BAFA : animateur, et si j’en faisais mon métier ?

Par Olivier Monod, publié le 06 Mai 2011
3 min

Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Après des années d’animation occasionnelle, il n’est pas rare de voir émerger l’envie de faire carrière dans ce secteur d’activité. Il faudra alors certainement passer des diplômes professionnalisants plus exigeants que le BAFA, même si celui-ci peut être une excellente porte d’entrée.

Un exemple de parcours

Fabrice Deboeuf a 35 ans. Il est responsable du secteur loisirs vacances aux CEMÉA. "J’ai passé mon BAFA à 17 ans. Dès 21 ans, j’ai voulu me professionnaliser. Je faisais de l’accueil de loisirs les mercredis et pendant les vacances scolaires. Je faisais également de l’accueil périscolaire. Les horaires sont assez rudes. Il faut être présent de 6h45 à 9h le matin, puis de 11h30 à 13h30 pour encadrer le repas et enfin de 16h30 à 19h le soir. Ensuite je suis devenu animateur de quartier à Argenteuil. Tout cela alors que je n’avais que le BAFA. Au vu de mon activité et de mon militantisme, les CEMÉA m’ont proposé un poste à plein-temps. J’ai alors décidé de préparer le diplôme d’État relatif aux fonctions d’animateur (DEFA). Je l’ai passé en formation continue : 1 semaine par mois pendant 2 ans. C’était pour moi une manière d’être reconnu socialement et d’acquérir de nouveaux outils dans mon domaine. Le diplôme d’État n’est pas nécessaire, mais il permet d’évoluer plus rapidement et apporte une certaine légitimité."

Le BAFA n’est pas un diplôme professionnel

"Le BAFA n’est pas un diplôme professionnel dans le sens où il n’atteste pas une compétence professionnelle à encadrer des mineurs", explique-t-on au ministère. Pourtant, comme le montre l’exemple ci-dessus, de nombreuses personnes ne vivent que de l’animation sans avoir d’autre référence qu’un BAFA. De nombreuses offres d’emplois demandent ce brevet comme prérequis à l’embauche. Cela va même plus loin puisque le Pôle emploi peut payer le BAFA aux chômeurs dans le cadre de leur réinsertion professionnelle.

"Beaucoup d’employeurs reconnaissent le BAFA, admet-on au ministère. De notre côté, nous comprenons tout à fait qu’il représente une 1ère étape dans un parcours personnel." Une étape facilitée par le fait que la profession n’indexe pas ses salaires sur un niveau de formation mais sur un niveau de compétence et de responsabilité. Même dans l’animation professionnelle, les compétences priment sur la formation reçue. Les postes sont attribués en fonction du profil du candidat, peu importe ses diplômes. Seule la fonction publique conditionne l’inscription à ses concours, et donc l’accessibilité de certains postes, à l’obtention d’un diplôme.

Pourquoi passer un diplôme

Toutefois la législation donne un certain avantage aux animateurs professionnels. Les structures d’accueil encadrant un grand nombre d’enfants doivent être dirigées par des personnes possédant un diplôme professionnel. Le BAFD ne suffit plus. Il existe donc des cas particuliers, dans le milieu de l’animation, nécessitant des cadres professionnels. Même sans cela, les formations professionnelles sont bien faites et permettent à l’animateur de découvrir de nouvelles facettes de son métier ainsi que de nouvelles techniques.

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