1. Jobs, Stages, Emploi
  2. Création d'entreprise
  3. Jeune (et) entrepreneur : Laurence Lascary fondatrice de De l’autre côté du périph’
  4. Laurence Lascary : "Comment j’ai financé la création de mon entreprise, De l’autre côté du périph’"

Laurence Lascary : "Comment j’ai financé la création de mon entreprise, De l’autre côté du périph’"

Envoyer cet article à un ami

Elle a reçu le 17 mars 2010 le prix « Envie d’Agir » des mains de Martin Hirsch, haut commissaire à la Jeunesse. A 28 ans, Laurence Lascary est aujourd’hui à la tête de De l’autre côté du périph’, société de production audiovisuelle installée à Montreuil (93) et qui tente de lutter contre les stéréotypes et préjugés. Elle a su associer son amour du cinéma et ses convictions militantes.

Produire des films est coûteux. Le travail de Laurence, forte de son expérience, de sa formation et du réseau qu’elle a constitué, est de séduire les chaînes généralistes pour contribuer au financement des projets qu’elle défend. Mais la jeune créatrice a dû, à l’orée du projet, s’y retrouver dans les arcanes de la création et trouver un financement pour commencer son activité.

« J’avais fait des économies pour assurer mon quotidien le temps de créer ma boîte, mais j’avais zéro euro pour mon projet lui-même ! » Laurence frappe à toutes les portes et serre un nombre incalculable de mains en écumant les salons consacrés à la création d’entreprise. Non pour mendier, mais pour prendre le maximum d’informations. Speeds interviews avec des chefs d’entreprise, montage de dossiers de demandes de prêts pour le Réseau entreprendre…

Reconnue comme « Talent des cités »
Elle tente sa chance aux concours visant à aider les jeunes ayant un projet lié à la banlieue et/ou à la diversité…comme Envie d’agir, Défi jeunes, Talents des cités… Double bingo : elle est lauréate nationale des Talents des cités qui lui accorde en novembre 2008 un chèque de 5000 € (un mois environ après la création de DACP !), et décroche quelques mois plus tard le prix « Envie d’agir 2009 », avec 8000 € à la clé. Des coups de pouce non négligeables : « Ce dernier prix va m’aider au développement d'une série animée, intitulée ÉTOICKOI?, qui se moque de l'absurdité des préjugés, avec un humour à la "South Park", co-produit avec l'association Les indivisibles et réalisée par David Cosset ». Au-delà des aspects financiers, celui lui apporte également une notoriété utile quand on débute. Elle le reçoit comme une reconnaissance et un tremplin. Parallèlement, elle fait appel à son réseau : « J’ai envoyé des missives à des amis, des connaissances, qui voulaient investir. Il me fallait un parrain pour postuler à Envie d’agir notamment. Une amie a souhaité s’associer. »

« Grandir avec sa société »
Ajouté aux « dons » d’amis fidèles qui voulurent investir et au prêt d’honneur du Réseau entreprendre, elle commence avec 20.000 €, « dont 15 000 que j’ai donc apportés », souligne-t-elle. Installée à Montreuil, dans des locaux prêtés par une amie, elle s’est aujourd’hui entourée d’une associée, Sibille Yetta, directrice du développement, et d’un stagiaire, qu’elle espère bientôt pouvoir salarier. Quant à elle, « depuis deux mois, je commence à pouvoir m’indemniser, c’est signe que je grandis avec ma société. »

Le budget de départ : 20.000 €, dont 15 000 € qu’elle a récolté (5000 Concours Talents des cités, prêt d’honneur et contributions de ses connaissances)
Son salaire actuel : elle « s’indemnise » depuis deux mois.
Le statut : S.A.R.L, avec une associée, Sibille Yetta.

Dominique Perez
Sommaire du dossier
Retour au dossier Laurence Lascary : "Comment j’ai financé la création de mon entreprise, De l’autre côté du périph’" Laurence Lascary, fondatrice de DACP : sa pire galère…et son meilleur moment