1. Cinq raisons de travailler dans une start-up
Reportage

Cinq raisons de travailler dans une start-up

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Stage, CDD voire création d'entreprise, ces étudiants et jeunes diplômés ont fait le choix de travailler dans une start-up... et ils aiment ça ! L'Etudiant les a rencontrés lors du salon Viva Technology, qui s'est déroulé début juillet 2016 à Paris.

J'ai choisi de travailler dans une start-up

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  • Smahane, 22 ans, étudiante en première année à HEC, effectue un stage d'été chez Braineet : “Dans une start-up on vous confie très vite des responsabilités.” // © Etienne Gless
    Smahane, 22 ans, étudiante en première année à HEC, effectue un stage d'été chez Braineet : “Dans une start-up on vous confie très vite des responsabilités.” // © Etienne Gless
  • "Je suis un passionné d'entrepreneuriat. J'ai créé ma prmeière entreprise dès le lycée". Grégoire, 20 ans, étudiant à l'université Paris Dauphine créateur de Itechcase // © Etienne Gless
    "Je suis un passionné d'entrepreneuriat. J'ai créé ma prmeière entreprise dès le lycée". Grégoire, 20 ans, étudiant à l'université Paris Dauphine créateur de Itechcase // © Etienne Gless
  • "Cà m'attirait de travailler dans une jeune entreprise avec des dirigeants de ma génération". Guillaume 21 ans, étudiant en troisième année de licence d'économie à Paris 1 et stagiaire chez Silex : // © Etienne Gless
    "Cà m'attirait de travailler dans une jeune entreprise avec des dirigeants de ma génération". Guillaume 21 ans, étudiant en troisième année de licence d'économie à Paris 1 et stagiaire chez Silex : // © Etienne Gless
  • "Nous avons identifié un marché professionnel. Après une première expérience professionnelle dans l'industrie, nous avons démissionné pour créer notre start-up" (de gauche à droite) Amady 27 ans, Aby Ciss (29 ans) et Ousmane Seck 26 ans ont créé Monixo. // © Etienne Gless
    "Nous avons identifié un marché professionnel. Après une première expérience professionnelle dans l'industrie, nous avons démissionné pour créer notre start-up" (de gauche à droite) Amady 27 ans, Aby Ciss (29 ans) et Ousmane Seck 26 ans ont créé Monixo. // © Etienne Gless
  • Smahane, 22 ans, étudiante en première année à HEC, effectue un stage d'été chez Braineet : “Dans une start-up on vous confie très vite des responsabilités.” // © Etienne Gless
  • "Je suis un passionné d'entrepreneuriat. J'ai créé ma prmeière entreprise dès le lycée". Grégoire, 20 ans, étudiant à l'université Paris Dauphine créateur de Itechcase // © Etienne Gless
  • "Cà m'attirait de travailler dans une jeune entreprise avec des dirigeants de ma génération". Guillaume 21 ans, étudiant en troisième année de licence d'économie à Paris 1 et stagiaire chez Silex : // © Etienne Gless
  • "Nous avons identifié un marché professionnel. Après une première expérience professionnelle dans l'industrie, nous avons démissionné pour créer notre start-up" (de gauche à droite) Amady 27 ans, Aby Ciss (29 ans) et Ousmane Seck 26 ans ont créé Monixo. // © Etienne Gless
  • Smahane, étudiante en première année à HEC

    “Dans une start-up, on vous confie très vite des responsabilités.”

  • Grégoire, étudiant-entrepreneur en M1 à l'université Paris-Dauphine

    “Je suis passionné d'entrepreneuriat depuis le lycée. Je suis en train de créer ma seconde start-up.”

  • À gauche, Guillaume, étudiant en stage dans la start-up Silex

    “C'est agréable de travailler dans une start-up avec des dirigeants de ma génération.”

  • Amady, Aby et Ousmane, ingénieurs diplômés de l'INSA Toulouse et de l'EMST Dakar

    “Nous avons identifié un marché industriel non satisfait. Nous avons démissionné de nos emplois pour créer notre start-up et répondre à ce besoin.”

  • Clément, diplômé du master entrepreneuriat de l'ESSCA

    “J'aime tout ce qui vole et j'ai toujours voulu avoir mon propre business. J'ai donc créé Drone Indoor, qui propose un loisir grand public, le pilotage de mini-drones en intérieur.”

