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Le BAFA et le métier d’animateur : questions / réponses

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Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Être animateur n’est pas de tout repos. Les plannings journaliers sont souvent bien tassés, et l’attitude personnelle doit osciller entre dynamisme et introspection. L’originalité du secteur est de cultiver l’imprévisibilité dans un cadre très pérenne.

Des journées bien remplies

Animer, bien souvent, revient à appliquer un programme préétabli par le directeur. Même si cet axiome est remis en cause par certains, la réalité du terrain est souvent proche de cela. "C’est dommage, regrette Fabrice, directeur de centre. Souvent les enfants viennent en centres d’accueils et de loisirs sans vraiment avoir le choix. S’ils se retrouvent avec un programme imposé, certains ne vont pas s’épanouir. Personnellement, j’aime discuter avec les enfants de ce qu’ils veulent faire pour bâtir le programme au fur et à mesure avec eux. Sur une colo par exemple, je suis heureux quand j’ai un groupe qui est allé faire une cabane, un autre qui est parti se baigner et un dernier qui fait un jeu calmement à l’intérieur." Cela dit, même avec une organisation souple comme celle-là, le déroulé des journées respecte le rythme des enfants et suit un schéma classique.

En colonie de vacances

Fabien, animateur depuis 8 ans, est sceptique : "La journée type d'une colo? Cela dépend beaucoup de la classe d’âge… Chez les 8-12 ans, par exemple, voici ce que cela donne : de 6h à 9h, un anim’ est dans le couloir. Il attend devant les chambres et renvoie au lit les enfants qui se lèvent trop tôt. À partir de 7 ou 8h, il les dirige vers le petit déjeuner. Pendant ce temps-là, le reste de l’équipe prépare le réfectoire et les animations du matin. Après le déjeuner, il faut s’assurer que chacun fait sa toilette puis amener tout le monde à la première animation.
Cela nous amène jusqu’à midi. On mange. Le repas est un moment important car on peut souvent échanger avec les enfants. Ensuite nous avons un temps calme. Certains font une sieste, lisent, écrivent à leurs parents ou encore jouent aux cartes, mais calmement. Les animateurs doivent être présents pour encadrer, mais il faut laisser les enfants faire un peu ce qu’ils veulent. On peut les accompagner ou leur proposer des choses, mais il faut les laisser jouer. Certains membres de l’équipe préparent pendant ce temps l’animation d’après.

Le reste de la journée s’enchaîne logiquement. Animation, temps informel, douche, repas, veillée, temps calme et coucher entre 22h et 23h30. Mais ce n’est pas la fin de la journée pour les animateurs ! L’équipe se réunit pour faire le bilan de la journée et préparer celle du lendemain. C’est un moment qui peut être très rapide et drôle, mais parfois aussi très long et tendu s’il y a des problèmes dans l’équipe. On fait aussi le traditionnel cinquième repas, on prépare les activités du lendemain et on se couche en général entre minuit et 2h du mat’. Au final, les animateurs n’ont pas trop de temps libre." Sur les longs séjours, chaque animateur dispose souvent d’une journée banalisée pour se reposer.

En centre d’accueil

En centre d’accueil, le rythme n’est pas le même, puisque les enfants ne viennent qu’aux horaires de bureau. Il n’y a donc qu’un seul repas avec les enfants, et l’animateur ne dort pas avec eux. La gestion de la vie quotidienne est donc moins présente. Le travail n’est pas simple pour autant. Cécile a travaillé en centre aéré. "Je devais préparer le programme pour le mois et gérer l’inscription des gamins aux différentes activités, se souvient-elle. Il y avait les activités obligatoires comme le cinéma ou certaines expositions. Pour le reste, je pouvais faire preuve d’initiative."
La journée type de l’animateur en centre d’accueil est à peu près la même que celle décrite plus haut, avec un enchaînement de temps calme et d’animation calqué sur le rythme naturel des enfants. Jeanne détaille sa journée d’animatrice pour les 4-6 ans : "On arrive vers 8h pour avoir une demi-heure pour préparer la salle avant que les enfants arrivent. Il faut occuper les premiers arrivants en attendant les derniers. On a souvent des enfants qui pleurent à ce moment-là… Ensuite, on met en place un petit moment chant, puis on les laisse jouer dans la cour. Quand ils reviennent, on fait une animation en groupe – du sport ou du dessin, par exemple – jusqu’à 11h30. Ils jouent alors dans la cour avant d’aller manger. Le reste de la journée est simple : sieste, activité, temps libre, goûter puis jeux de société en attendant les parents. C’est éreintant !"
Sommaire du dossier
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