1. Virginie Simon, 28 ans, co-fondatrice de MyScienceWork : "Je préfère mettre en ligne ma thèse plutôt qu'elle dorme dans une bibliothèque"

Virginie Simon, 28 ans, co-fondatrice de MyScienceWork : "Je préfère mettre en ligne ma thèse plutôt qu'elle dorme dans une bibliothèque"

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Sa thèse à peine achevée, Virginie, 28 ans, décide de mettre au point l’outil qui lui a manqué pendant ses études : un réseau social entre chercheurs associé à une bibliothèque de contenus (thèses, articles,…). Elle a déposé les statuts de son entreprise en août 2010 et conçu depuis le site Internet, www.mysciencework.com, en ligne début 2011.

"Pendant ma thèse à l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie), j’avais l’impression de perdre beaucoup de temps à chercher des informations. Trouver un article précis pouvait prendre plusieurs jours", raconte Virginie. Un constat qui l’incite à devenir chef d’entreprise pour créer l’outil qui lui a manqué pendant ses études. "J’ai terminé ma thèse en décembre 2009 et pendant 6 mois environ, j’ai réfléchi à mon projet. Je me suis inspirée de www.researchgate.net, un réseau américain entre chercheurs, pour concevoir www.mysciencework.com, avec l’idée d’ajouter des thèses, des articles... Je souhaite ainsi favoriser la recherche d’informations et les échanges entre chercheurs de disciplines différentes", explique cette jeune ingénieure en biologie qui a parallèlement suivi des études de philosophie.

Des thèses en ligne et en accès libre

Virginie, diplômée de l’UTC (Université technologique de Compiègne), a défini un cahier des charges, puis fait appel à une agence qui développe des sites Web pour créer une première version du site. Celle-ci n’est pas encore en ligne. Elle comprend notamment un moteur de recherche, relié à des bases de données existantes. Il est prévu, une fois que les chercheurs se seront inscrits sur le réseau, qu’ils déposent eux-mêmes, au fur et à mesure, leurs publications. "J’ai rédigé une thèse de 300 pages sur les nanotechnologies, explique Virginie, et je préfère la mettre en ligne, plutôt qu’elle dorme dans une bibliothèque pendant 5 ans avant d’être numérisée".

Sans oublier les femmes et la science

Outre les nanotechnologies, Virginie défendra sur www.mysciencework.com un sujet qui lui tient à cœur : la valorisation des carrières scientifiques pour les filles. Du reste, la jeune femme est très investie dans l’association femmes et sciences qui oeuvre pour cette cause. "Quand elles font des écoles d’ingénieurs ou d’informatique, les filles sont chouchoutées pendant leur formation et elles trouvent sans problème du travail". Virginie est bien placée pour en parler.

La société : MyScienceWork
Le concept : un réseau social entre chercheurs européens, avec des données numériques dans tous les domaines de recherche
La date de création : août 2010


Céline Manceau
Décembre 2010

Sommaire du dossier
Virginie Simon : "Comment j’ai financé mon entreprise" Virginie Simon : "Comment j’ai surmonté mes premières galères"