1. Jobs, Stages, Emploi
  2. Emploi : Nos conseils
  3. Et si vous débutiez dans une petite entreprise ?
Boîte à outils

Et si vous débutiez dans une petite entreprise ?

Envoyer cet article à un ami

Des noms de grands groupes qui brillent au firmament du CAC 40, des produits grand public… La majorité des jeunes diplômés rêvent de faire leurs débuts dans des multinationales. Pourtant, opter pour une PME (petite ou moyenne entreprise), voire une TPE (très petite entreprise), peut aussi présenter des avantages si l’activité est prospère. A vous de miser sur la bonne structure !

L’Oréal, Air France, LVMH, Coca-Cola, Danone… Années après années, quand on interroge les étudiants sur le nom de leurs entreprises préférées, leurs réponses ne varient pas. Manque d’imagination peut-être mais aussi souci d’avoir sur son CV une première expérience reconnue par tous les recruteurs. Certains prennent néanmoins des chemins de traverse. Pari risqué ? Tout dépend de l’entreprise qu’ils choisissent.

Faire ses premières armes. "Lorsqu’il s’agit d’une petite entreprise, il est préférable de bien se renseigner sur sa santé, recommande Philippe Kron, co-fondateur d’IQuesta, site spécialisé dans les offres de premier emploi. Mieux vaut se faire engager par une société qui se trouve sur une phase ascendante et qui évolue sur un marché porteur". D’autant qu’elles sont plus nombreuses qu’on ne l’imagine, les PME qui connaissent une croissance forte, notamment dans le domaine des services. "Dans l’industrie aussi, il existe de petites sociétés ultra spécialisées, parfois en avance d’une technologie par rapport aux mastodontes de leur secteur, dans lesquelles il peut être intéressant pour un jeune ingénieur de faire ses premières armes", complète Philippe Kron.

Pour une petite structure, chaque recrutement est stratégique


C’est un fait, les petites structures se tournent plus facilement vers les jeunes diplômés bac + 5 qu’auparavant et leur offrent davantage d’opportunités. Question de génération sans doute : de plus en plus, on retrouve à la tête d’entreprises de petite taille des anciens élèves de grandes écoles ou de masters universitaires, qu’ils en soient les fondateurs ou les repreneurs.
Normal qu’ils se tournent (avec moins de méfiance que leurs aînés) vers des candidats qui ont suivi le même cursus qu’eux !

Votre embauche, un enjeu pour l’entreprise. Puisqu’elles sont moins sollicitées que les multinationales, est-il plus simple de s’y faire embaucher ? "Pas forcément. Les grands groupes drainent davantage de candidats mais ont aussi plus de postes à pourvoir" souligne Philippe Kron. De plus, au moins pour les plus petites, chaque recrutement est stratégique. "L’enjeu est forcément plus important pour une société qui compte 20 salariés, remarque Wilhelm Laligant, directeur général du cabinet de recrutement Search & Selection. Si un nouveau collaborateur s’intègre mal, ou s’il ne remplit pas la mission qui lui a été confiée, il peut compromettre la bonne marche de l’entreprise. Pour l’engager, le patron doit avoir acquis la certitude que le candidat apportera vraiment un plus".

Le feeling, un paramètre important. Ce qui va jouer dans une petite structure ? La capacité à s’intégrer dans une équipe est essentielle, parce que l’organisation est plus fragile. Et aussi le feeling. "Dans une petite entreprise, il n’y a pas de méthode de sélection élaborée : un entretien avec le responsable, éventuellement avec un autre collaborateur, et l’affaire peut se conclure rapidement si le courant passe", explique Wilhelm Laligant. En revanche, dans les grosses PME, le process de recrutement est assez proche de celui des grands groupes.

Une implication nécessaire et souvent gratifiante


Et au quotidien, quelles sont les différences ? Dans une petite entreprise, la polyvalence est de rigueur. "Là où, dans une structure importante, un chef de produit se concentrera sur le cœur de sa fonction, dans une PME, il sera touche-à-tout, intervenant directement sur les études, le marketing, le packaging ou les négociations avec les fournisseurs", explique Philippe Kron.

Le sentiment de vraiment compter. Ce qui implique évidemment une grande autonomie, une bonne dose de créativité et une implication personnelle importante. "Mais l’avantage, c’est qu’il est plus facile d’avoir une vision globale de son activité", souligne Wilhelm Laligant. "Et, ce qui ne compte pas pour rien dans la motivation, chaque collaborateur a le sentiment de compter vraiment".

Quant aux évolutions possibles ? Elles dépendent d’une situation à l’autre. Lorsque l’activité ronronne, difficile d’espérer une promotion. En revanche, si elle est en plein boom, il est possible de prendre rapidement du galon. C’est ce qui est arrivé à Joy Usubelli, en 2008, après son stage de fin d’études de Master RH chez 1913 Telecom, une société spécialisée dans les services de télécommunications pour les PME et les professionnels comptant une quarantaine de collaborateurs. "J’étais responsable RH stagiaire, plus particulièrement chargée du recrutement et de la paie, raconte-t-elle. À la fin de mes 6 mois de stage, j’ai été engagée en tant que responsable des ressources humaines". Un parcours éclair difficilement imaginable dans une multinationale !

Sommaire du dossier
Témoignage : David, ingénieur commercial : « J’ai l’impression de participer au quotidien au développement de l’activité » Témoignage - Jérôme, directeur financier : « A 25 ans, j’étais responsable d’un centre de profit »