1. Jobs, Stages, Emploi
  2. Emploi : Nos conseils
  3. Les débuts de Sophie Constant, jeune diplômée dans l'automobile
Témoignage

Les débuts de Sophie Constant, jeune diplômée dans l'automobile

Envoyer cet article à un ami

Dans la rubrique « Loisirs » de son CV, elle a inscrit « Sport automobile, karting ». Pas banal pour une fille. Diplômée de l’école d’ingénieurs ESTACA (spécialisée dans l’automobile et l’aéronautique), Sophie a été recrutée en une semaine par Sherpa Engeenering comme ingénieur incidentologue. Une gageure alors que le secteur de l’automobile est sinistré…

Des stages bien choisis

Le parcours de Sophie, c’est d’abord une série de stages, complémentaires et mûrement choisis, pour lui assurer toutes les chances de travailler dans la compétition automobile. A l’été 2005, étudiante à l’ESTACA, une école d'ingénieur spécialisée dans l'automobile et l'aéronautique, elle décroche un premier stage de mécanique chez Citroën Sport sur les voitures de rallye de Sébastien Loeb et François Duval... Puis elle embraye sur une participation aux 24 heures du Mans, en tant que mécanicienne de l’équipe ATS, en avril 2007.

Paris-Dakar. En 2008, la jeune femme décroche un stage de 5 mois chez Toyota Compétition, pour participer à la préparation du Paris-Dakar. Enfin Sophie clôt sa formation par un stage de fin d’études de 6 mois qui la mène en Belgique, dans le département compétition et sport automobile de Simtech.

Savoir bifurquer à temps


Sa recherche d’emploi, Sophie l’a menée en parallèle de son stage de fin d’études. "Dès avril 2009, j’ai commencé à envoyer des candidatures spontanées. Le milieu du sport automobile est très fermé, mais j’y avais développé des contacts lors de mes stages, que j’ai sollicités à ce moment-là". En parallèle, Sophie reçoit une proposition d’embauche de Simtech, l’entreprise dans laquelle elle est en stage. Mais elle décline l’offre : l’activité sport automobile n’y est pas assez développée à son goût.

Une si longue attente. Malheureusement, les retours des recruteurs se font attendre : "C’est difficile de ne pas recevoir de réponse, car on ne sait pas si le problème vient de soi-même ou du recruteur… Comme je commençais à m’inquiéter, à cause de la crise et des effets sur les recrutements, j’ai décidé d’élargir mes recherches à tout le secteur de l’automobile : Peugeot PSA, Renault, Valeo, Michelin…".

Jamais deux sans trois !


La jeune fille ne se décourage pas et consulte plusieurs fois par jour les sites Internet de recrutement, APEC, Monster, Engeenering.free.fr (spécialisé dans le sport automobile), Autosport.com…. Son obstination paie : elle reçoit une deuxième proposition d’emploi, en provenance d’une petite entreprise de compétition automobile, Migal : "Mais le salaire que je demandais n’entrait pas dans leur fourchette".

De l’importance du réseau. Début février, un ami de promotion lui signale qu’une société de prestations de service dans laquelle il travaille cherche un ingénieur d’études pour un constructeur automobile… Bonne pioche ! "J’ai envoyé mon CV à cet ami le vendredi 5 février, j’ai été appelée l’après-midi pour un entretien fixé le jeudi suivant".

Un recrutement express


Les souvenirs de Sophie sur son recrutement sont encore frais. "J’ai d’abord été reçue par la responsable des ressources humaines, qui m’a présenté le projet, m’a questionnée sur ma vision du poste". Sophie en profite pour expliquer tout ce que ses stages dans le sport automobile lui ont apporté sur le plan professionnel et personnel. Cette discussion d’une trentaine de minutes est suivie d’un QCM visant à vérifier ses compétences techniques. 
 
Ultimes révisions. Sophie est ensuite reçue par un responsable technique pour un entretien… très technique ! "Je m’y attendais, donc j’avais feuilleté mes cours – 6 mois après ma sortie de l’école, j’en avais besoin". Le lendemain, Sophie reçoit une proposition d’embauche, pour commencer le lundi suivant.

Avec le recul, Sophie se dit qu’elle a eu de la chance de trouver du travail aussi rapidement : "Dans ma promotion, tous les diplômés ne sont pas encore en poste". Regrette-t-elle de ne pas avoir décroché un job dans le sport automobile ? "Non ! Ce n’est parce que mon premier emploi n'est pas dans ce milieu que j'ai perdu de vue mon objectif. C’est une étape." Et pour cause : aujourd’hui, Sophie travaille sur des prototypes électriques ; un savoir-faire susceptible d’intéresser les acteurs du sport automobile, de plus en plus soucieux de leur impact écologique…

 

Sandrine Barbotin, responsable des ressources humaines chez Sherpa Engeenering
"J’ai été séduite par sa présentation et sa capacité à me convaincre de son potentiel d'évolution ".
"Sophie nous a été présentée par un ingénieur de notre équipe, ce qui a facilité notre mise en relation et notre intérêt pour sa candidature. En rendez-vous, j’ai été séduite par sa présentation et sa capacité à me convaincre de son potentiel d'évolution, sa capacité à s'adapter à nos environnements techniques. Elle a su me rassurer sur sa capacité à s'impliquer dans un autre domaine que celui des sports automobiles – même si j’apprécie de recevoir des candidats passionnés, qui ont une idée précise de ce qu'ils veulent faire ou ne pas faire et savent argumenter leur choix".
"Sophie a également une capacité d'écoute et de compréhension de sujets techniques complexes qu’elle a su mettre en avant lors de notre entretien. Par la suite, elle a répondu à un test technique qui a conforté notre décision de recrutement. Je conseille aux candidats d’apprendre à valoriser leurs stages en entreprise, en précisant les objectifs du stage, les résultats obtenus, les compétences exploitées et/ou développées ; c’est quelque chose que Sophie a bien su faire lors de notre rendez-vous ".