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Témoignage

Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Axel Charlery, 32 ans, déficient visuel, concepteur-développeur chez Sogeti France.


Mon parcours

« J’ai obtenu un bac STT informatique de gestion. Je me suis ensuite dirigé vers un BTS informatique de gestion, option administrateur de réseaux locaux d’entreprise. J’étais dans un établissement “classique” mais j’ai toujours été en contact avec des associations agissant pour les handicapés visuels. Étant achromate (je ne vois pas les couleurs), photophobe, avec une très faible acuité visuelle, j’avais besoin d’aide pour suivre les cours et prendre des notes. Le soir, j’avais quelqu’un qui m’aidait à revoir les cours de la journée. Une fois diplômé, j’ai été recruté pour deux ans en tant qu’administrateur réseaux contractuel dans l’Éducation nationale. J’ai ensuite décidé de me réorienter dans le développement applicatif : pour cela, j’ai décidé de préparer un diplôme de concepteur-développeur en informatique, en alternance, au centre de réadaptation de Mulhouse. Pour trouver une entreprise, j’ai fait appel aux différentes associations d’aide à l’insertion : Cap Emploi, Free association et la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Sogeti a eu connaissance de mon CV, m’a contacté et m’a accueilli en tant que stagiaire. »


Mes conseils

« Je vous conseille de vous rapprocher le plus tôt possible des organisations travaillant à l’insertion des personnes handicapées. À mon avis, il est important de mentionner sur son CV et dans sa lettre de motivation que l’on est reconnu travailleur handicapé. Cela peut permettre d’ouvrir certaines portes. Et puis, cela permet d’avoir droit aux adaptations dont on a besoin. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’un bureau où je peux adapter la luminosité, d’un écran assez large avec des outils pour grossir les caractères et élever le contraste. »


Et si c’était à refaire

« Dès l’enseignement supérieur, je me serais renseigné sur les formations et les structures adaptées à mon handicap. »
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »