1. Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis »
Témoignage

Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Frédéric Lutz a 28 ans. Amputé d’une jambe, il est agent de maîtrise à la SNCF.

frederic lutz

Mon parcours


"Après un bac STI génie mécanique, j’ai commencé un BTS conception produit que j’ai interrompu en fin de première année pour entrer à la SNCF. Cinq ans après y être entré, j’ai pu obtenir un BTS maintenance industrielle grâce à un congé individuel de formation."

Mon conseil


"Se lancer des défis pour prouver aux autres et à soi-même que, malgré le handicap, on peut y arriver. On peut faire du sport, des études, conduire. Tout est beaucoup plus dur, mais lorsqu’on aboutit, on peut être encore plus fier. J’ai eu mon accident du travail il y a un an et demi, aujourd’hui je dirige une équipe de 30 personnes."

Si c’était à refaire


"Je retrouverais le monde du travail au plus vite. Cela m’a donné une bouffée d’oxygène, l’envie de me lever tous les matins, de me sentir utile et de redonner du travail aux autres. C’est ce que j’ai fait : j’ai repris mon poste six mois après mon accident. Mais pour le coup, c’était un peu trop tôt. J’avais encore beaucoup de douleurs, c’était pénalisant."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »