Etudiant-entrepreneur, le statut pour allier projet d'entreprise et études

Par Oriane Raffin, publié le 28 Juillet 2020 - Mis à jour le 12 Octobre 2020
5 min

Etre étudiant et monter un projet entrepreneurial en parallèle, c’est possible. A l'occasion de la première semaine étudiante de l'esprit d'entreprendre qui se déroule jusqu'au 16 octobre, l'Etudiant vous decrypte le statut d'étudiant-entrepreneur.

Lancé en 2014, le statut d'étudiant-entrepreneur s’adresse à tout étudiant titulaire d’un baccalauréat ou d’un niveau équivalent, quels que soient sa filière ou son établissement, et aux jeunes diplômés depuis moins d'un an. En 2019, 4.600 étudiants l’ont obtenu en parallèle de leur formation. Les jeunes de moins de 28 ans sont privilégiés, mais il est tout à fait possible de l’avoir plus tard, en reprise d’études, par exemple.

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Accéder à un réseau et bénéficier d'un programme d'accompagnement "très complet"

Laurent Goulenok, ancien étudiant de l’Université Paris-Est Créteil, a bénéficié du statut d’étudiant-entrepreneur pendant deux ans, de 2017 à 2019, dans la continuité d’un double master "management des PME et développement à l’international" et "management de l’innovation et entrepreneuriat". "Le master m’avait donné des bases, mais pour garder cette dynamique, on m’a conseillé de postuler au diplôme d’étudiant-entrepreneur", explique-t-il.

Outre l’accès à un espace de co-working et de l’accompagnement, le Pépite (Pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat), structure qui coordonne l'attribution du statut, lui a permis d’intégrer un réseau, avec un accès plus facile à des experts, des entreprises, des spécialistes mais aussi des financeurs pour son projet. "Il permet aussi de participer à des concours et des programmes d’accompagnement. J’ai ainsi pu intégrer Station F en 2018, dans le cadre du programme Pépite Startup, en partenariat avec la région Ile-de-France et le School Lab. Concrètement, il s’agit d’un programme très complet, avec des mentors et des tuteurs".

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Des études aménagées pour favoriser l’émergence et le suivi de projets entrepreneuriaux

S'il n'est pas obligatoire d'avoir déjà créé sa structure pour bénéficier du statut, il faut cependant avoir l’envie de créer (ou de s’impliquer dans un projet) et avoir une idée un peu concrète. De plus en plus d’établissements du supérieur proposent pour cela des ateliers de sensibilisation à l’entrepreneuriat, avec des sessions de créativité, pour trouver des idées. Mais pas besoin de lancer la dernière start-up techno super innovante ! On peut obtenir le statut avec un projet plus classique, une association étudiante, etc.

Pendant six mois, Laurent Goulenok a pu poursuivre le mûrissement de son projet d’entreprise, Muuz Excellence, une start-up dans l’agro-alimentaire, tout en bénéficiant d'adaptations au cursus universitaire. "Grâce au statut, on facilite sa vie d’étudiant", ajoute Alain Asquin, délégué ministériel à l’entrepreneuriat étudiant. Il est possible de demander ainsi des aménagements horaires ou de réaliser un stage ou une période de professionnalisation sur son propre projet. "On les encourage à ne pas choisir entre études et entrepreneuriat : on va les aider à concilier les deux !" Un peu comme pour les sportifs de haut niveau.

"On sait que l’entrepreneuriat est un levier d’apprentissage. En vivant des expériences collectives et nouvelles, on peut se révéler", insiste Alain Asquin. L’idée n’est pas de devenir créateur d’entreprise à tout prix, mais plutôt de "se former par l’entrepreneuriat", et de décrocher en plus un diplôme d'étudiant-entrepreneur attestant que l'on a acquis un socle de compétences dans ce domaine.

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