Premier job : le kit de survie si vous montez à Paris

Par Isabelle Maradan, publié le 06 Decembre 2013
3 min

“Travailler en région parisienne ? Jamais !” Malgré vos réticences, vous envisagez de “monter à Paris” pour votre premier job. Comment faire contre mauvaise fortune bon cœur ? Que faut-il savoir pour espérer réussir à vous acclimater ? Vie sociale, logement, loisirs… Diane, Léa, Noa, Abdelhamid, Anthony et Benjamin ont vécu l’expérience et vous livrent leurs trucs pour prendre la vie parisienne du bon côté.

Quitter sa province pour travailler en région parisienne peut être vécu comme un sacrifice imposé pour bien démarrer une carrière. Mais le large champ des possibles que cela offre et la concentration de compétences donnent vite à cette expérience des airs de défi.

Lorsqu'elle est arrivée à Paris pour des entretiens, Noa n'aimait pas cette ville, "où on peut vite se sentir bousculé quand on est provincial". Elle a tout de même considéré que "c'était un passage obligé, un sacrifice, une année à mettre entre parenthèses pour [sa] carrière". À 25 ans, elle a donc quitté Limoges – et son lapin, "plus heureux là-bas" – en octobre 2013, pour devenir salariée chez Allianz à La Défense et décrocher son master en management en alternance chez Kedge Business School.

Saisir des opportunités professionnelles

Pour beaucoup, la capitale est perçue comme la ville des opportunités professionnelles, à saisir en début de carrière. Comme Noa, Anthony était déterminé à ne jamais vivre en région parisienne après son diplôme de l'École de management de Strasbourg. Il y est pourtant établi depuis six ans. C'est là qu'il a décroché son premier poste : ingénieur commercial "dans une petite SS2I [société de services en ingénierie informatique, NDR] sympa sur l'île de la Jatte à Neuilly (92)" . Originaire d'un village de 300 habitants près de Metz (57), le jeune homme de 30 ans se souvient avoir postulé "de Mulhouse à La Rochelle", mais avoir passé la quasi-totalité des entretiens en région parisienne.

C'est aussi une opportunité professionnelle qui a mené Diane, 23 ans, à Paris, après ses études. "J'envisageais de partir à l'étranger lorsqu'un chasseur de tête pour Critéo m'a contactée", raconte l'ingénieure en développement de logiciels diplômée de l'ENSIMAG, à Grenoble (38). Avant de s'installer dans la capitale, "l'idée de la grande ville en général" ne faisait pas rêver la jeune femme originaire de Montpellier (34). Et elle reconnaît d'ailleurs avoir "vraiment eu du mal à [se] faire à la vie parisienne, les six premiers mois".

"Se concentrer sur ce que peut offrir Paris"

Devenir Francilienne, pour un temps au moins, s'est tout autant imposé à Léa, 21 ans, qui a passé l'essentiel de sa vie à Rouen (76). "Dans le marketing alimentaire, les grande boîtes intéressantes sont ici", justifie cette assistante chef de produit chez McDonald à Guyancourt (78).

Même chose pour Abdelhamid, qui a grandi à Tunis. Diplômé de l'INP Phelma et spécialiste de l'optique, il assure que "dans mon domaine, et dans la recherche en général, la région parisienne offre plus d'opportunités". Après ses études au sein de l'école d'ingénieurs grenobloise, ce doctorant de 26 ans apprécie "la densité des compétences plus élevée en région parisienne qu'ailleurs." Mais il perçoit aussi le revers de la médaille. "Il faut accepter les échecs, aussi nombreux que les opportunités, et jouer le jeu en se concentrant sur ce que peut offrir Paris", prévient-il. Pour lui, comme pour beaucoup de jeunes diplômés, Paris est synonyme de challenge.

Consultez nos offres

Recruteur : déposer une annonce

Articles les plus lus

A la Une actu et conseils emploi

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !