Les début de Guillaume, jeune diplômé en finance : "Pour trouver un job, le réseau est la clé de tout"

Par Julia Zimmerlich, publié le 25 Juin 2010
3 min

Décrocher son premier emploi dans la finance, mission impossible aujourd’hui ? Pas encore ! Guillaume, 26 ans, a réussi à passer entre les mailles du filet : moins de deux ans après sa sortie de Rouen Business School, il est en CDI à Londres après un VIE sur place en analyste en financement de projet. Ses conseils pour postuler dans le secteur, commentés par FMD Consulting, cabinet de recrutement spécialisé.

« Je savais que pour percer dans la finance, il y a des passages obligés, comme un stage en analyse crédit et la maîtrise parfaite de l’anglais, langue de travail du secteur, même en France », explique Guillaume qui dès son entrée à l’école, s’est systématiquement rendu sur les forums entreprises qu’elle organisait pour glaner des conseils.

Un stage à Los Angeles, un autre à Londres


Le jeune homme fait coup double en enchaînant deux expériences déterminantes. Tout d’abord, un premier stage d’analyste crédit et fiscalité à Los Angeles à la Bank of the West (Groupe BNP-Paribas). « Je voulais me renforcer sur la technique et me familiariser avec l’analyse de compte de résultat. Les Anglo-saxons n’ont pas de difficulté à donner des responsabilités à des stagiaires. » L’année suivante, il fait un stage de sept mois à Londres, à la BNP-Paribas CIB (banque de financement et d'investissement du groupe). Il occupe un poste en front office au sein du département FIG (Financial institutions group, qui regroupe toutes les activités de conseils aux établissements financiers). Guillaume s’intéresse alors au financement de projets, « plus en lien avec l’économie réelle. C’est une niche dans le monde financier ou il y a peu d’acteurs au niveau mondial car cela nécessite une grosse allocation de capital. Les projets sont très souvent au delà du milliard d’euros et peuvent mobiliser jusqu’à une trentaine banques pour le financement d’une autoroute ou d’un aéroport par exemple. » Même si les premières semaines de stages furent difficiles et intenses, le jeune homme ne regrette pas : « On apprend vite », conclut Guillaume qui a alors coloré de manière certaine et concrète son CV.

Le commentaire de Patricia Bravin, directrice du cabinet FMD Consulting


La maîtrise de l’anglais est effectivement incontournable. Tous les acteurs du secteur travaillent en anglais. Faire un stage en analyse crédit est une bonne option, mais ce n’est pas un passage obligé. Concernant la remarque de Guillaume sur la plus grande responsabilisation des stagiaires dans les entreprises anglo-saxonnes, je ne suis pas tout à fait d’accord. Les banques ne donnent que rarement des responsabilités à des jeunes non titulaires.

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