1. L'actu de l'emploi : mode, ingénierie et cybersécurité, 3 secteurs qui recrutent avec peine
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L'actu de l'emploi : mode, ingénierie et cybersécurité, 3 secteurs qui recrutent avec peine

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Découvrez les actus de l'emploi. // © Fotolia
Découvrez les actus de l'emploi. // © Fotolia

Ces trois secteurs, déjà créateurs d'emplois, prévoient de recruter fortement en 2020 et 2021, mais manquent de candidats. La mode et le luxe peinent à attirer sur leurs métiers techniques. Le secteur de l'ingénierie, dopé par les grands chantiers, connaît quant à lui une pénurie de talents. Enfin, le domaine mal connu de la cybersécurité rame pour attirer les profils dans ses métiers phares.

Mode et luxe recherchent 10.000 candidats sur des métiers techniques

Repasseur, couturier, mécanicien modèle, coupeur en maroquinerie… Les métiers techniques liés à la mode et au luxe peinent à attirer des candidats ! L’image de secteur sinistré du textile-habillement demeure, mais ne reflète plus la réalité actuelle. Louis Vuitton vient d’ouvrir un nouvel atelier de maroquinerie à Beaulieu-sur-Layon près d’Angers (49) et a déjà recruté 135 personnes pour y fabriquer 4 modèles de ses célèbres sacs. À terme, 300 postes sont à pourvoir. Pour ses seize ateliers en France, la marque prévoit au total de réaliser 1.500 embauches d’ici 2022.

De nombreux autres ateliers et de manufactures installés en zone rurale cherchent aussi à recruter, mais peinent à attirer des candidats en raison des problèmes de transports ou de logement, notamment pour les apprentis. Textile, cuir, habillement, bijouterie, joaillerie… L’ensemble de la filière prévoit pourtant de procéder à 10.000 recrutements par an dans les cinq prochaines années pour répondre à ses besoins, remplacer les départs en retraite et sauvegarder les savoir-faire. Elle vient de lancer une campagne de communication et une plateforme, Savoir pour faire, sur laquelle retrouver des annonces pour plus d’une centaine d’emplois disponibles dès maintenant.

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Ingénierie : 60.000 recrutements par an d'ici 2021

Chantier du Grand Paris, rénovation du réseau ferré, plan France Très Haut Débit (PFTHD), grand carénage nucléaire… Les entreprises d’ingénierie ne chôment pas au vu des grands chantiers en cours. Elles auront créé 9.000 emplois nets supplémentaires cette année selon la fédération professionnelle Syntec ingénierie. L’observatoire paritaire de la profession chiffre les besoins de 50.000 à 60.000 emplois par an d’ici 2021, dont 25% par création nette de poste.

Cependant, face au boom de l’activité, toutes les entreprises rencontrent des difficultés à recruter des ingénieurs (bac+5) comme des techniciens (bac+2). Le secteur estime être en sous-effectif structurel de 2 à 4%. Au top 10 des métiers les plus recherchés, on se dispute des projeteurs, chargés d’études techniques, des ingénieurs en sûreté de fonctionnement ou encore des ingénieurs calculs. Et dans les métiers liés aux nouvelles technologies, les profils très courus sont ceux de data scientists, d'experts en cybersécurité, d'architectes internet des objets ou encore de BIM manager (Building information manager), chargés de concevoir une maquette numérique d'un bâtiment.

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Cybersécurité : 5.000 postes non pourvus faute de vocations

Nos systèmes informatiques sont à la fois plus performants et plus vulnérables. La branche de la cybersécurité emploie déjà 4.000 personnes en France et connaît une croissance de 6 à 8% de ses effectifs chaque année. Hélas, la filière est mal connue, manque d'experts et a du mal à séduire les jeunes. En France 5.000 postes ne seraient pas pourvus, selon une étude du cabinet PwC. Au niveau mondial, pour faire face aux menaces, il manquerait même 1,8 million de professionnels pour faire face aux enjeux de protection informatique d'ici 2020.

Cinq métiers de la cybersécurité sont actuellement très porteurs selon l’opérateur de compétences de la filière : consultant en cybersécurité, veilleur-analyste, chef de projet sécurité, architecte sécurité et administrateur sécurité. Trois atouts de la cybersécurité peuvent vous donner envie de vous y orienter : il est créateur d'emplois ; on peut s'y insérer à partir d'un bac+2 et on y gagne bien sa vie et on y débute avec un salaire brut mensuel entre 2.500 et 3.000 € !

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