Demander un contrat en alternance

Par Céline Manceau, Guillaume Verney-Carron, publié le 04 Avril 2008
3 min

Demander un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage s’apparente à une recherche d’emploi. L’entreprise doit s’engager sur le long terme et prendre en charge votre rémunération, même si elle perçoit des aides de l’État, ainsi que votre formation. Si elle a le projet d’embaucher un salarié, la formule de l’apprentissage ou de la professionnalisation peut l’intéresser, mais si elle cherche un stagiaire de longue durée, vous aurez plus de mal…

La principale erreur des candidats qui souhaitent signer un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage est de vendre le contrat plutôt que leur candidature. L’école vous met sans doute la pression – et le temps ne joue pas pour vous car le début des cours approche –, mais imaginez qu’une fois diplômé vous écriviez aux entreprises pour leur demander non pas un poste, mais un CDI (contrat à durée indéterminée). Auraient-elles envie de vous recevoir ? C’est un peu la même chose avec le contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. C’est exactement comme si un commercial commençait par vous expliquer qu’il accepte les chèques avant de vous dire ce qu’il vend.

Ne commencez donc pas votre lettre en disant que vous sollicitez un contrat : ce n’est pas une accroche ! Vous devez indiquer que vous recherchez un emploi pour telles et telles raisons (intérêt pour un métier, un secteur d’activité) et ce que vous pouvez offrir à l’entreprise (Quelles sont vos qualités ? Avez-vous une expérience professionnelle ?).

À la fin de votre lettre, ajoutez que vous souhaitez être embauché en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage parce que vous désirez encore étudier ou… ne le dites pas ! De manière stratégique, vous pouvez d’abord essayer de vous faire recruter et une fois que l’entreprise est d’accord, lui proposer une formule qui – par rapport à l’embauche d’un salarié classique – lui occasionnera moins de frais en contrepartie d’une présence moindre de votre part. La démarche est osée, certes, mais finalement, vous laissez au recruteur le choix de vous contacter sur ce que vous valez.

Pour le séduire, vous aurez pris soin de bâtir votre CV comme vous le feriez pour une recherche d’emploi avec la valorisation de tous les éléments qui vous rapprochent de l’entreprise, de ses métiers et/ou de son secteur d’activité.

Laissez tomber les détails pratiques. Certains candidats peuvent joindre à la lettre un document qui synthétise les informations sur le contrat professionnalisation ou d’apprentissage. Cela n’est pas forcément nécessaire. D’une part, il s’agit souvent d’une photocopie qui n’est pas très claire et d’autre part, il sera toujours temps d’entrer dans le détail des modalités pratiques quand vous passerez un entretien. Apportez vos documents à ce moment-là.

De même, le découpage de votre emploi du temps (c’est-à-dire de vos périodes de présence à l’école et en entreprise) n’a pas besoin d’être abordé dans la lettre. Si l’entreprise vous veut, vous pourrez aborder cette question par la suite et envisager une organisation. Si ce n’est pas possible et que l’entreprise est demandeuse d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, dans ce cas elle prendra les devants auprès des établissements de formation ou des candidats pour s’assurer que l’emploi du temps des apprentis est compatible avec ses besoins.

Consultez nos offres

Recruteur : déposer une annonce

Articles les plus lus

A la Une CV, lettre de motivation...

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !