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Après le BAFA, comment animer en accueil de loisirs ?

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Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Il est possible d’exercer l’activité d’animateur dans beaucoup de structures différentes. En dehors du scoutisme, il existe les accueils avec hébergement – appelés séjours de vacances ou colonies s’ils durent plus de 4 nuits –, les accueils de loisirs sans hébergement et enfin les classes transplantées, en accompagnement d’un instituteur.

Quel que soit le choix, il faut sérieusement discuter avec le directeur de la structure avant de s’engager. Les projets sont souvent très différents les uns des autres et être sur la même longueur d’onde que le responsable de la structure n’est pas un luxe. Les accueils de loisirs sans hébergement ont pour mission d’accueillir les enfants quand l’école est fermée et que les parents travaillent. Ces structures sont ouvertes le mercredi et pendant les vacances scolaires.

Les avantages d’animer en accueil de loisirs

Le premier avantage de ces structures est le salaire

Souvent encadré par la mairie, l’accueil de loisirs paie bien pour le milieu de l’animation.
"Je gagne 90 € par jour", annonce Jeanne, animatrice dans un centre de la mairie de Paris. Mais au-delà de cette considération pragmatique, il existe d’autres intérêts à travailler dans ces structures.


Se couler dans une structure

Les accueils de loisirs sont en général des structures existantes depuis un certain temps et dont le fonctionnement répond à une certaine routine. "Tu as moins de projets à porter, moins de responsabilités à prendre. Bien souvent, il y a aussi des sorties obligatoires", confirme Jeanne. Un univers donc moins stressant que la colonie pendant laquelle l’animateur travaille sans filet.


Un travail toute l’année.

Les centres aérés sont ouverts toute l’année, même pendant les vacances scolaires. Ils assurent donc aux animateurs un revenu constant et stable. Ils permettent également de tisser une relation dans la durée avec certains enfants. "Pas tous, nuance Cécile, mais il est vrai que certains enfants reviennent tous les mercredis et à toutes les vacances. On est amené à bien les connaître."

Les inconvénients d’animer en accueil de loisirs

Occuper sans éduquer

"On ne faisait que de l’occupationnel, peste Myriam. On nous a bien fait comprendre que notre but n’était pas d’éduquer les gamins mais bien de les occuper. Un jour, un des enfants dont je m’occupais s’est mis à grimper sur un grillage. Je l’ai descendu et je lui ai fait la morale. La directrice me l’a sévèrement reproché car elle avait peur d’avoir des problèmes avec les parents. Je n’avais pas à lui faire la leçon… Ce genre de truc n’arrive pas en colonie parce que tout le monde sait que si tu ne recadres pas immédiatement un enfant qui fait une bêtise, il peut et va sans doute recommencer."

Comme le montre l’exemple de Myriam, l’accueil de ­loisirs peut se révéler très frustrant pour l’animateur. Certaines familles confient leur enfant par obligation et ne veulent pas que les animateurs prennent trop de libertés avec leur rejeton. Dans ce cas-là, l’animation s’éloigne de son objectif d’éducation populaire et peut devenir un véritable pensum. L’animateur marche sur des œufs en permanence et a du mal à définir son rôle vis-à-vis de l’enfant. Parfois, son autorité s’en ressent.


Des relations moins profondes

Une journée par semaine d’animation au beau milieu de sa vie de jeune étudiant, cela crée parfois des décalages. "C’est sûr que parfois on regarde un peu sa montre en attendant la fin, confie une animatrice. On a moins tendance à s’investir car on sait qu’après 18h, c’est fini." Ceci est également vrai pour les enfants. Ils savent bien qu’ils ne sont là qu’un jour par semaine et eux aussi s’investissent moins dans leur relation avec les animateurs qu’en colonie de vacances.
Sommaire du dossier
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