Goût du risque et du challenge, soif de responsabilités importantes même pour un stage de courte durée ou envie de travailler avec des jeunes entrepreneurs de leur génération, les motivations des

étudiants et jeunes diplômés pour rejoindre une start-up sont multiples. La plus forte reste l'envie d'entreprendre. 

1. Satisfaire son goût de l'entrepreneuriat

“Je suis passionné d'entrepreneuriat depuis le lycée”, confie Grégoire, 20 ans, actuellement étudiant en M1 à l'université Paris-Dauphine. Ce multirécidiviste de la création d'entreprise vient d'obtenir le statut d'étudiant-entrepreneur qui lui accordera des facilités en termes d'horaires pour conjuguer études et création d'entreprise.

“J'ai créé dès le lycée, à 17 ans, ma première start-up, OCO, qui commercialise des coques pour smartphones. J'ai poursuivi le développement de l'entreprise durant ma licence d'économie-gestion à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Le statut d'étudiant-entrepreneur va me permettre, à la rentrée 2016, d'étudier tout en développant ma seconde entreprise, Itechcase. Il s'agit d'un boîtier connecté apportant des services à la personne. Nous sommes en phase de test du prototype.”

2. Être son propre patron

L'idée de créer sa start-up, Drone Indoor, est venue à Clément durant ses études : “J'aime tout ce qui vole. Je pilote des planeurs depuis l'âge de 17 ans. Je ne veux pas avoir de patron sur le dos qui me donne des ordres. L'entrepreneuriat s'est donc imposé à moi”, sourit le jeune homme de 24 ans, qui vient d'obtenir son master entrepreneuriat de l'ESSCA, une grande école de commerce postbac.

La toute récente société, immatriculée début juillet, ambitionne de populariser le pilotage de mini-drones comme loisir en intérieur. Clément a noué des partenariats avec des clubs de foot en salle qui lui accordent des créneaux horaires pour ses clients. Le jeune patron embauche : il recherche des stagiaires pour démarcher par téléphone les entreprises et faire connaître son entreprise sur des salons professionnels.

3. Développer son propre projet

“Nous avons identifié un marché et, pour pouvoir le satisfaire, nous avons créé notre start-up.” Amady, 27 ans, Aby, 29 ans, et Ousmane, 26 ans, sont tous trois ingénieurs et ont tous les trois d'abord travaillé dans l'industrie après leurs études à l'INSA Toulouse et à l'ESMT de Dakar.

“Notre constat, c'est qu'un tiers de certains des travaux de maintenance dans l'industrie sont superflus. Nous avons donc travaillé sur un projet de solution de maintenance prédictive qui permet d'identifier les défaillances d'actifs industriels.”

En parallèle de leur job salarié, ils ont développé durant deux ans leur projet. Avant de démissionner et de lancer leur propre affaire, Monixo. Leur produit a déjà conquis de grandes entreprises comme ERDF.

4. Accéder plus vite à des responsabilités

“Ici, on me fait confiance !" Smahane, 22 ans, étudiante en première année du programme grande école de HEC, a rejoint la start-up Braineet avec l'espoir de se voir confier plus de responsabilités que dans une entreprise bien établie. “Même pour un stage d'été de deux mois, en start-up, on vous confie d'importantes missions”, souligne la jeune femme qui a été embauchée comme “business developper” il y a quelques jours.

“Je dois développer l'activité de l'entreprise : faire connaître ses services aux consommateurs, nouer un maximum de contacts.” Smahane apprécie cette première expérience professionnelle dans une start-up. “C'est un univers très compétitif. L'ambiance est fun mais le travail est très exigeant : il faut se donner à fond !"

5. Travailler au sein d'une équipe de la même génération

Guillaume, 21 ans, étudiant en troisième année de licence d'économie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, effectue un stage chez Silex, une start-up cofondée par des jeunes de moins de 30 ans : “C'est agréable de travailler dans une start-up avec des dirigeants de la même génération ou à peine plus âgés. On se tutoie, l'échange est plus direct.”

S'il apprécie d'être dans une équipe en plein développement – mais qui ne compte actuellement que 10 personnes –, le jeune homme ne pense pas faire carrière dans des jeunes entreprises innovantes. Il ambitionne de rejoindre une école de commerce en admission parallèle puis de travailler dans le secteur du capital-investissement qui finance les jeunes entreprises. “Effectuer des stages dans des start-up me permet de me familiariser avec cet univers dans lequel j'investirai plus tard.”