BAFA : les qualités à avoir quand on est animateur

Par Olivier Monod, publié le 10 Mai 2010 - Mis à jour le 03 Mars 2016
3 min

Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Être dans l’action

Oui, animer fatigue. Car cette activité nécessite un éveil constant. "Si tu lis une histoire et que cela ne leur plaît pas, ils s’en vont, explique Jeanne. Tu ne dois pas rester bloqué sur ce qui est prévu mais être prêt à proposer quelque chose d’autre !" Pour certains, cette incertitude est source de motivation : "L’animation est une aventure permanente, s’enthousiasme Baptiste, animateur. Rien n’est gagné d’avance ! Il faut être créatif, avoir envie de bosser en équipe et se tenir prêt à être secoué !" Toujours être actif. Savoir réagir face à l’imprévu.

Claire travaille souvent avec l’association Telligo. Dans cette structure, on raconte une petite histoire aux jeunes animateurs pour illustrer ce qu’on attend d’eux : "Imagine un animateur en retard pour préparer sa veillée qui commence dans 1h. La petite Sarah arrive vers lui en pleurant parce qu’elle a perdu sa poupée. Que fait le bon animateur ? Il arrête sa préparation et va aider la petite Sarah, parce qu’il faut toujours faire attention à tout le monde." Une petite histoire qui illustre bien l’exigence de réactivité demandée aux animateurs. "Il est très important d’être dans l’action, complète Nicolas, animateur expérimenté. L’animateur sympa qui va faire des blagues, cela ne suffit pas ! Il faut faire faire des choses et se demander ce qui nous caractérise et ce que nous pouvons apporter aux enfants."

Se remettre en question

Le questionnement fait partie intégrante du quotidien de l’animateur, surtout lors des réunions de bilan en fin de journée en colonie. On apprend à tout moment ! "Je me souviens d’une journée assez terrible, raconte Nicolas. On dormait sous une tente et un orage a éclaté. On avait 50 enfants de 8-11 ans réunis dans une grange pour le repas. Il y avait un boucan d’enfer. Une collègue animatrice essayait de ramener le calme en criant mais cela ne marchait pas. Quand je me suis mis à hausser le ton à mon tour, les gamins se sont tus. La différence entre nous deux, c’est que je n’avais encore jamais crié sur la colonie. Elle hurlait pour un oui ou pour un non, et les enfants n’y faisaient plus attention. Cette anecdote m’a permis de comprendre qu’il fallait une proportion entre l’action et la réaction. Il faut adapter son comportement à la gravité des événements et ne pas sur-réagir."

Après cette expérience, Nicolas aura encore appris et amélioré sa manière d’animer. Le secret du quotidien de l’animateur se situe là. À partir d’une base identique, vivre des moments toujours différents grâce à l’expérience accumulée et aux rencontres humaines du moment.

Consultez nos offres

Recruteur : déposer une annonce

Articles les plus lus

A la Une actu et conseils emploi

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !