1. Négocier son premier salaire : 12 erreurs à ne pas commettre
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Négocier son premier salaire : 12 erreurs à ne pas commettre

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Avant l'entretien, posez-vous les bonnes questions pour éviter les faux pas. // © Fotolia
Avant l'entretien, posez-vous les bonnes questions pour éviter les faux pas. // © Fotolia

Avez-vous toutes les clés en main pour vous rapprocher au mieux du salaire que vous souhaitez toucher en entreprise ? Pour en être sûr, voici les 12 erreurs à éviter.

1. Donner seulement un montant

C'est un manque de souplesse qui ne laisse pas la porte ouverte à la négociation. Le plus simple est de communiquer une fourchette variant de 10 à 15 %. Qu'il s'agisse de répondre à l'oral ou, par écrit, dans un dossier de candidature donné par l'entreprise.

2. Annoncer une fourchette trop basse

Si vous annoncez une fourchette trop basse, le recruteur peut vous dire banco sur le montant le plus bas... Et ce n'est qu'une fois embauché que vous vous rendrez compte que votre voisin de bureau gagne 200 € de plus que vous, sans avoir eu besoin de négocier. Pour éviter cet écueil, vous pouvez remplacer la fourchette par une formule du type "J'aimerais gagner environ" ou "autour de".

3. Se reposer sur son école ou sur son diplôme

"Mon école me dit que..." n'est pas un argument. C'est juste une phrase qui énerve les recruteurs. Maintenant vous le savez ! Les fourchettes fournies par les écoles sont en général trop flatteuses. 

4. Penser salaire net

Attention, un salaire se négocie toujours brut. Ce n'est pas au recruteur de sortir une calculatrice ! Mais bien à vous de faire le calcul avant de venir. Vous devez maîtriser les fourchettes de salaire brut annuelles et mensuelles et leurs équivalences en net.  

5. Penser mensuel

Ce n'est pas dramatique de donner un salaire mensuel (à partir du moment où il est brut), mais ce n'est pas très professionnel. Vous n'êtes pas en train d'annoncer votre budget. En revanche, n'oubliez pas de vous faire préciser si c'est sur 12 ou 13 mois ou plus...

6. Évoquer le sujet d'entrée

Commencer l'entretien par le salaire : c'est risqué. Vous laisserez croire que votre motivation première est l'argent. Mieux vaut consacrer votre énergie à vous "vendre" avant de parler du prix. Inversement, vous devez oser parler de votre rémunération. Sortir de l'entretien sans avoir une idée du salaire proposé est pire que tout. Si le recruteur ne vous en parle pas en cours d'entretien, évoquez le sujet à la fin.

7. Se braquer

Soyez diplomate dans votre négociation. Ne vous braquez pas si on vous propose un salaire inférieur aux salaires moyens obtenus par les diplômés de votre école. S'insurger ne donnera pas envie à votre employeur de faire un effort, même s'il a envie de vous garder, après un stage qui s'est bien passé, par exemple. Essayez de faire passer le message avec davantage de diplomatie. Soyez ferme, mais pas rigide !

8. Se brader

Autant une entreprise ne vous reprochera jamais d'être trop gourmand, autant elle n'aimera pas que vous cherchiez à inspirer la pitié. Inutile donc de solliciter un stage plutôt qu'un CDI.

9. Se tromper d'interlocuteur

Les managers opérationnels ne vous reçoivent pas en entretien pour parler rémunération, jours de RTT ou titres restaurants. C'est au cours de l'entretien avec les ressources humaines (que cet entretien soit placé avant ou après celui avec l'opérationnel) qu'il faut parler salaire et penser à poser toutes les questions.

10. Ne pas jouer la transparence

On vous propose mieux ailleurs ? Dites-le ! C'est un argument qui peut faire fléchir l'entreprise. Pour l'employeur, recevoir des candidats permet de réajuster sa grille au niveau du marché. Surtout sur des nouveaux postes créés et sur des métiers en tension.

11. Négocier d'arrache-pied

La politique salariale dans toute entreprise répond aussi à une logique interne. Les PME ne joueront donc jamais la surenchère pour vous avoir. Dans les grandes entreprises, les grilles sont trop précises pour en déroger et il est quasi impossible de négocier ces barêmes à l'embauche. Ces derniers sont établis en fonction de l'âge, du diplôme, de l'expérience du candidat et du niveau de responsabilité du poste confié. Un tout jeune diplômé aura une très faible probabilité de pouvoir obtenir une rémunération supérieure à celle fixée dans la grille. C'est l'expérience qui vous permettra de négocier. 

12. Vouloir tout, tout de suite

La fréquence des augmentations est tout aussi intéressante que le montant du salaire. Dans les grandes entreprises, l'évolution est programmée, vous saurez à quoi vous en tenir. Dans les PME, le premier salaire est parfois moins élevé que dans un grand groupe, mais les augmentations se négocient plus facilement à la carte et surtout plus rapidement.

Dans les cabinets de conseils, chaque fin de mission peut pratiquement donner lieu à une réévaluation. Quant aux commerciaux, leur fixe est rarement négociable en début de carrière, mais la part de variable permet, en fonction des résultats, d'obtenir vite plus de responsabilités et donc un fixe plus important, dans un métier à fort turn-over. Une seule règle cependant : quel que soit le poste occupé, rien ne sera jamais écrit sur votre contrat. Ce sera à vous de faire vos preuves pour gagner plus !

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