La méthode d’enseignement du village de l’emploi et d’Aleph

Par L'Etudiant Fab, publié le 06 Decembre 2022
14 min

Repenser les méthodes d’apprentissage classiques que l’on connaît, c’est le défi que s’est lancé Mathieu Sbai. Il s’agit de faciliter le plus tôt possible l’accès au savoir, sans restriction, et d’accompagner par la suite ces jeunes dans la quête de leur emploi idéal. Village de l’Emploi présente ses deux méthodes révolutionnaires qui font déjà parler d’elles.

La genèse de la méthode Village de l’Emploi

La méthode d’apprentissage dispensée par les experts du Village de l’emploi se veut innovante. Elle répond à un besoin réel : il est souvent compliqué d’entrer dans le monde du travail et de trouver un emploi à la hauteur de ses compétences. Pour ce faire, il convient de prendre le problème à la racine et de revoir tout le processus d’accès à l’emploi. C’est ainsi qu’en 1998, Mathieu Sbai décide de créer une méthode unique. Celle-ci favorise le recrutement actif des étudiants et leur permet de démarrer le plus tôt possible leur carrière professionnelle, sans qu’ils rencontrent les difficultés actuelles propres au marché.

Ainsi, Mathieu Sbai fait plusieurs constats :

  • Les jeunes ont parfois du mal à établir les lignes directrices liées à leur avenir professionnel. Dès lors, il convient de les aider à y voir plus clair et cela passe par la présentation de perspectives concrètes ;
  • les cours donnés dans les formations universitaires classiques ne préparent pas forcément à la réalité du terrain ;
  • les employeurs ont encore le réflexe de choisir des profils expérimentés et ne s’intéressent pas assez aux jeunes diplômés lors des recrutements ;
  • le secteur des « IT services » (Systèmes d’Information et Informatique) est porteur, mais n’est pas assez mis en avant auprès de la nouvelle génération de travailleurs.

Le fonctionnement du programme

À l’issue de cet état des lieux peu réjouissant selon Mathieu Sbai, le Village de l’Emploi a été pensé de telle sorte à pouvoir accompagner les jeunes étudiants fraîchement diplômés. Il propose un programme unique qui repose sur une méthode d’apprentissage accélérée. À la clé, les étudiants ont l’opportunité d’accéder à un emploi à la hauteur de leur valeur. Cela est rendu possible par le fait que les recrutements se font en interne. De nombreux acteurs prennent part à l’expérience et l’on retrouve aussi bien dans l’équation des experts qui livrent leur expérience que des employeurs prêts à recruter. Le programme de formation dure entre trois et neuf mois, afin que l’apprenant puisse acquérir les compétences nécessaires pour exercer son futur métier à responsabilités. Enfin, l’équipe pédagogique met en avant la personnalisation et la pratique, pour que chaque étudiant soit préparé à travailler dès la fin de cette formation, sans souci d’intégration.

Les piliers qui composent la méthode Village de l’Emploi

L’obtention d’un contrat de travail dans le monde des systèmes d’information et informatique repose sur la mise en place de plusieurs piliers d’apprentissage centraux.

Les étudiants bénéficient d’un savoir-faire enfin adapté à leurs besoins

La méthode du Village de l’Emploi se veut avant tout efficace. Par le passé, la plupart des étudiants qui la rejoignaient ont fait les frais de programmes d’éducation peu adaptés aux attentes réelles des employeurs. Le résultat est clair : bien qu’ayant acquis certaines connaissances, ils ont perdu de nombreuses années de travail. S’ils avaient développé des compétences opérationnelles, qui permettent d’avoir une véritable expertise et d’intégrer le monde professionnel en toute confiance, leur carrière serait déjà en plein essor. Ainsi, un axe métier, un axe projet et un axe technique ont été établis pour valoriser les compétences demandées. La technique et la pratique demeurent au cœur du programme. Les experts confrontent les étudiants à des cas concrets que ces derniers pourront retrouver au cours de leur carrière.

Les étudiants se forment à la communication

Peu importe les corps de métiers, il est essentiel de savoir communiquer et ce, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Afin que l’expertise des étudiants soit retransmise au mieux, des professionnels de la communication interviennent également au sein du Village de l’Emploi. Le but est de donner confiance aux étudiants, qu’ils croient en leurs capacités. Au cours de leur cursus, les apprenants se forment alors à la gestion de projets de A à Z, à l’animation de réunions, au dialogue avec d’éventuels collaborateurs…

Les étudiants sont accompagnés jusqu’à la signature de leur contrat de travail

Le schéma est souvent le même lorsque l’étudiant a obtenu son diplôme. Il doit se lancer dans une phase de recherche d’emploi sans filet de sécurité et se retrouve alors confronté à la dure réalité du marché du travail. Au Village de l’Emploi, les étudiants sont épaulés durant tout le processus. Une fois leur diplôme en poche, ils bénéficient encore d’un accompagnement de mise à l’emploi.

Cela est notamment facilité par le fait que des employeurs sponsors supervisent l’apprentissage et la recherche. Les partenaires du programme peuvent embaucher directement les étudiants qu’ils ont suivis. Un support technique est par ailleurs mis en place pour que chaque étudiant puisse se sentir aidé au cours de ses premières semaines de travail.

Le coup de boost pour lancer sa carrière sereinement

Mathieu Sbai et son équipe ont conscience que la plupart des carrières prospères mettent du temps à se construire et ils veulent faciliter les recrutements. Les nouveaux travailleurs qui arrivent sur le marché doivent pouvoir accéder directement à un emploi adapté à leur expertise. En suivant la méthode du Village de l’Emploi, ces étudiants peuvent compter sur des missions rémunératrices qui leur permettent de mettre en action le savoir-faire acquis. Il s’agit d’une période de montée en compétences où, pendant trois ans, l’étudiant peut travailler auprès d’un employeur partenaire. C’est ce parcours atypique qui permet à l’étudiant de gagner rapidement sa vie et de bâtir une carrière solide.

L’accessibilité au programme proposé par le Village de l’Emploi

Ce qui fait également la particularité de ce programme, c’est qu’il se veut accessible au plus grand nombre. La réussite professionnelle ne doit pas concerner qu’une partie de la population. Dans cette optique, la formation est gratuite pour l’étudiant qui s’engage pleinement dans cette expérience. En effet, un engagement est pris par celui-ci à la fin de ses neuf mois d’apprentissage. S’il travaille pendant trois ans auprès de l’un des partenaires employeurs, alors il ne paye rien.

Au Village de l’Emploi, toutes les candidatures sont acceptées à partir d’un bac +2 et ce, quel que soit le parcours scolaire du candidat. Grâce à cette formation unique, certains étudiants se découvrent des capacités d’apprentissage qu’ils ne soupçonnaient pas. D’autres se réconcilient avec des matières qu’ils pensaient ne pas être faites pour eux. Ils se forment aux métiers du numérique et de nombreux profils qui semblent être, de prime abord, éloignés du monde de l’informatique se plaisent à découvrir cet univers passionnant.

La genèse de la méthode Aleph

La volonté de démocratiser une nouvelle méthode d’apprentissage ne s’arrête pas là puisque Mathieu Sbai a également cocréé une autre plateforme, dénommée Aleph. Reposant toujours sur un programme qui favorise une pédagogie rapide et directe, cette méthode reprend les fondements du Village de l’Emploi. Sa particularité ? Elle s’adresse essentiellement aux très jeunes et permet notamment aux plus motivés d’obtenir leur baccalauréat en avance.

À l’origine de cette méthode, il y a deux femmes, Meryem et Florence Sbai. Elles ont un parcours scolaire riche et une vie professionnelle bien remplie.

Mais pour en parler, le meilleur ambassadeur est Hugo Sbai, Doctor of Philosophy in Computer Science à l’âge de 21 ans (Université d’Oxford). Ce jeune homme a réussi l’exploit d’obtenir son bac scientifique alors qu’il n’avait que 12 ans. Comment a-t-il fait, lui qui assure ne pas être un enfant surdoué ? Son succès dépendrait, entre autres, de la méthode qu’il a suivie pour apprendre ses cours. Appelée la méthode Aleph, celle-ci garantit l’obtention du bac à 12–14 ans grâce à l’optimisation du parcours scolaire. En somme, les jeunes apprenants peuvent gagner plusieurs années d’études en suivant ce programme. Ils découvrent plus tôt le monde du travail si tel est leur souhait et peuvent s’épanouir plus rapidement en pratiquant un métier qui les fait rêver.

Le fonctionnement d’un apprentissage scolaire en accéléré

Les jeunes en décrochage scolaire sont plus nombreux qu’on ne le pense et lorsque les parents essayent de comprendre ce qui se passe, ils sont démunis. La conclusion est souvent la même, l’enfant s’ennuie en classe. Il ne parvient pas à trouver de l’intérêt au programme classique et par conséquent, ses capacités d’apprentissage ne sont pas exploitées comme elles le devraient. La méthode Aleph répond au besoin des parents et aux attentes des enfants en proposant un programme inédit. Celui-ci veut aller à l’essentiel tout en ne négligeant pas les impératifs propres à l’apprentissage des jeunes enfants et adolescents. Toutes les matières capitales sont présentes au sein de ce programme, mais elles sont revisitées de manière ludique afin de donner envie de s’investir. Enfin, la perspective de longues études qui se profilent peut en décourager plus d’un. En sachant que, grâce à cette méthode, les enfants pourront finir leur apprentissage plus tôt, cela devient aussi une source de motivation pour eux. C’est à ce moment-là que leur jeunesse et leurs passions peuvent s’exprimer pleinement, non plombées par des études envahissantes.

Les piliers qui composent la méthode Aleph

À l’instar du programme du Village de l’Emploi, la méthode Aleph souhaite accompagner les enfants à prendre leur apprentissage en main.

Prendre en considération la réelle capacité d’apprentissage des élèves

La méthode Aleph replace l’enfant au cœur du programme scolaire. Au cours d’un parcours « classique », les élèves reçoivent des informations, des données, dont l’importance ou la complexité ont été déterminées par le corps enseignant. Les adultes estiment qu’un enfant de tel âge est normalement en mesure de comprendre telle information. Or, la méthode Aleph rebat les cartes. Cet enseignement prend en considération les facilités d’apprentissage dont font preuve les enfants. Nombreux sont ceux qui n’ont pas besoin d’atteindre un niveau scolaire bien précis pour apprendre et comprendre des notions. Alors, partant de ce constat, pourquoi attendre ?

Le programme utilise notamment des exemples pratiques et concrets, inspirés du quotidien des enfants. La curiosité est une qualité courante chez les enfants et il convient de l’attiser pour qu’ils s’épanouissent.

Choisir une pédagogie ludique pour les apprenants

À propos de la méthode d’apprentissage Aleph, il convient également de préciser ce qu’elle n’est pas. Certains parents pourraient s’interroger sur cette façon d’éduquer les enfants et craindre que de cette manière, des étapes soient brûlées. Ce n’est pas parce que le programme scolaire est modifié, revu, repensé et que la vitesse d’apprentissage est mise en avant que le bien-être de l’enfant n’est pas respecté. Les notions dispensées par ces professionnels sont étudiées de façon à s’adapter pleinement aux capacités naturelles des élèves. L’apprentissage se fait donc souvent de manière ludique, afin d’amuser les enfants. Ceux-ci doivent bien évidemment fournir des efforts intellectuels pour progresser, mais cela peut se faire aussi dans la bonne humeur et le jeu.

La stimulation est permanente et se veut garante d’une envie de continuer à apprendre toujours davantage.

Réévaluer les fondements du programme scolaire français

Le dernier pilier qui constitue la méthode Aleph est la volonté de revoir les fondements du programme scolaire actuel. Est-il encore adapté aux besoins des enfants ? Les concepteurs du programme pensent qu’il est intéressant de voir l’apprentissage des élèves sous un nouveau prisme. Pour eux, il est possible de suivre un cursus complet qui ne néglige ni les matières littéraires ni les matières scientifiques, tout en retravaillant la façon dont les cours sont dispensés. D’une année à l’autre, il y a des redites au niveau du programme scolaire et les résultats ne sont pas forcément plus convaincants.

L’accessibilité au programme Aleph

La méthode Aleph dépend de l’institut de formation ISOSET, cofondé, entre autres, par Mathieu Sbai. Fort de cette volonté de proposer des études en accéléré, il convient d’élaborer une formation solide. Celle-ci repose en partie sur l’expérience scolaire du jeune Hugo et de sa sœur Marion, qui tentent tous deux d’écrire un programme sur mesure. Appelé « FAHM3 », il est encore en cours de conception. Il est également testé auprès de quelques jeunes qui se font accompagner par eux, dans le but d’être démocratisé par la suite si les résultats sont concluants.

Pour le moment, il faut donc attendre que ce programme se constitue et fasse ses premières preuves.

Ces deux nouvelles méthodes d’apprentissage et d’accompagnement pour un accès à l’emploi facilité ont le mérite de faire bouger le monde de l’éducation et du travail. Pour en savoir plus, consultez le site du Village de l’Emploi ou de la méthode Aleph.

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