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Travailler sur Internet : se mettre à son compte

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Travailler en indépendant (ou en free-lance) est une formule fréquente dans le secteur d’Internet, comme l’explique Jean-Michel Oullion, auteur du guide Les métiers d’Internet, publié aux éditions l’Etudiant (extraits).

Rester chez soi, organiser sa journée de travail comme on l'entend, ne pas subir la pression d'un supérieur hiérarchique : si tel est votre rêve, alors vous pouvez tenter l'expérience du travail en free-lance.

Des efforts et de la persévérance

Le travail en free-lance est réservé aux métiers "autonomes" de l'Internet : infographiste, concepteur, webdesigner, musicien, etc. Travailler en indépendant réclame une excellente organisation et beaucoup de travail ! Car, dans un premier temps, il s'agit de dénicher des clients susceptibles de passer commande, ensuite de s'investir totalement afin de livrer cette commande dans les délais impartis et au tarif prévu.

La créativité ne se programme pas. Cependant, on imagine mal la sortie retardée d'un site Internet parce qu'un graphiste free-lance n'a pas terminé les dix écrans qui lui avaient été commandés...

S'équiper du matériel nécessaire

Travailler à son compte, c'est aussi disposer d'un minimum de matériel : un ordinateur dernière génération, équipé de logiciels graphiques ou auteurs nécessaires à votre activité (Photoshop, Flash, QuarkXPress), des logiciels d'édition de pages Web, une imprimante laser, un scanner performant, un téléphone équipé d'un répondeur (avec un message créatif, mais professionnel), un télécopieur, une connexion Internet haut débit (type ADSL, fibre ou câble), une petite photocopieuse et un espace de travail de travail séparé de l'espace de vie : ketchup et matériel informatique ne font pas bon ménage !

Pour cet équipement, comptez un budget initial compris entre 7.500 € et 15.000 € selon l'état (neuf ou d'occasion) et le type de matériel que vous utilisez.

Les plus et moins du free-lance

Philippe Mermi est un directeur artistique multimédia qui travaille à son compte. "Je suis un travailleur indépendant affilié à la Maison des artistes. Mon statut est celui d'une profession libérale. Je suis inscrit en tant que graphiste multimédia, mais ma fonction est à la fois celle d'un chef de projet, d'un concepteur multimédia, d'un directeur artistique et d'un webdesigner."

fleche-rouge Liberté et autonomie

"Je peux travailler d'où je veux, comme je veux, quand je veux." C'est passionnant mais à des périodes de travail intenses peuvent succéder des périodes de chômage, surtout au début. Il est très difficile de trouver une régularité dans une activité nouvelle qui dépend beaucoup de l'activité économique globale.

fleche-rouge L'importance primordiale du relationnel

"Il faut un très bon réseau de compétences autour de soi de manière à pouvoir déléguer certaines tâches à d'autres spécialistes (print, vidéo, développement, son, écriture, photographie, etc.). Étant free-lance, je n'ai pas de poste salarié mais je trouve mes clients principalement grâce au bouche-à-oreille et au réseau. Pratiquement jamais par annonces ou sur communication de mon CV. C'est un métier finalement assez solitaire où l'ordinateur tient un rôle primordial, mais il faut sans cesse rester vigilant à ne pas trop s'isoler."

La prospection de nouveaux clients

Cela se complique lorsqu'il faut concilier la prospection de nouveaux clients avec l'exécution des travaux déjà commandés. Rien d'étonnant à ce que de nombreux travailleurs indépendants fassent appel à un membre de leur famille pour les suppléer. D'autant que les rentrées d'argent, souvent irrégulières, contribuent à la précarité de l'activité et contraignent l'indépendant à ne jamais cesser de travailler.

Les inévitables tâches administratives

Le choix de l'indépendance réclame également de prendre en charge des tâches administratives : factures, fiscalité, inscriptions obligatoires diverses (assurance maladie des travailleurs non salariés, assurance vieillesse, allocations familiales des travailleurs indépendants). Notez qu'il est désormais possible d'obtenir assez facilement le statut d'auto-entrepreneur (pour plus d'infos, voir aussi le site union-auto-entrepreneurs.com).

Au bout du compte, les résultats sont mitigés. Certains s'en sortent à force de travail et de persévérance ; d'autres finissent par renoncer, mais, réticents à choisir l'univers salarié, ils s'associent avec des partenaires et montent leur propre affaire.

Que vous choisissiez de travailler en indépendant ou de lancer votre société, dans les deux cas, vous devrez vous investir à fond dans votre projet, quitte à sacrifier une bonne partie de votre vie privée ou de vos loisirs.

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