1. Après une grande école : embauche rapide, salaire en hausse
Décryptage

Après une grande école : embauche rapide, salaire en hausse

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Tous les indicateurs d’insertion sont au beau fixe pour les sortants des écoles de commerce et d’ingénieurs. Selon la dernière enquête menée par la CGE (Conférence des grandes écoles), 85 % des diplômés 2006 travaillaient en janvier 2007. Parmi eux, plus de huit sur dix avaient trouvé leur premier emploi en moins de deux mois, avec un salaire moyen de 31 740 € (+2,7 % en un an !). Les résultats de l’enquête à la loupe, avec pour la première fois, l'étude de l'insertion après les mastères spécialisés.

Pas de souci pour les quelque 20 000 diplômés sortis en 2006 de l’une des 32 écoles de management membres de la CGE (Conférence des grandes écoles), plus des trois quarts d’entre eux exercent début 2007 une activité professionnelle. 83 % ont mis moins de deux mois pour trouver leur premier emploi et plus de 80 % ont décroché un CDI (contrat à durée déterminée).

 


Parisiens et globe-trotters.
59 % des sortants des écoles de commerce exercent leur premier emploi en Île-de-France contre 24 % en région. Mais la part de ceux qui s’expatrient progresse : 17 % des diplômés 2006 sont en poste à l’étranger. Quelle que soit la localisation géographique, les jeunes diplômés des écoles de management préfèrent faire leurs premières armes dans des grands groupes : 66 % débutent leur carrière dans des entreprises de plus de 500 salariés. « Une expérience dans un grand groupe est toujours valorisante sur un CV », note Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe HEC.


Banque, études et audit. Le secteur de la finance, de la banque et de l’assurance constitue le premier pourvoyeur d’emplois pour les sortants des écoles de commerce ; près d’un diplômé sur cinq y fait ses premiers pas. Viennent ensuite le secteur des études et conseil, puis celui de l’audit. La part du secteur du commerce et de la distribution est en régression par rapport aux années précédentes. Dans tous les domaines, la fonction commerciale connaît aussi un recul, sa part était de 19 % des emplois en 2004, elle n’en représente plus que 14 % en 2007.


Un salaire annuel moyen de 33 120 €. Les diplômés des écoles de commerce sont en général mieux rémunérés que les jeunes ingénieurs ; leur salaire brut moyen annuel se montait début 2007 à 33 120 € contre 31 090 € pour ces derniers. Dès l’embauche, on observe un écart de près de 9 % entre les salaires offerts aux diplômés hommes (en moyenne 34 670 €) et ceux proposés aux femmes (31 580 €).


Une concurrence internationale. Après avoir connu une baisse en 2002 et 2003, les salaires d’embauche sont repartis à la hausse, ce qui suscite aussi quelques inquiétudes. « Le recrutement s’internationalise, observe Bernard Ramanantsoa, les entreprises commencent à se tourner vers des pays comme l’Inde ou la Chine où les prétentions des jeunes diplômés sont moins fortes. » Cette concurrence internationale pourrait donc limiter dans les prochaines années les augmentations salariales. Notez cependant que le salaire moyen brut calculé par la CGE se base uniquement cependant sur les rémunérations octroyées aux diplômés qui exercent en France et ne prend pas en compte le niveau des salaires perçus par les jeunes en poste à l’étranger de 15 % à 20 % supérieurs.

Sommaire du dossier
Après une école d’ingénieurs : statut cadre assuré Diplômés des mastères spécialisés : 85 % en emploi en quelques mois