1. Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides »
Témoignage

Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Claire Leus a 30 ans. Amputée d’un pied, elle est assistante de gestion chez Oséo, en CDI.

claire leus


Mon parcours
  

"J’ai été orientée dès le collège en SEGPA [section d’enseignement général et professionnel adapté]. J’avais 16 ans lorsque j’ai été accidentée. J’ai dû alors reprendre toutes mes études et j’ai réintégré une filière classique. J’ai obtenu un bac pro de secrétariat que j’ai complété par un certificat de secrétariat médical."


Mon conseil

"S’inscrire dans une association d’aide à l’insertion. Grâce à Tremplin (une association de 109 grandes entreprises créée en 1992 pour aider les personnes handicapées à concilier études, handicap et monde du travail), j’ai vraiment pu être accompagnée dans ma recherche d’emploi et intégrer de grandes entreprises."


Si c’était à refaire

"Je n’aurais plus peur de me lancer dans la vie active et je foncerais. Au début, j’appréhendais beaucoup l’idée de travailler, le regard des autres et de mes collègues. Je croyais qu’ils se fixeraient sur mon handicap. Ce n’est pas du tout le cas. Maintenant, j’ai davantage confiance en moi et je sais qu’au travail, je peux en faire autant que les valides."
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »