1. Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien »
Témoignage

Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Cécile Perret a 27 ans. Malentendante, elle est ingénieur électronique chez Thales.

cecile perret

Mon parcours


"Après un bac S, j’ai fait une prépa intégrée qui m’a permis d’entrer à l’ENSERG, une école d’ingénieurs. J’ai ensuite cherché du travail pendant huit mois avant d’entrer chez Thales en février 2006."

Mon conseil


"Ne pas mentionner son handicap d’emblée sur son CV ou dans sa lettre de motivation. À moins d’être sûr que l’entreprise pour laquelle vous postulez recherche activement des personnes en situation de handicap. Dans le doute, mieux vaut aborder le sujet en entretien. Il est beaucoup plus facile de l’expliquer, de démontrer que ce n’est pas une barrière, en en discutant que dans une lettre ou un CV."

Si c’était à refaire


"Je n’hésiterais pas à relancer les entreprises auxquelles j’ai envoyé des CV. Du fait de mon handicap, je n’ai pas rappelé celles qui ne m’ont jamais répondu ou qui m’ont envoyé des lettres types de refus. J’ai maintenant un nouvel outil, qui s’appelle Tadeo, qui me permet de téléphoner. Si je l’avais eu avant, j’aurais pu plus facilement demander des explications et peut-être mieux comprendre les besoins de l’entreprise."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »