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Google, LVMH, Airbus... : 5 conseils pour intégrer l’entreprise de vos rêves

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Google : le groupe n°1 dans le cœur des étudiants des écoles d'ingénieurs et de commerce au classement Universum 2018. // © PLANET Pix/ZUMA-REA
Google : le groupe n°1 dans le cœur des étudiants des écoles d'ingénieurs et de commerce au classement Universum 2018. // © PLANET Pix/ZUMA-REA

Travailler chez LVMH, Chanel, Google ou Nestlé : les étudiants d’écoles de commerce en rêvent. De leur côté, Airbus Thalès, Safran ou Dassault Systèmes attirent les élèves d’écoles d’ingénieurs. Tactiques et témoignages pour vous faire recruter par votre entreprise préférée.

Chaque année, les classements des entreprises préférées des étudiants et des jeunes diplômés des écoles de commerce ou d'ingénieurs fleurissent. Comment passer du rêve à la réalité et vous faire embaucher par ces grands groupes qui reçoivent des milliers de candidatures ? Voici quelques conseils…

1. Explorez les pistes proposées par votre formation

Avant d’envoyer une candidature spontanée à l’entreprise de vos rêves, regardez les offres de stage, d’alternance ou d’emploi proposées dans votre établissement.

"Un ami de la promotion précédente avait mis en ligne une offre d'emploi d’Amazon sur le mur du BDE [bureau des étudiants] de mon école", se souvient Lorris. Et grâce à cela, ce diplômé de l'ENSMM (École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques) de Besançon a été embauché dans le gigantesque entrepôt logistique d’Amazon à Saran, près d’Orléans.

Lire aussi : Lorris, ingénieur : comment j'ai été recruté chez Amazon

De son côté, Sandra a trouvé son stage de fin de master 2 chez Dassault Systèmes par le biais du site Internet dédié à son master modélisation, ingénierie mathématique statistique et économique de l'université de Bordeaux.

2. Familiarisez-vous préalablement avec la culture de l’entreprise

Vous devez (presque) tout connaître de l’entreprise à laquelle vous postulez. "J’avais repéré une offre d’emploi de Nestlé dans l’univers de la nutrition infantile. Je suis allée au rayon dédié de mon supermarché pour découvrir cette catégorie de produits", explique Nour, qui a décroché son contrat en alternance puis un CDD (contrat à durée déterminée) chez Nestlé pour y effectuer le mastère spécialisé "business développement et client grands comptes" de Neoma BS.

Nour n'avait pas encore d'enfant, mais elle a pris la précaution de se familiariser avec l’univers des petits pots, laits infantiles et plats pour bébé avant son entretien de recrutement. Comme elle, vous pouvez vraiment faire la différence en vous passionnant pour les produits, la marque et l’entreprise en général. Tenez-vous au courant de son actualité, de ses nouveautés, de ses marchés…

Chez Google, vous serez testé(e) sur votre "Googleness", autrement dit votre aptitude à intégrer la culture d’entreprise du moteur de recherche. Mais ce qui est vrai pour Google l'est pour beaucoup d'entreprises : les recruteurs veulent vérifier – au-delà des compétences techniques recherchées – si vos valeurs correspondent à la culture maison.

Chez Amazon, l'un des entretiens de recrutement sert ainsi à s’assurer que le candidat partagera les valeurs de l’entreprise appelées "leadership principles" : l'obsession du client ("customer obsession"), la curiosité ("learn and be curious") ou encore la frugalité ("accomplish more with less") ou bien le culte des résultats et du profit.

3. Préparez-vous au marathon des entretiens

Les grandes entreprises ont des processus de recrutement qui peuvent paraître lourds et durer plusieurs semaines. Vous serez fortement en concurrence pour un même poste : vous n'êtes pas les seuls diplômés ou futurs diplômés à vouloir travailler chez Airbus, Google, Safran Thalès ou Dassault Systèmes…

Chez Google, vous devrez postuler via le site carrières de l'entreprise. Préparez-vous ensuite à passer quatre entretiens différents une fois franchi le barrage du premier entretien téléphonique, destiné à vérifier votre formation et votre expérience professionnelle. Vos capacités techniques pour le poste seront bien sûr scrutées à la loupe, mais votre personnalité le sera également. Surtout, Google recrute sur "le principe de l'unanimité" : vous devrez faire l’unanimité auprès des quatre interlocuteurs rencontrés qui vont vous observer sous l’angle de votre "Google attitude" et rédiger un rapport.

4. L’alternance ou un stage de fin d'études pour faire ses premiers pas dans l'entreprise

Entrer par la petite porte du stage de fin d'études ou de l’alternance peut souvent se révéler une stratégie gagnante vers l’emploi durable. "Mon stage de master chez Dassault Systèmes s’est bien déroulé. À son issue, ma manageuse m’a tout simplement proposé un poste en CDI [contrat à durée indéterminée]", explique Sandra, de l'université de Bordeaux. Un stage de fin d’études ou une alternance positifs peuvent donc déboucher sur une promesse d’embauche.

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5. Jouez la carte des réseaux

"J’ai trouvé une offre de poste chez Chanel via LinkedIn. Un vrai rêve de petite fille !", se réjouit Alexane, élève ingénieure de l’école CPE à Lyon, qui effectue son stage d’élève ingénieur chimiste dans la maison de luxe parisienne.

Beaucoup d’offres ne donnent pas lieu à la publication d’une annonce… Pour accéder à ces opportunités, vous devez aussi exploiter les réseaux sociaux "physiques" : une soirée professionnelle, un salon… "J’ai réussi à me faire repérer par un recruteur de Louis Vuitton lors d’une soirée organisée aux Galeries Lafayette pour les clients. Cela m’a permis d’établir la connexion", se souvient Delphine, passionnée par le marketing du luxe et étudiante dans le programme grande école de l’Inseec BS. J’ai pu me faire recruter en contrat d’apprentissage pour deux ans." Une fois le premier contact établi, l’étudiante a naturellement dû se soumettre aux entretiens de recrutement.

"J’ai mis en avant mes expériences antérieures de commerce international, notamment mes stages à New York et Hong-Kong. J’ai aussi souligné mon niveau en langues – je parle couramment anglais et espagnol et possède quelques rudiments de chinois. C’est le point numéro 1 pour travailler dans le domaine du luxe où la clientèle est majoritairement internationale." Mais tous ces efforts n'ont pas été vains et, grâce à ce premier contact, l'étudiante a accédé à l'entreprise de ses rêves.