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La Sécurité sociale recrute des jeunes diplômés

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Un nouvel embauché sur deux à la Sécurité sociale a moins de 30 ans ! Plus de 2.000 postes sont proposés chaque année, en CDI, à des jeunes diplômés, de niveau bac à bac + 5, sur des postes spécifiques comme sur des fonctions semblables à celles du secteur privé. La Sécu, une opportunité d’insertion insoupçonnée pour vous ? Une piste à connaître en tout cas.

Sur 4500 postes pourvus en 2009, plus de 2000 ont été proposés à des jeunes diplômés de niveau bac+2 à bac+5. Le métier phare est celui de gestionnaire-conseil. Il s'exerce dans les CPAM (caisses primaires d'assurance maladie), au nombre d’une centaine dans toute la France, mais aussi dans les CAF (caisses d'allocations familiales), les CNAV (caisses nationales d’assurance vieillesse) et les URSSAF (unions de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d'allocations familiales).

À l’abri. Ces organismes ne vous font peut-être pas rêver, mais sachez qu’ils vous mettront à l'abri de la crise. Les licenciements y sont rares, une fois le CDI (Contrat à durée indéterminée) signé. "En outre, les salaires sont versés sur quatorze mois, avec une bonne mutuelle et un intéressement", ajoute-t-on à l'UCANSS (Union des caisses nationales de Sécurité sociale), qui fédère les 4 caisses (CPAM, CAF, CNAV et URSSAF). (http://www.lesmetiersdelasecuritesociale.fr/)

Après un bac ou bac + 2 : postulez pour devenir gestionnaire-conseil


Le métier de gestionnaire-conseil (qui représente 50 % des effectifs, soit environ 1000 embauches par an) est destiné à des jeunes de niveau bac à bac+2, qui sont, la première année, embauchés en contrat de professionnalisation. Pour postuler, mieux vaut avoir une très bonne aisance relationnelle et de la rigueur. Et bien sûr, le sens du service public, même si vous n'êtes pas fonctionnaire. Concrètement, vous avez en charge plusieurs dossiers concernant les personnes affiliées aux différentes caisses. Vous travaillez à la fois au contact du public et derrière un bureau.

Capacité à gérer les face-à-face délicats.


"Dans les CV, nous recherchons les expériences dans l’administration ou de contact avec le public. Il faut être capable de dialoguer avec des allocataires parfois véhéments et de verbaliser une législation complexe", détaille Sébastien Barré, DRH de la CAF de Paris.
Ces aptitudes sont détectées via des tests et deux entretiens. Les tests sont au nombre de 4 : une épreuve de synthèse, une explication de texte, des exercices de maths et de logique, et un QCM de culture générale. "Ces épreuves servent à vérifier les capacités rédactionnelles et le potentiel de progression des candidats", précise Sébastien Barré. Certaines CAF n’utilisent pas forcément des tests pour recruter, mais la méthode dite des "habilités", qui consiste à mettre les candidats en situation professionnelle pour voir leurs réactions.

Un CDI garanti !


Vous pouvez postuler quelle que soit votre spécialité de BTS, de DUT ou de L2, puisque vous serez ensuite formé pendant 11 mois en contrat de professionnalisation. Autre possibilité, suivre le BTS SP3S ouvert par l'UCANSS en partenariat avec l’Éducation nationale, et dont la première promotion est sortie en juin 2010. Mais ce BTS n’est proposé que dans 44 établissements. Il ne suffit donc pas à combler tous les besoins en recrutement. À l’issue du contrat pro, l’embauche est assurée en CDI, et votre salaire passe alors de 1412 € brut par mois (pendant la formation qui débouche sur le titre de gestionnaire-conseil) à 1581 € brut (sur 14 mois).

Après un master : une large palette de métiers


Avec un master, vous avez accès à des postes de cadres sur une multitude de métiers, liés directement à la Sécurité sociale ou non. 160.000 salariés travaillent pour le régime général de la Sécurité sociale dont plus de la moitié exercent une fonction support, comme les ressources humaines ou le juridique (selon la spécialité de master suivie). Plusieurs universités proposent aussi des masters adaptés pour entrer à la Sécurité sociale (voir encadré). Les salaires en début de carrière, précisés dans la convention collective de la Sécurité sociale, tournent autour de 2000 € brut par mois (toujours sur 14 mois), quelle que soit la caisse pour laquelle vous travaillez.

Postulez en ligne


Les postes sont à pourvoir dans toute la France (les caisses sont plus de 400), avec la possibilité, au cours de la carrière, de changer de région. Pour avoir accès aux offres, réparties dans 9 domaines de métiers, vous pouvez consulter la bourse de l'emploi pilotée par l'UCANSS (http://www.lesmetiersdelasecuritesociale.fr/nous-rejoindre/espace-candidat.html). Vous avez aussi la possibilité de vous inscrire pour recevoir une alerte chaque fois qu’une offre correspond à vos critères de recherche. Ensuite, la procédure se déroule localement, au sein de la caisse qui recrute, sur CV et lettre de motivation, dans un premier temps, puis sur entretiens, comme dans une entreprise privée.

Des licences pro et des masters pour entrer à la Sécu


Plusieurs universités proposent des licences pro et des masters adaptés pour entrer à la Sécurité sociale. En voici quelques-uns :
• La licence pro management des organisations, option statistique de la protection sociale (université de Poitiers).
• La licence pro management de la protection sociale (Lille 1, Marne-la-Vallée, Nancy 2, Rennes 1 et Toulouse 1).
• La licence pro gestion de la protection sociale (IUT de Bourges).
• Le master droit du travail et de la protection sociale (Nancy 2).
• Le master gestion et administration publiques, spécialité gestion des organismes de protection et assurances sociales (Nantes).
• Le master économie et gestion des systèmes de santé et de protection sociale (Paris Dauphine).
• Le master droit de l’entreprise, spécialité droit de la protection sociale (Montpellier 1).
• Le master droit privé et carrières judiciaires, spécialité droit des ressources humaines et de la protection sociale (Versailles-Saint-Quentin).
Sommaire du dossier
Nelly, 28 ans, à la CAF de Paris : "J’ai fait le choix de postuler ailleurs que dans une entreprise traditionnelle" Mélanie, 24 ans, à la CAF de Paris : "Je ne m’attendais pas à passer des épreuves écrites, comme au bac"