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Témoignage

Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Géraldine Ruatti a 33 ans. A mobilité réduite, elle est chef de projet en ingénierie documentaire chez Sanofi-Aventis.

geraldine ruatti


Mon parcours

 
"Après une prépa littéraire (hypokhâgne et khâgne), j’ai obtenu une maîtrise d’allemand, puis un DESS en gestion de l’information. J’ai enchaîné les CDD en tant que documentaliste ou chargée de communication interne. En 2007, j’ai décroché un CDI chez Sanofi-Aventis."


Mon conseil

"Admettre son handicap et en parler dès l’entretien de recrutement. De cette façon, le recruteur n’a pas l’impression que c’est un problème pour vous et que cela risque donc de devenir un problème pour lui. Jouer cartes sur table en mentionnant ses limites et en insistant sur ses compétences."


Si c’était à refaire

"Je le referais ! Mon handicap n’est pas un sujet tabou. Je peux en parler si mes collègues ont des questions, ce qui facilite les échanges (de cette façon, tout le monde est plus à l’aise !). Mais je me ferais reconnaître comme salariée handicapée dès mon entrée dans la vie active (je ne l’ai fait qu’en 2006). Cela m’aurait aidée à me stabiliser professionnellement au lieu d’enchaîner les contrats précaires, source d’angoisse et de découragement. Aujourd’hui, j’ai le statut de travailleur handicapé et j’occupe un poste en CDI qui correspond réellement à mes souhaits et à mes compétences."
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »