1. Stage : quand rien ne va plus, les 3 bons réflexes pour s'en sortir

Stage : quand rien ne va plus, les 3 bons réflexes pour s'en sortir

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N'attendez pas de vous enfoncer dans des problèmes relationnels, faites d'abord place à la discussion avec un appui. // © Phovoir
N'attendez pas de vous enfoncer dans des problèmes relationnels, faites d'abord place à la discussion avec un appui. // © Phovoir

Cantonné à la machine à café, victime d’un tuteur tyrannique, ou ignoré par l’équipe… vous vivez, durant ce stage, un cauchemar éveillé ? Voici trois conseils pour ne pas laisser la situation empirer et sen tirer par le haut.

Conseil #1 - Parler à son prof référent

Benjamin (1), en école de commerce, avait décroché le stage idéal, au sein d’une agence immobilière et en charge de l’ouverture d’un nouveau bureau. Sur le papier. Dans les faits, il a dû affronter un responsable à l’égo surdimensionné, ne lui autorisant aucune initiative. "Il s’énervait très rapidement, se souvient l'étudiant. Dès que je voulais faire des propositions, il me mettait de côté, car il voulait absolument que tout vienne de lui. Je me suis donc occupé de choses inintéressantes."

Pour Claire Sandron, psychologue du travail, "il est indispensable de bien définir les missions, avant d’accepter le stage. Si cela n’a pas été fait ou n’est pas respecté, tournez-vous vers votre référent dans votre établissement de formation. Il pourra jouer le rôle de médiateur légitime, pour tenter de régler les problèmes et redéfinir rapidement vos tâches." Place à la discussion donc, avec un appui, pour un rôle plus valorisant.

Conseil #2 - Oser aborder un membre de l’équipe

Pour ses études de psychologie, Margaux devait réaliser un stage de un mois dans le domaine de son choix. Elle s’est adressée à son magasin de vêtements préféré… avant de le regretter amèrement. "Toute l’équipe attendait de moi que je sois efficace comme une employée, dès le premier jour. L’horreur ! Personne ne me parlait. C’est à l’entreprise de nous mettre à l’aise, pas l’inverse."

L’apprentissage des relations professionnelles se révèle parfois difficile. Se mettre à la place de l’autre, aller vers les gens, montrer qu’on est curieux… si cela n’est pas naturel pour vous, adaptez-vous progressivement. "Pour vous aider, rappelez-vous que votre candidature a été acceptée, donc vous avez toute votre place, conseille Claire Sandron. La réaction de l’équipe n’a probablement rien à voir avec vous, mais à une mauvaise organisation de l’accueil des stagiaires ! Ne faites pas trop cas de leur froideur. Commencez par parler avec une seule personne, par exemple en lui confiant vos interrogations, en lui demandant de parler de son travail ou en lui disant que vous aimeriez déjeuner avec les autres."

#3 - Rompre sa convention

Pas assez rapide, Margaux a été "virée" au bout de la première semaine. "Moi, je serais restée, j’avais tellement peur de ne pas valider mon année sans ce stage ! Quitte à pleurer tous les soirs et à vivre quelque chose de très dur." Benjamin aussi, a décidé de tenir bon, pendant trois mois : "Impossible de travailler agréablement… Mais j’ai pris sur moi."

Attention : si vous vous efforcez de rester dans une situation invivable, vous êtes exposé à des risques psychologiques. "Vous pouvez vous enfoncer dans des problèmes relationnels et douter profondément de vos compétences, prévient Claire Sandron, qui reçoit dans son cabinet des jeunes étudiants effondrés. Il ne faut pas hésiter à se prémunir de relations néfastes, qui ne vous donnent pas confiance dans le monde du travail. Partez, si c’est trop difficile !" Vous apprendrez de toute façon de cette expérience et demeurerez plus vigilants lors de vos prochains entretiens.

Les conditions d’interruption du stage doivent être précisées dans la convention. Pas d’inquiétude concernant votre établissement, il vous proposera une modalité alternative de validation de votre formation (comme un mémoire, par exemple).

Il existe toujours une solution de repli. Malgré ses craintes, Margaux a retrouvé un autre stage, dans la vente, en deux semaines.

(1) Le prénom du témoin a été modifié pour préserver son anonymat.