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Témoignage

Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Natacha Thiollier a 29 ans. Elle est secrétaire assistante de projet chez AREVA Cadarache.

natacha tiollier

Mon parcours


"Atypique. J’ai obtenu un DUT en mécanique au moment où mon mari ouvrait une société. Étant enceinte, j’ai fait le choix de travailler dans son entreprise pour avoir plus de temps pour mon enfant. C’était un choix de vie. Puis, il y a deux ans, j’ai eu un accident de santé handicapant. À cause des séquelles, je n’ai rien trouvé dans ma branche."

Mon conseil


"Bien se connaître et accepter d’avoir des limites différentes. Vivre le mieux possible son handicap permet de rebondir et d’avancer. Je conseillerais aussi de ne négliger aucune piste et d’aller vers les professionnels qui connaissent bien le monde du handicap. C’est grâce à eux que j’ai obtenu mon poste après ma maladie."

Si c’était à refaire


"Au lieu de tâtonner comme je l’ai fait, je ciblerais et j’enverrais directement des candidatures spontanées dans de grosses entreprises. La plupart ont des budgets consacrés aux aménagements de postes, un salarié à la direction des ressources humaines dévoué aux personnes en situation de handicap. Elles mettent souvent en place un vrai suivi qui n’existe peut-être pas dans les entreprises plus petites. J’ai pu le vérifier."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »