1. Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste »
Témoignage

Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Florian Paire a 25 ans. Paraplégique, il est ingénieur d’étude en génie électrique chez Assystem France.

florian peyre

Mon parcours


"J’ai passé un bac STI électrotechnique, puis un DUT génie électrique, suivi d’une licence et d’une maîtrise génie électrique que j’ai complétée d’un master pro en électrotechnique. J’ai eu mon accident en 2004 et j’ai fini mes études en 2007."

Mon conseil


"D’abord, bien s’orienter au niveau scolaire pour être bien dans ce que l’on étudie, cela donne confiance en soi. Ensuite, essayer d’avoir un niveau d’études et de qualification le plus élevé possible, cela aide à trouver du travail. Enfin, ne pas partir défaitiste. Le handicap peut être un point positif pour l’entreprise. Car si on peut se battre contre le handicap, on peut se battre dans d’autres situations."

Si c’était à refaire


"Je me serais plus impliqué dans les travaux de l’entreprise pour rendre ses locaux accessibles. Tous les aménagements effectués répondent aux normes, mais en en parlant, j’aurais peut-être pu faire qu’ils soient encore plus performants."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »