1. Jobs, Stages, Emploi
  2. Emploi : Nos conseils
  3. Pôle emploi : pourquoi s’inscrire quand on est un jeune diplômé ?
Boîte à outils

Pôle emploi : pourquoi s’inscrire quand on est un jeune diplômé ?

Envoyer cet article à un ami

S’inscrire à Pôle Emploi quand on est tout juste diplômé et que l'on n'a pas droit aux allocations chômage : une démarche utile ou une perte de temps ? Alexis, Maëlle et Jean-Sébastien vous font partager leur expérience.

Inutile, déprimante, chronophage… Pour beaucoup de jeunes, l’inscription à Pôle Emploi, quand on n’a pas le droit à des allocations chômage, est une idée complètement farfelue. Et pourtant, en cette année 2010 particulièrement difficile sur le front de l’emploi, les agences de Pôle Emploi accueillent de nombreux jeunes diplômés. Alors bon plan ou pas ?

Garder la "sécu". Maëlle Nacry s’est inscrite à Pôle Emploi dès l’obtention de son diplôme de l’EFAP, en juin 2010. "Je savais que je n’aurais pas le droit à des allocations chômage et je me doutais que Pôle Emploi n’allait pas me fournir beaucoup d’annonces de recrutement ! Mais je me suis inscrite pour pouvoir continuer à bénéficier de la sécurité sociale". Maëlle était bien renseignée : une fois diplômé, l’ex-étudiant ne peut plus bénéficier de son ancienne couverture sociale. Inscrit à Pôle emploi et identifié comme demandeur d’emploi, il s’ouvre de nouveaux droits à l’assurance sociale (la "sécu").

Rentrer dans les cases. Jean-Sébastien Macé a pris le chemin de Pôle emploi en septembre 2009, après avoir décroché son master pro techniques spatiales et instrumentation à l’université Paul Sabatier, à Toulouse. "Nos profs nous avaient prévenu qu’il fallait se préparer à une recherche de travail un peu longue et je pensais y trouver une aide, sans pour autant m’attendre à des merveilles".

Pour bénéficier des allocations entre deux contrats. Pour Alexis Michallek, l’entrée dans le monde du travail se présentait bien. Il avait réussi à décrocher son premier emploi avant même d’avoir terminé son double master professionnel juridique et scientifique. "Mais c’était un CDD (contrat à durée déterminée) de 7 mois, sans perspective de CDI (contrat à durée indéterminée) dans la foulée". En janvier 2010, Alexis s’est donc inscrit à Pôle emploi "pour bénéficier des allocations, uniquement. Je n’espérais aucune aide".

Apprendre à se vendre. Dès leur premier rendez-vous, les conseillères qui suivent Alexis et Maëlle leur proposent de participer à un "Parcours jeunes diplômés", à la Cité des Métiers, à Paris. 5 ateliers de 3 heures, pour travailler sur son CV, parfaire sa présentation en entretien, apprendre à développer son réseau… Alexis en dresse un bilan très positif. "Nous avons travaillé par petits groupes. Les conseils étaient très personnalisés. J’ai été incité à rappeler des contacts de mon ancienne entreprise, non pas pour demander du travail mais pour recueillir des informations susceptibles de m’aider. Seul, je n’aurais pas osé le faire, mais en étant coaché, on ose davantage. J’ai appris à me présenter, à me "vendre", ce qui n’est pas facile quand on vient de l’université".

Rompre l’isolement. Maëlle, de son côté, reconnait qu’elle n’était pas emballée par la perspective de participer à ces ateliers. "J’y suis allée avec des semelles de plomb ! Mais finalement, ça m’a considérablement déstressée de me retrouver avec d’autres jeunes qui rencontraient les mêmes difficultés que moi. Je me suis fait des contacts et, grâce aux simulations d’entretien d'embauche, je sais enfin quoi répondre quand un recruteur me demande quelles sont mes qualités et quels sont mes défauts".

Un bilan mitigé. Le bilan de Jean-Sébastien est moins positif que ceux de Maëlle et Alexis. "Au cours du premier rendez-vous, le conseiller de Pôle Emploi a rempli mon dossier, puis m’a proposé de le transférer à l’agence ANPE Cadres près de chez moi. C’est tout. Ni lui, ni le conseiller que j’ai vu à l’agence cadres, ne m’ont jamais parlé d’atelier pour jeunes diplômés". Et pour cause : ces sessions de formation ne sont pas proposées dans toutes les agences Pôle Emploi. Chacune d’entre elles décide d’en programmer ou pas. "En plus, à l’agence cadres, on m’a expliqué que j’allais devoir attendre 3 mois avant de bénéficier d’un suivi personnalisé : ça m’a semblé trop long, j’ai décidé de m’inscrire à l’APEC (Association pour l’emploi des cadres)". Où, après une première réunion d’information, on lui explique qu’il ne sera pas reçu à nouveau avant 4 mois…

Un soutien ponctuel. Mais Jean-Sébastien n’a pas perdu son temps en passant par Pôle Emploi. "Convoqué à un entretien à Paris, j’ai pu me faire rembourser la quasi-totalité de mon voyage par Pôle Emploi. Et grâce à la carte de "chômeur", je bénéficie des transports gratuits à Toulouse". Aujourd’hui, Jean-Sébastien apprécie aussi d’avoir un conseiller de l’APEC personnalisé, qu’il peut contacter par mail – un petit plus dont bénéficie aussi Maëlle et Alexis à Pôle Emploi.

Pour aller plus loin : Où postuler ? 50 sites d’emploi comparés / Recherche d'emploi : réussir ses entretiens d'embauche

Sommaire du dossier
"Avec la crise, nous avons vu arriver de nouveaux profils de jeunes diplômés à Pôle emploi"