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Un job à l’étranger ? 7 conseils pour réussir son entretien d’embauche

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Qu’il soit de visu ou à distance, face à un jury ou collectif, l’entretien est une étape à franchir pour décrocher un job à l’étranger. Le plus souvent en anglais, il est l’occasion pour vous de montrer que vous connaissez l’entreprise, le pays, et que, même avec une (petite) expérience de jeune diplômé, vous êtes capable de réagir de manière pro "en terre inconnue".

Conseil #1 : passez les sites "carrière" au peigne fin

Votre premier réflexe sera de vous renseigner sur l’entreprise, son environnement de travail et la personne que vous aurez face à vous en entretien. Ça tombe bien, la plupart des entreprises tournées vers l’international ont investi dans des sites "carrière", en anglais, très complets. Activités, organigramme, profil des candidats recherchés, procédures de recrutement, vidéos de présentation métiers… Tout est fait pour vous mâcher le travail.

Conseil #2 : maîtrisez votre CV sur le bout des doigts


"Une fois les compétences requises par l’entreprise identifiées, il va falloir retrouver dans votre  parcours les éléments susceptibles de les illustrer", conseille Manuelle Malot. Entraînez-vous à justifier chaque ligne de votre CV, en faisant l’effort de la resituer dans une chronologie globale et de vous demander ce que cela vous a apporté. "Études stages, jobs d’été, voyages, loisirs, tout est bon à valoriser, insiste Manuelle Malot. Sur leur site Internet, des recruteurs indiquent mesurer ’l’ability to work under pressure’ (la capacité à travailler sous pression). Quelqu’un qui aura été équipier chez McDo sera capable d’y répondre."

Plus précisément, il va falloir trouver dans votre CV toutes les expériences qui vous ont conduit à candidater aujourd’hui à ce poste à l’étranger. "Postuler sans avoir fait de stage dans le pays est devenu fréquent et donc pas un point bloquant en soi. Démontrer une motivation sincère pour ce territoire à travers des activités personnelles, des voyages et convaincre de la cohérence de votre projet professionnel peut suffire. J’attends du candidat qu’il soit capable d’exprimer sa volonté de comprendre le pays, la culture, les pratiques business, détaille Fabien Mailhe. Inutile de pontifier, il faut juste montrer que l’on a fait ses "devoirs" en sachant poser des bonnes questions", conclut-il.

Conseil #3 : créez-vous un réseau avant de partir


Or, pour en apprendre davantage sur un pays, rien de plus efficace que de s’adresser à ceux qui sont déjà sur place. Rien de plus facile aujourd’hui avec les réseaux sociaux : "Prenez contact avec des jeunes qui y travaillent, avec un ancien de votre école, posez leurs des questions…", suggère Laurent Juery, directeur régional chez Page Personnel. "Celui qui est capable de citer, lors de l’entretien, deux ou trois noms d’acteurs économiques locaux fera la différence, renchérit le cofondateur de Timéo-Performance. D’abord, il montrera qu’il a bossé, mais aussi que son projet est mûr, ce qui est propice à rassurer son interlocuteur."

Conseil #4 :  décomplexez votre anglais


Maintenant que vous savez de quoi vous allez parler, il s’agit de construire votre argumentaire. En gardant à l’esprit deux paramètres importants : en règle générale, le premier entretien se déroule par téléphone ou par Skype, et en anglais. "Parfois, selon les postes, on passe un peu au français ou de temps à espagnol et au portugais, mais on conseille aux jeunes qu’on suit de préparer leur entretien en anglais", explique Thiphaine Morel de My InternshipAbroad.

Encore une fois, ne vous affolez pas ! L’employeur vous demandera rarement une parfaite maîtrise de la langue de Shakespeare, surtout si l’entreprise n’est pas situé dans un pays anglo-saxon. "Avec un anglais professionnel, l’échange peut se faire sans problème si vous avez très bien préparé votre entretien",  rassure Manuelle Malot. Parler clairement, avec des termes précis et bien choisis en regardant son interlocuteur, et le tour est joué. Et si l’entreprise a retenu votre candidature, c’est que le niveau indiqué sur votre CV correspond sûrement à ses attentes…

Pour éviter de vous laisser déstabiliser, entraînez-vous les semaines qui précèdent en regardant des films en V.O. ou les vidéos de présentation des métiers sur le site de l’entreprise. Notez les termes techniques que vous pourrez replacer dans votre entretien. Enfin, organisez vos idées à l’écrit, en cherchant les termes qui vous manquent. Ce sera le meilleur moyen d’éviter les blancs et de relancer la conversation.

Conseil #5 : placez-vous dans les conditions d’un entretien classique


Le jour "J", même si l’entretien se déroule via Skype, faîtes l’effort de vous mettre dans les mêmes conditions de sérieux et de calme qu’un RDV classique. "L’anglais va nécessiter un surcroît de concentration dont les candidats n’ont pas toujours conscience", analyse Manuelle Malot. Installez-vous dans une salle au calme où vous êtes sûr de n’être pas être dérangé, vérifiez votre micro et la batterie de votre ordinateur pour ne pas être interrompu pendant l’entretien.

À la maison, mettez-vous en condition psychologique et si vous actionnez la webcam, pensez à vous habiller "de manière  professionnelle", recommande Laurent Juery, directeur régional chez Page Personnel.  Et dans tous les cas, prohibez "le T-shirt bariolé". Réfléchissez à l’angle de la caméra et enlevez le vieux poster de foot derrière vous !

Conseil #6 : établissez le contact


"Mais surtout, n’oubliez pas qu’un entretien, c’est aussi construire un rapport humain", rappelle Fabien Mailhe. Un sacré challenge lorsqu’on est séparé par plusieurs milliers de kilomètres et qu’on communique par écran interposé…Et pourtant, plus encore que pour un entretien classique, il va vous falloir convaincre votre interlocuteur que vous êtes LE collaborateur dont il a besoin, et davantage encore…

"Il faut qu’il se sente à l’aise, qu’il  ait non seulement envie de passer 8 heures par jour avec vous,  mais aussi de prendre des avions avec vous, de partager des dîners (assez fréquents en Asie)…", poursuit le consultant. Pour cela, adaptez-vous aux attentes de votre interlocuteur (ce ne seront pas les mêmes si c’est le DRH ou le manager), sachez l’amener sur le terrain qui vous intéresse et n’hésitez pas à poser des questions sur le poste et le pays !

Conseil #7 : assumez vos différences culturelles dans le respect de l’autre


Tout cela étant dit, certaines différences culturelles demeurent, surtout si vous postulez dans une entreprise locale. "Aux États-Unis par exemple, il faut être positif et se montrer plus commercial, illustre Tiphaine Morel. En Amérique latine, l’expérience, sera beaucoup plus décontractée qu’en France, ce qui ne signifie pas que ce sera facile, mais le sourire et la proximité avec le manager seront essentielles."

Si vous connaissez mal ou pas le pays, renseignez-vous sur les règles de politesse de base afin de ne pas commettre d’impair. Et pour le reste, faîtes de vos origines un atout : "Une entreprise qui recrute un étranger est capable d’apprécier la différence, assure Manuelle Malot. Les diplômés français sont finalement assez bien préparés à ce type d’entretiens, même en sortant de l’université. Au-delà de l’excellence académique, les nombreuses expériences (notamment stages) engrangées au cours de leur parcours les rend mâtures et extrêmement opérationnels."

Pour aller plus loin : 10 conseils pour assurer lors d’un entretien d’embauche en anglais / Entretien d'embauche : les 10 commandements d'un face-à-face réussi

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