BAFA : comment s’adapter au handicap ?

Par Olivier Monod, publié le 06 May 2011 - Mis à jour le 03 Mars 2016
3 min

Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Les animateurs peuvent se retrouver face à des enfants en situation de handicap dans deux cadres différents. Une structure classique peut accueillir un enfant handicapé avec les autres, ou alors il peut intégrer une association spécialisée dans le domaine. Arnaud, animateur de 26 ans a travaillé dans ces deux contextes. Il en garde d’excellents souvenirs : "Il faut bien se dire que c’est une super expérience. Quand on se lance sur des cas comme ceux-là, on ne part pas sur une colo classique, cela n’a rien à voir. Mais c’est très enrichissant."

Handicap : animer et assister

"Le handicap nécessite énormément de présence de la part de l’animateur. Les enfants ont peu de temps en autonomie totale. Il faut toujours être présent. Certains ont besoin d’aide pour se laver ou même pour aller aux toilettes. Les détails de la vie quotidienne prennent plus de temps. Il arrive que ces enfants se fatiguent plus vite que leurs camarades valides. Dans ce cas, il faut être à l’écoute et les aider pour qu’ils passent le même séjour que les autres. Si c’est trop dur, il faut savoir surmonter sa propre frustration et celle de l’enfant pour quitter le jeu en cours et prendre un petit moment en tête-à-tête. C’est l’occasion de discuter ou de faire des petits jeux."

Handicap : surmonter la gêne

"Comme on passe beaucoup de temps avec les enfants, on est amenés à beaucoup discuter avec eux. Ils parlent souvent très librement de leur handicap. C’est plutôt l’animateur qui est gêné et qui ne sait pas comment aborder le sujet. Les enfants sont en général tellement contents d’être là qu’ils sont très positifs. Quand cela se passe très bien, tout le monde surmonte le handicap ensemble. J’ai connu des colos où les enfants valides avaient fini par s’occuper eux-mêmes de leur camarade handicapé. On avait atteint le point où l’on oubliait le handicap. Le plus dur est alors de garder la tête froide afin de ne pas lui demander des choses qu’il ne peut pas faire !"

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