1. Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement »
Témoignage

Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Hélène Bernardini a 22 ans. Malvoyante, elle est assistante de communication chez Hanploi.com en alternance.

helene bernardini


Mon parcours

 
"J’ai un bac STT commerce que j’ai complété par un BTS d’assistante de direction. J’ai ensuite poursuivi par une formation en alternance, j’ai obtenu un bachelor et je suis actuellement en master de communication."


Mon conseil

"Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement. Au lieu de s’étendre sur tout ce qu’il nous empêche de faire, des contraintes qu’il nous impose, il faut au contraire le valoriser, montrer qu’on a pu le compenser en développant d’autres compétences et qu’elles nous ont enrichi. Par exemple, malgré mon handicap visuel, je suis capable de mettre en place des outils très performants pour fabriquer des pages Web."


Si c’était à refaire

"J’aurais parlé de mon handicap dans mes centres de formation. Pendant longtemps, je n’ai pas osé le faire. Du coup, je n’ai profité d’aucun aménagement et mes conditions de travail étaient donc moins confortables que pour les autres. Si j’en avais parlé, j’aurais pu parfois avoir cinq minutes de plus pour finir un devoir, les autres auraient mieux compris comment je travaillais, pourquoi j’avais besoin de la loupe sur l’écran."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »