1. El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations »
Témoignage

El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

El Amine Kalaï, 31 ans, souffre de dysplasie hypophysaire. Il est chargé de gestion chez Oséo.


Mon parcours
  

« Lorsque j’ai dû décider de mon orientation, j’étais en centre de rééducation. Les filières proposées étaient limitées à deux possibilités : secrétariat et comptabilité. J’ai opté pour la seconde. C’était un choix par défaut, mais j’ai vraiment appris à aimer cela. Après un BEP (brevet d’études professionnelles), j’ai enchaîné avec un baccalauréat professionnel, puis un BTS (brevet de technicien supérieur) comptabilité que je n’ai pas terminé. J’avais trop envie de me confronter au monde du travail ! J’ai donc pris rendez-vous avec l’association Tremplin, qui aide les étudiants ou apprentis handicapés à trouver du travail. Ils m’ont appris que Danone proposait un contrat d’alternant. J’ai repris mon BTS, mais en alternance cette fois. J’ai intégré Oséo immédiatement après. L’une de mes amies de lycée, elle aussi handicapée, était déjà à Oséo. Elle m’a parlé de la mission handicap de l’entreprise. Je les ai contactés. Il n’y avait pas de poste en CDI, mais j’y ai fait des missions en intérim pendant près deux ans. Depuis 6 mois, je suis embauché en CDI. Je suis chargé de la gestion des dossiers portant sur les marchés publics. »


Mes conseils

« Je ne pense pas qu’il faille mentionner son handicap sur le CV, je ne l’ai jamais fait. C’est au moment de l’entretien qu’il faut expliquer sa situation. Et surtout rassurer le recruteur sur ses capacités. Je n’ai eu besoin d’aucun aménagement particulier, sauf lorsqu’il y avait plusieurs étages à monter pour accéder à mon bureau. Autre conseil, ne pas négliger les associations. Même si je n’aime pas avoir à compter sur quelqu’un d’autre que moi-même, je reconnais que cela peut être très précieux. Surtout au début, les associations peuvent vous donner un bon coup de pouce. Ensuite, à vous d’y aller à fond ! »


Et si c’était à refaire

« J’ai plutôt eu de la chance dans mon parcours. Sauf que j’aurais aimé faire des études d’électronique, mais cela n’était pas possible là où j’étais. »
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »