitaine // © FFF
Les milieux de l'équipe de France féminine de football et Amandine Henry, la capitaine // © FFF

Sur ses comptes Instagram ou Twitter, Maeva Clemaron accompagne son profil de deux emojis, un crayon et une équerre. La joueuse qui a évolué huit ans à l'AS Saint-Etienne est en effet sortie architecte diplômée de l'École nationale supérieure d’architecture de Saint-Etienne en juin 2017.

Autre "grosse tête", Elise Bussaglia, joueuse passée par le FC Barcelone et l'Olympique Lyonnais, avait entamé une carrière de professeure des écoles. Elle est titulaire d'un master MEEF (métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation). Pour le foot, elle a dû se mettre en disponibilité de l’Éducation nationale.

Gaëtane Thiney, 33 ans, est quant à elle titulaire d'une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives). La plus expérimentée des Bleues a débuté sa carrière à une époque où il n'était pas possible de vivre seulement du football.

Grace Geyoro a obtenu son bac STMG en 2015. Charlotte Bilbault est titulaire d’un DEJEPS (diplôme d’État de la jeunesse et de l’éducation physique et sportive), toujours utile pour éventuellement continuer de travailler dans le domaine du sport ou de l'animation.

Enfin, la capitaine des Bleues, Amandine Henry, a entamé des études d’entraîneur au centre de formation de Clairefontaine.

Côté défenseures, des diplômes d’entraîneur, d'éducateur spécialisé ou de management

 // © FFF
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Parmi les huit joueuses sélectionnées comme défenseures, Marion Torrent a déjà préparé son éventuelle reconversion : elle a passé ses diplômes pour être préparateur physique et coach sportif.

Aïssatou Tounkara est titulaire d'un bac STMG, de même qu'Eve Perisset. Griedge Mbock a pu évoluer comme joueuse professionnelle tout en décrochant un bac général ES.

Julie Debever est titulaire d'un diplôme d'éducatrice spécialisée. Elle exerçait son métier tout en étant capitaine de l’équipe féminine de l'En Avant Guingamp jusqu’en 2017.

À l'OL depuis l'âge de 14 ans, Amel Majri s’y est reprise à quatre fois pour finir par obtenir son bac, mais elle a par la suite décroché un diplôme en management et deux diplômes d’entraîneur sportif.

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Wendie Renard est titulaire d'un bac professionnel. Enfin, l'arrière gauche du Montpellier HSC, Sakina Karchaoui – "Saki" pour les fans – se prépare à passer ses diplômes d’entraîneur au sein du centre de formation de son club où elle évolue depuis ses 12 ans.

Des diplômes d’entraîneur sportif chez les gardiennes

Equipe de France féminine les gardiennes // © FFF
Equipe de France féminine les gardiennes // © FFF

Les trois gardiennes de but ont aussi des atouts académiques à faire valoir ! Dans son CV, Sarah Bouhaddi pourra bientôt mettre ses futurs diplômes d’entraîneur sportif. À 32 ans, la joueuse a pensé à préparer son après-carrière de footballeuse. Sage précaution même si la gardienne des cages de l’équipe de France se concentre uniquement sur le moment présent : la Coupe du monde.

Pauline Peyraud-Magnin, seconde gardienne évoluant à Arsenal, en Angleterre, a quant à elle mené ses études jusqu'au bac. Troisième gardienne du mondial, Solène Durand, qui porte en club les couleurs de l'En Avant Guingamp, a poussé les études supérieures jusqu'à préparer un BTS (brevet de technicien supérieur) de comptabilité en 2014 et des diplômes d’entraîneur sportif.