Avec la crise, les procédures de sélection des stagiaires sont-elles plus drastiques ?

Par Guillaume Cauchois, publié le 05 Mai 2009
3 min

Des étudiants d’écoles d’ingénieurs qui voient leur indemnisation de stage réduite de moitié par leur entreprise d’accueil, un géant de l’industrie ; une jeune rédactrice en chef d’un célèbre magazine féminin remerciée alors qu’elle était sous convention de stage… la tempête financière touche aussi les stagiaires ! Le point sur l’impact de la crise sur les stages, avec l’expertise de recruteurs et de chargés des relations entreprises d’écoles et d’universités.

C’est une certitude. Afin de faire face à l’afflux de demandes de stages, les entreprises offrant des garanties de débouchés ont resserré leur procédure de sélection.

Postuler à un stage comme à un emploi. Comme chez Deloitte qui propose 350 stages en 2009. "Depuis quelques mois, le nombre de candidatures d’étudiants, émises selon les procédures classiques (site Internet), ont augmenté de 20 % et celles de personnes recommandées de 50 %, constate Antoine De Riedmatten, associé responsable du recrutement. Conséquence : nous avons décidé que les postulants ne devaient plus passer un, mais deux entretiens, avec un opérationnel qui connaît nos besoins sur le terrain, puis avec un associé. Nous voulons transformer ces expériences en embauche et ne pas perdre de temps avec des gens qui ne cherchent qu’à valoriser leur CV avec un stage en audit."

Motiver… Les étudiants en école de commerce ont parfaitement assimilé ces nouvelles règles du jeu. Lors de leur année de césure, souvent planifiée avant de se spécialiser, ils effectuent des stages de six mois à un an. Pour découvrir un secteur, élargir leurs compétences et parfaire la cohérence de leur parcours professionnel. Seul impératif pour espérer séduire un recruteur : ne pas donner l’impression d’avoir choisi sa voie par défaut. Surtout quand la conjoncture n’est pas au zénith et le moral dans les chaussettes.

… et cibler sa candidature. "On demande aux étudiants d’être plus flexibles. Mais il ne faut pas céder à la panique à cause de la crise. Il n’est jamais bon d’arroser le marché de CV et de multiplier les entretiens", rappelle Catherine Marionneau, conseillère carrières internationales à Audencia Nantes. Ses deux mots d’ordre pour faire la différence face aux autres stagiaires potentiels en lice : projet individuel solide et motivation décuplée.

Consultez nos offres

Recruteur : déposer une annonce

Articles les plus lus

A la Une actu et conseils emploi

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !