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Témoignage

Business games : un atout pour l’emploi

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Que "rapportent" les business games aux participants pour leur insertion professionnelle ? Au-delà d’une potentielle embauche, ces jeux d’entreprises, souvent internationaux, permettent de développer son réseau professionnel, d’éprouver ses compétences ou de gagner en visibilité "virtuelle" positive. Lauréats et recruteurs témoignent des avantages à faire valoir pour capitaliser sur cette expérience.

Nom de code : business game (BG) ou jeu d’entreprise. Ces concours, parfois internationaux, mettent en concurrence des équipes d’étudiants d’écoles ou d’université, sur des projets (volets conception, marketing…) concrets, en tenant compte des contraintes et positionnements d’entreprises réelles.

Repérer et se faire repérer


Rencontres de co-équipiers, de coaches pendant les épreuves, présentation du projet devant la direction, visites des services de l’entreprise organisatrice… Les occasions de nouer des contacts professionnels sont en effet favorisées aux différentes étapes du jeu. "Le Business game est un accélérateur de réseau, estime Guilhem Bertholet qui a vécu l’expérience. On peut taper dans l’œil d’un recruteur pendant un cocktail, on a accès à des dirigeants haut placés dans l’entreprise en mettant en avant son travail. Je me souviens que lors d’un BG autour de la BD auquel j’avais participé, j’ai vendu nos BD au P.-D.G. autour d’une coupe de champagne." Des contacts qu’il faut entretenir, sans attendre. "N’hésitez pas à relancer les contacts professionnels initiés pendant le jeu, conseille Laurence Lavanant, responsable du campus management de la Société Générale. La position de lauréat est souvent relayée et promue par les directions des écoles et par la presse locale, ce qui leur apporte une certaine visibilité."

Un atout de plus pour l’emploi, pas un sésame


Les contacts, ce n’est pas ce qui reste le plus à Julien, lauréat du challenge Carrefour-Impex de 2010 organisé par un enseignant de son master marketing à Paris Dauphine. "Je n’ai pas gardé de contacts avec Carrefour car je n’avais pas l’intention de travailler dans la grande distribution, reconnaît le jeune homme. En revanche, on pouvait facilement reprendre contact avec notre prof qui venait de chez Impex pour trouver un stage ou un CDI." L’efficacité du réseau que vous pouvez construire dépend évidemment de votre projet professionnel plus ou moins connecté avec l’environnement et le domaine du business game ciblé.

Il dépend également des besoins de l’entreprise. Guilhem Bertholet, "maître de cérémonie" du business game de Microsoft Imagine Cup, préfère prévenir les candidats : "Ce n’est pas parce qu’on gagne que l’entreprise aura des besoins de recrutements. On risque d’être déçu si on ne joue que pour décrocher un CDI".

Pourtant, des opportunités d’emploi peuvent se présenter, comme l’illustre l’histoire de Valentin Billotte, qui doit beaucoup au BG de Microsoft, d’abord comme candidat puis comme recruteur. Après avoir concouru en 2004 pendant sa maîtrise d’informatique à Paris 8, il a été coach dans plusieurs sessions d’Imagine Cup et est devenu expert Microsoft sur ses nouveaux produits. Entre temps, il a créé son entreprise de jeux vidéo, Graphicstream, en recrutant des lauréats du concours de Microsoft. Son modeleur 3D, sa dessinatrice et deux développeurs viennent de là ! "Je côtoie toujours ceux qui encadraient le BG à l’époque, des gens de Microsoft et des journalistes spécialisés du jeu vidéo", se réjouit-il.

Plus fréquemment, les BG facilitent les stages. Un stage de six mois à la Société Générale, c’est ce qu’un responsable de la banque présent lors de la finale de son business game, Citizen Act, a proposé à Alexander, gagnant de la finale mondiale 2009 pendant son master d’HEC. Pas dans le domaine du microcrédit, un sillon labouré pendant le jeu, mais dans le financement export. "Si j’avais postulé à ce stage en passant par le site de la Société générale, je pense que j’aurais passé l’entretien mais là, le contact a été moins formel, voire amical, se souvient Alexander. Les responsables RH, avec qui j’avais souvent déjeuné pendant le BG, avaient parlé de nous en interne."

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Business games : des compétences à l’épreuve Business game : une expérience à valoriser sur le CV