1. Jobs, Stages, Emploi
  2. Enquête L’Etudiant : plus de 8 jeunes diplômés sur 10 inquiets pour leur entrée dans la vie active en 2020
Enquête

Enquête L’Etudiant : plus de 8 jeunes diplômés sur 10 inquiets pour leur entrée dans la vie active en 2020

Envoyer cet article à un ami
37% des jeunes interrogés sont très inquiets de la situation face à leur insertion dans la vie active. // © 1STunningART / Adobe Stock
37% des jeunes interrogés sont très inquiets de la situation face à leur insertion dans la vie active. // © 1STunningART / Adobe Stock

BAROMÈTRE. Les conséquences économiques de la crise sanitaire bouleversent les projets professionnels des jeunes diplômés. Interrogés en ligne en mai 2020 par L'Etudiant, il apparaît que peu envisagent de les modifier fortement. Pour faciliter leur insertion et trouver un emploi correspondant à leur niveau de compétences, ils sont prêts à accepter un contrat de travail plus précaire et à baisser leurs exigences salariales.

Moins 11%. C'est l'ampleur inédite de la récession à laquelle s'attend Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie pour 2020. C'est donc peu de dire que les conséquences économiques de la crise sanitaire vont impacter fortement les centaines de milliers de jeunes diplômés qui s'apprêtent à entrer dans la vie active.

Inquiétude à la veille d'entrer sur le marché du travail en 2020

Interrogés en ligne par L'Etudiant (1) en mai 2020, vous êtes plus de 82% à vous déclarer assez inquiets (45,6%) ou même très inquiets (37%) de la situation pour votre insertion dans la vie active. Dans le contexte de crise actuel, plus des trois quarts d'entre vous (76%) déplorent n'avoir pas trouvé d'appui ni de conseil auprès de leur école ou établissement de formation.

Lire aussi : Jeunes diplômés : pourquoi (et comment) s'inscrire à Pôle emploi en 2020

Une génération prête à des sacrifices…

Même s'il est un peu tôt pour qualifier de "sacrifiée" la génération des diplômés 2020 entrant sur le marché du travail, force est de constater qu'elle est prête à des renoncements pour s'insérer dans la vie professionnelle. Ceux d'entre vous qui avaient une promesse d'embauche avant l'entrée en confinement (25%) le 17 mars l'ont vu reportée (12,5%) voire carrément annulée (12,5%).

Dans ces conditions, 71% d'entre vous se déclarent prêts à accepter un contrat plus précaire (CDD, intérim…) pour décrocher un emploi en rapport avec sa formation et son niveau de qualification. 51,8% d'entre vous se déclarent même également prêts à revoir à la baisse leurs prétentions salariales. Une forme de pragmatisme pour ne rien sacrifier à l'essentiel : la poursuite de votre objectif professionnel initial.

Lire aussi : Jeunes diplômés, les entreprises vous attendent malgré tout

Poursuivre ses études : le plan B numéro 1

Prêts à des sacrifices, d'accord, mais pas à tous ! Car même si la période de confinement a bousculé les projets de 84% d'entre vous, vous êtes en fait très peu nombreux (10% seulement) à envisager de modifier fortement votre projet professionnel dans les mois à venir : 37% envisagent de le modifier "à la marge seulement" et autant de "le maintenir coûte que coûte".

À ce titre, 2020 pouvant se révéler une "annus horribilis" pour l'insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail, beaucoup parmi vous envisagent d'y retarder leur entrée et se mettent en quête d'une alternative à la recherche d'emploi. En attendant que la crise s'atténue, presque 40% d'entre vous envisagent comme plan B une poursuite d'études ou une formation complémentaire à leur formation principale pour enrichir leur CV et maximiser leurs chances en sortie de crise.

Lire aussi : 7 réflexes pour trouver un emploi en pleine tempête économique

Enfin, 13% d'entre vous envisagent même carrément une année sabbatique ! Plus sagement, 17% cherchent à s'engager à travers une expérience de bénévolat, une mission de service civiqueL'entrepreneuriat, enfin, est étudié comme plan B par 9% d'entre vous, soit pour créer une start-up, soit tout simplement pour créer votre propre emploi. C'est une constante : à chaque crise économique la création d'entreprise est dopée par les demandeurs d'emploi qui s'installent à leur compte faute de trouver un poste dans les entreprises existantes. Nécessité fait loi.

(1) Questionnaire en ligne soumis en mai 2020, 338 réponses exploitables. Profil des répondants : 46% diplôme bac+4/5 ; 17,8% diplôme supérieur à bac+5 ; 17% diplôme bac+2/3 ; 10,4% diplôme CAP ou bac.

Lire aussi : Crise économique de 2009, comment les jeunes diplômés s'en sont sortis