1. Daniel Vanetti a créé une appli pour favoriser la récup
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Daniel Vanetti a créé une appli pour favoriser la récup

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L'idée lui est venue en faisant son footing : il récupérait des objets jetés sur son parcours. // © Valentine Vermeil pour l'Etudiant
L'idée lui est venue en faisant son footing : il récupérait des objets jetés sur son parcours. // © Valentine Vermeil pour l'Etudiant

LES JEUNES ONT DE L'AVENIR. Daniel Vanetti, président de Smart Cycle, a lancé une application qui géolocalise en trois clics des objets jetés, susceptibles d'être réutilisés. 

Après avoir repris des études à l'IAE (institut d'administration des entreprises) d'Aix-en-Provence, Daniel Vanetti, 28 ans, a monté une association pour recycler les objets destinés à la déchetterie. Gaspillage évité et bonnes affaires réalisées. Le projet de Daniel, Smart Cycle, a déjà remporté pas moins de 13 prix, avec à la clé environ 50.000 € de subventions et des accompagnements. L'une des dernières récompenses en date : le Tour de France des entrepreneurs du changement par Ticket For Change.

Pourquoi un tel engouement pour Smart Cycle ?

Le principe de ce projet est simple : recycler les objets qui peuvent encore servir grâce à une appli. "J'en ai eu l'idée en faisant mon ­footing à Marseille, car je dénichais souvent sur mon parcours des objets que je récupérais pour meubler mon appartement", raconte Daniel. Pour éviter le gaspillage, il monte en janvier 2015 une association pour développer une application Web. Elle permet aux utilisateurs de localiser les objets qu'ils peuvent récupérer, soit parce qu'une personne aura déclaré avoir des choses à donner, soit parce que quelqu'un aura repéré un objet sur un trottoir. Aquarium, table basse, imprimante... les trouvailles sont variées !

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Un entrepreneur solidaire

Daniel a développé son projet parallèlement à ses études en master communication d'entreprise à l'IAE d'Aix-en-Provence, qu'il suit en alternance. "Après quelques années durant lesquelles j'ai travaillé comme auto-entrepreneur en communication digitale, je me suis rendu compte que mon BTS [brevet de technicien supérieur] technico-commercial était insuffisant pour les postes que j'ambitionnais d'occuper", explique-t-il.

Le jeune diplômé préside désormais l'association et gère une douzaine de bénévoles. "Sensibiliser le grand public au recyclage et à l'économie circulaire, c'est un objectif lié à des valeurs comme la solidarité et le respect de l'environnement, auxquelles le modèle associatif convient davantage que celui de la start-up", justifie Daniel. Ce statut facilite également les relations avec les institutions. "Nous avons été beaucoup sollicités par les collectivités territoriales, car nous proposons aussi de mentionner sur l'appli les conteneurs de tri, en indiquant lorsqu'ils sont pleins", précise-t-il. La demande est là.