1. Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! »
Témoignage

Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! »

Envoyer cet article à un ami

Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Najoua Bendriss, 26 ans, atteinte d’un lupus, chargée de formation, en alternance, chez Amundi.



Mon parcours

 

« J’ai quitté le lycée à 18 ans. J’ai vécu de petits boulots : serveuse, barmaid, vendeuse, caissière... Et puis je suis tombée malade. Le lupus (maladie chronique auto-immune) me cause des souffrances articulaires telles que, parfois, je ne peux pas porter un dossier. Je devais donc opérer une reconversion professionnelle. Un psychologue du travail de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) m’a aidée. Il était évident que je devais me tourner vers l’administratif. J’ai rejoint un centre de réadaptation professionnelle (CRP), où j’ai d’abord obtenu une équivalence au baccalauréat. Puis j’ai voulu suivre un brevet de technicien supérieur (BTS) assistant manager option ressources humaines en alternance. Pour cela, il me fallait trouver une entreprise. Je me suis inscrite à la mission handicap et compétences d’Adecco, à Paris. J’ai participé à un “speed meeting” au cours duquel nous avions 15 minutes pour convaincre un éventuel futur employeur : j’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! Amundi (groupe Crédit Agricole) m’a même trouvé mon école : le Centre national de formation professionnelle. »


Mes conseils

« Il ne faut pas hésiter à faire valoir qu’on est travailleur handicapé, c’est un point positif puisque les entreprises ont un “quota” à respecter. En plus, cela vous permet d’avoir toutes les adaptations de poste nécessaires et des aides financières. N’hésitez pas à vous faire accompagner par les associations. »


Et si c’était à refaire

« J’aurais peut-être pu me rapprocher plus vite des associations. Mais j’ai eu de la chance, j’ai relativement peu attendu avant d’avoir une place en centre de réadaptation professionnelle. 6 mois seulement ! »
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »