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Julie, joaillier aux ateliers Boucheron : “J’ai choisi l’artisanat de luxe”

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Galère de trouver du travail après avoir fait ses études en école d’art ? Révisez vos idées reçues ! À l’arrivée sur le marché de l’emploi, ces diplômés s’en sortent aussi bien voire mieux que ceux de physique-chimie ou d’économie. Reste à savoir comment s’y prendre de manière efficace : pour vous éclairer, cinq jeunes diplômés vous dévoilent les stratégies qui leur ont permis de décrocher le job de leurs rêves.

La recette de Julie qui fabrique aujourd’hui des bijoux aux ateliers Boucheron : avoir construit étape par étape son parcours de formation qui l’a amenée à devenir major de promo à l’École de la bijouterie BJOP.

“Très jeune, j’ai eu envie de fabriquer des bijoux. C’est un métier à la fois concret et artistique et on y trouve plus facilement du travail que dans la création pure”, explique Julie, 23 ans, diplômée de l’École de bijouterie BJOP.

Au départ, ses parents ont un peu tiqué... Il fallait les convaincre que le CAP (certificat d’aptitudes professionnelles) art et techniques de la bijouterie joaillerie était un passage obligé pour le métier… même avec un bac S !
 
Après un CAP, une prépa à LISAA
Julie vise l’École BJOP-bijouterie-joaillerie située rue du Louvre, à Paris, une école réputée créée par l'Union française de la bijouterie. Même si l’établissement est accessible après la troisième, la plupart des élèves sont déjà bacheliers.

Pour mettre toutes ses chances de son côté, l’étudiante passe par une prépa à LISAA de Nantes (44). “Sans cela, je n’aurais jamais réussi le concours d’entrée à l’école”, reconnaît Julie. Lors de la sélection, les enseignants, très exigeants,prennent plusieurs jours pour évaluer si les candidats ont la patience, l’adresse et la capacité de concentration requises.  


Des contacts avec les recruteurs grâce à son école de bijouterie-joaillerie

Après son CAP, la jeune femme enchaîne avec un BMA (brevet des métiers d’arts) art du bijou et des joyaux, en 2 ans également. Major de sa promo, Julie n’a pas eu à chercher longtemps du travail. “L’école m’a transmis des contacts d’employeurs. J’ai passé plusieurs entretiens où j’ai montré plusieurs pièces que j’avais réalisées à l’école, ainsi que des dessins de créations”, raconte-t-elle.

En juillet 2012, soit un mois tout juste après avoir décroché son diplôme, la jeune femme est embauchée par Boucheron, célèbre bijoutier de la place Vendôme, à Paris. Aujourd’hui, elle réalise des pièces uniques pour des clients fortunés. 

Pour aller plus loin : Étudiants en écoles d'art : participez au concours de création Microsoft / Écoles d'art : quatre bourses pour étudier à l'étranger / Écoles d’art : 5 raisons de mettre le cap sur la Belgique

Sommaire du dossier
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