BAFA : transmettre mon expérience, comment former les jeunes à l’animation ?

Par Olivier Monod, publié le 06 May 2011 - Mis à jour le 03 Mars 2016
3 min

Vous avez votre BAFA, et vous vous lancez dans vos premiers jobs d’animateur. Comment appréhender les enfants ou ados que vous allez encadrer ? Que faut-il préparer ? Voici une série de conseils extraits du livre "BAFA, Mode d’emploi" d’Olivier Monod, publié aux éditions L’Étudiant.

Au fond, l’animation se base sur ce principe simple. L’amour de la transmission. Que ce soient des savoirs, une ambiance ou des valeurs. Il n’est donc pas surprenant de voir certains animateurs se tourner vers la formation de leurs futurs collègues. Une démarche assez simple à réaliser puisque tous les organismes doivent faire état d’un système de formation des formateurs.

Les conditions à remplir

Quel que soit l’organisme dans lequel le formateur veut travailler, les conditions pour exercer cette fonction sont sensiblement les mêmes. Il est nécessaire d’être titulaire du BAFA et de pouvoir faire preuve d’une certaine expérience dans le domaine de l’animation. Le nombre d’années d’expérience demandé varie en fonction des organismes, mais il est primordial d’avoir de la bouteille pour être un bon formateur.

Ensuite, les candidats doivent se soumettre à un séjour de formation, de la durée d’un week-end, la plupart du temps (cette session peut être plus ou moins longue). "Le but de ce stage est d’apprendre aux gens à transmettre. Ils ont acquis un savoir-faire, ils doivent maintenant apprendre comment le faire passer aux autres", détaille le responsable formation d’un grand organisme.

Enfin, le jeune formateur sera affecté à un ou plusieurs stages BAFA en qualité de formateur stagiaire. Un peu comme lors du stage pratique, il apprend sur le terrain en s’intégrant à une équipe expérimentée et en prenant de plus en plus de responsabilités. Être formateur ne nécessite donc pas de nouveau diplôme.

Les démarches à effectuer

En général, il n’y en a pas ! Les organismes de formations sont en recherche constante de nouveaux formateurs. La voie classique est donc la cooptation. Sur un centre, un directeur repère un animateur particulièrement intéressant et lui propose de devenir formateur. "Idéalement, nous repérons les bons potentiels pendant le stage BAFD, explique une responsable. Mais il nous arrive également de détecter un profil intéressant lors d’un stage BAFA. Dans ce cas, nous allons le suivre sur plusieurs séjours et lui proposer de passer formateur au bout de quelques années."

Un formateur BAFA est souvent lié à un organisme. Il est donc primordial de bien se renseigner sur le projet éducatif de l’organisme pour lequel on s’engage. Le formateur est le premier lien entre les animateurs et l’organisme, il doit donc bien représenter son institution. Les candidatures spontanées seront toujours les bienvenues. Dans ce milieu, la motivation et la prise d’initiatives sont souvent récompensées !

Quel statut pour les formateurs ?

Voilà une autre question primordiale à poser. Au-delà des valeurs de l’organisme, le traitement réservé aux formateurs est un élément pragmatique et terre à terre, mais important et à prendre en compte. En effet, d’un organisme à l’autre les formateurs sont rémunérés ou dédommagés, ce qui n’est juridiquement pas la même chose. Ils sont parfois même bénévoles ! Et le montant de ces rétributions varie grandement. De 30 € par jour à 380 € par semaine, le traitement peut passer du simple au double, quand il existe.

Enfin, certains organismes proposent des sessions régulières de formation continue à destination des formateurs. Celles-ci permettent d’acquérir de nouvelles compétences et d’encadrer de nouveaux approfondissements, mais aussi d’échanger sur les pratiques de formation.

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