1. Comment postuler dans l'immobilier
Décryptage

Comment postuler dans l'immobilier

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Très sensible aux fluctuations économiques (croissance comme ralentissement), le secteur de l’immobilier souffre de la crise financière internationale de cette rentrée. Qu’ils soient gestionnaires, syndics de copropriété ou encore spécialistes des transactions, les acteurs du secteur doivent avoir un niveau de qualification de plus en plus élevé, notamment face à une législation et un environnement sans cesse complexifiés.

Encore au beau fixe début 2008, le secteur de l'immobilier accuse un coup d'arrêt. L’heure n'est guère à l’optimisme, mais les acteurs du marché devraient continuer à chercher des profesionnels, ayant des qualités relattionnelles mais aussi des connaissances juridiques et fiscales.


Certaines fonctions pourraient encore embaucher, notamment celles des négociateurs, chargés de rentrer des mandats de produits à vendre, dénicher des affaires ou trouver des acquéreurs.

Des départs à la retraite à venir. « Même si des grands réseaux existent, la profession demeure atomisée avec de nombreuses structures de trois-quatre personnes. Or, dans les dix ans à venir, la moitié des patrons vont partir à la retraite ! », explique Jean-François Buet, secrétaire général de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), réseau de quelque 10 000 agences immobilières.

Immobilier recherche experts. Autre tendance du marché : la professionnalisation de la gestion immobilière. « Aujourd’hui, seuls 30 % des biens immobiliers sont administrés par des professionnels, les 70 % restants étant gérés par les propriétaires eux-mêmes. Mais ces derniers vont sans doute de plus en plus déléguer cette gestion à des professionnels et experts (en droit, fiscalité, sécurité, comptabilité, etc.), qui maîtrisent une législation toujours plus stricte et complexe », ajoute Jean-François Buet.

Des postes de plus en plus qualifiés. Pour répondre à ces nouvelles exigences du marché, les formations immobilières se sont développées à un niveau de plus en plus élevé. Si vous intégrez le secteur aujourd’hui, vous êtes quasi-assuré de suivre dans les prochaines années une formation continue pour compléter vos connaissances. « On ne peut pas « lâcher » sur le terrain un commercial sans un minimum de formation, insiste Jean-François Buet. Le plus souvent, c’est le BTS professions immobilières qui est exigé, mais, à certains postes plus techniques, les titulaires d’une licence professionnelle sont les mieux lotis ».

 

Les conseils d’un pro pour votre candidature

Valérie Silva, chargée du recrutement au groupe Foncia.

« Si la dimension commerciale et relationnelle est essentielle dans nos métiers, certaines compétences techniques – en droit et fiscalité par exemple – sont aussi indispensables et donc vérifiées lors des recrutements. »

Le diplôme compte de plus en plus. « Nos collaborateurs doivent maîtriser plusieurs dimensions du métier pour savoir résoudre rapidement une multitude de problèmes. Cette aptitude se perçoit à la fois à travers l’expérience de terrain et la formation suivie. » Le grand classique du secteur demeure le BTS professions immobilières : « Pas moins d’un nouveau collaborateur de Foncia sur deux le possède, mais la tendance est clairement à l’élévation du niveau de qualification. » Aux côtés de la dizaine de licences professionnelles dédiées au secteur se sont développés bon nombre de masters, sans parler des cursus proposés par les écoles spécialisées, très appréciées par les professionnels du secteur.

Être prêt à se former, même une fois embauché ! Ces connaissances de base sont d’autant plus importantes qu’elles sont sans cesse affinées via la formation continue, point de passage désormais incontournable pour la plupart des métiers de l’immobilier. Et cela d’autant plus que la législation à appliquer – et donc à connaître sur le bout des doigts ! – est en évolution constante. « Tous nos collaborateurs suivent des séquences de formation, qu’ils soient expérimentés ou pas. Nous avons même lancé notre propre troisième cycle professionnel (à l’Institut du management des services immobiliers) pour couvrir tous les métiers de l’administration de biens. »

Soyez précis dans votre CV ! « Compte tenu de la complexification de nos métiers, les candidats doivent disposer d’un patchwork de compétences. Ainsi, dans le CV ou la lettre de motivation, outre l’intitulé du diplôme et la spécialisation suivie, j’attends un descriptif poussé des expériences (stages ou emplois). Soyez précis dans les fonctions occupées, quitte à donner des chiffres clés, comme le nombre de logements gérés. »

 

Les codes du milieu

Quel que soit le métier visé, les recruteurs attendent de leurs futures recrues une qualité essentielle : le sens des responsabilités. « Gardez à l’esprit que nous sommes mandatés pour gérer les biens d’autrui et valoriser le patrimoine de nos clients. C’est un enjeu colossal pour les personnes qui nous font confiance. Dans votre candidature, essayez de montrer que vous avez conscience de cet enjeu », conclut Valérie Silva, de chez Foncia.

 

Quel que soit le métier visé, les recruteurs attendent de leurs futures recrues une qualité essentielle : le sens des responsabilités. « Gardez à l’esprit que nous sommes mandatés pour gérer les biens d’autrui et valoriser le patrimoine de nos clients. C’est un enjeu colossal pour les personnes qui nous font confiance. Dans votre candidature, essayez de montrer que vous avez conscience de cet enjeu », conclut Valérie Silva, de chez Foncia.

Sommaire du dossier
Immobilier : une lettre de motivation commentée Immobilier : un CV commenté