1. Recherche d'emploi : kit de survie pour trouver son premier job
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Recherche d'emploi : kit de survie pour trouver son premier job

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La transition du diplôme à l'emploi est une période stressante. Les conseils de l'Etudiant pour l'optimiser. // © plainpicture/Maskot
La transition du diplôme à l'emploi est une période stressante. Les conseils de l'Etudiant pour l'optimiser. // © plainpicture/Maskot

Comme beaucoup de jeunes diplômés, vous devez vous lancer dans la recherche d’un premier emploi. L’Etudiant vous donne 7 clés pour être efficace et faire la différence.

La période des études s'achève, vous allez plonger dans la vie active et devoir voler de vos propres ailes. Voici notre to-do-list pour vivre au mieux cette transition.

1. Effectuez les formalités administratives

Vous n’êtes plus étudiant et vous changez de statut. Bien sûr, pas de quoi sauter de joie à l'idée de débuter votre vie active en vous inscrivant à Pôle emploi ! Néanmoins, faites-le ! Vous ne pourrez pas prétendre à une indemnisation chômage si vous n'avez pas travaillé au moins quatre mois durant les 28 derniers mois. Mais une fois inscrit, vous aurez le statut de demandeur d'emploi qui vous permet d’obtenir certains avantages.

Surtout, avec un conseiller, vous allez convenir d'un PPAE (projet personnalisé d'accès à l'emploi) dès votre premier entretien. Veillez à actualiser votre situation chaque mois par Internet ou par téléphone (composez le 39 49).

Lire aussi : Inscriptions à Pôle emploi, mode d‘emploi

Pensez aussi à vous inscrire à l'APEC (Association pour l'emploi des cadres) pour bénéficier des services aux jeunes diplômés. L'agence fait partie du service public de l'emploi. Elle accompagne les étudiants ou jeunes diplômés issus de l'enseignement supérieur (souvent à partir de bac+5 mais aussi bac+3/4) dans leur projet professionnel. Vous pourrez bénéficier d'une aide ponctuelle par téléphone, en face-à-face, ou encore d'un accompagnement de plusieurs mois.

Autre formalité : vous inscrire à la caisse d'assurance maladie. Si vous êtes diplômé 2018, vous quittez la Sécurité sociale étudiante et vous dépendez désormais du régime général. Que vous soyez embauché juste après la fin de vos études ou en recherche d'emploi, vous devez demander votre changement de statut à la caisse d'assurance maladie la plus proche de votre domicile.

Lire aussi : Fini la Sécurité sociale étudiante, place à une "contribution" de 90 euros

Enfin, si vous étiez boursier l'an dernier, pensez à solliciter l'ARPE (aide à la recherche du premier emploi). Cette aide financière vous permet de conserver le montant de votre bourse d'études et toucher jusqu'à 550 € par mois durant quatre mois. Si vous avez effectué vos études en apprentissage vous pouvez aussi bénéficier de l’ARPE, sous conditions. Vous toucherez une aide de 300 €.

2. Actualisez et personnalisez votre CV

"Adaptez votre CV et votre lettre de motivation au vocabulaire trouvé dans les offres d’emploi auxquelles vous postulez", préconise Charles Chantala, directeur commercial France du moteur de recherche d’emploi Indeed. Mettez à jour votre CV avec les dernières expériences en date : un stage de fin d’études ou même un job d’été sans rapport direct avec le métier auquel vous aspirez, mais qui peut constituer une expérience à valoriser en entretien.

Stages ou alternance, détaillez ces premières expériences professionnelles : explicitez les missions menées et montrez vos réalisations si possibles en les chiffrant.

Lire aussi : Premier emploi, 5 conseils pour anticiper avant d'être diplômé

N’oubliez pas également de mettre à jour votre profil sur les réseaux sociaux professionnels. Pensez à éliminer certaines photos ou propos trop festifs tenus ici : un employeur sur trois va vous "googliser". Bref, donnez une image de vous "pro" et veillez à la cohérence de votre identité sur Internet.

3. Pensez aux candidatures spontanées

Ne les négligez pas ! La candidature spontanée reste le second moyen d’obtention d’un poste après la réponse à une offre d’emploi, selon le baromètre APEC Jeunes diplômés 2018. La cooptation, l’embauche directe après un stage ou un contrat en alternance ou encore le dépôt du CV sur Internet n’arrivent qu’après.

Lire aussi : Check-list pour une candidature spontanée efficace

Ne bombardez pas tous azimuts ! Là encore, ciblez et personnalisez vos candidatures. Vous pouvez envoyer votre lettre par mail ou en remplissant le formulaire de contact sur la page "Carrières" ou la rubrique "Nous rejoindre" du site Internet de l’entreprise. Mais la bonne vieille candidature papier a encore ses adeptes (15 % des jeunes diplômés bac+5 et plus selon l’APEC).

4. Cherchez un poste dès la fin de l’été

La grande majorité des jeunes diplômés se mettent à rechercher leur premier emploi à partir du mois d’octobre. Vous pouvez prendre les devants en postulant fin août-début septembre. Beaucoup de décideurs (responsables des ressources humaines, managers opérationnels…) sont déjà rentrés de vacances mais ne sont pas pleinement absorbés par le quotidien de l’entreprise.

Ils ont plus de disponibilités pour étudier une candidature et recevoir un candidat qu’au moment de la rentrée. De vraies opportunités existent en été, donc n’hésitez pas à postuler avant l'arrivée massive des autres jeunes diplômés sur le marché du travail !

5. Passionnez-vous pour un secteur, une entreprise

"Soyez passionné ! La passion peut vraiment faire la différence en entretien de recrutement pour un jeune qui n'a pas eu de premier emploi et qui n'a donc ni expérience, ni réussite professionnelle", préconise Alexandre de Gennaro, chasseur de têtes. En outre, faites l'effort de vous intéresser au secteur d'activité de l'entreprise, à son actualité. Pour les grosses sociétés, vous trouverez facilement un rapport d'activités récent avec une interview du président et de ses dirigeants clés.

Regardez également le CV du recruteur potentiel avec qui vous aurez un entretien sur LinkedIn ou Viadeo. C'est une mine d'informations et vous aurez des points d'accroche pour discuter en face-à-face.

6. Faites des concessions

Vous n'avez pas trouvé le job de vos rêves ? Vous n’êtes pas le seul ! Un jeune diplômé sur quatre occupe un premier poste qui n’est pas en adéquation avec sa qualification et ses aspirations personnelles selon le baromètre Jeunes diplômés APEC 2018. Transiger avec la réalité du marché du travail peut se révéler une bonne option.

En effet, le manque d’expérience professionnelle constitue l'obstacle principal au premier emploi d'après les jeunes diplômés interrogés dans un sondage Opinionway pour l'Observatoire du premier emploi. La parade ? Vous acceptez un premier poste qui ne satisfait pas toutes vos espérances tout en gardant à l’esprit que vous n’allez pas vous y éterniser ! Cette première expérience professionnelle va en fait vous servir de tremplin pour un second poste plus conforme à vos attentes.

L’essentiel est de quitter le statut de jeune diplômé pour entrer dans celui de jeune technicien ou cadre expérimenté : les profils jeunes avec déjà un peu d'expérience sont les plus recherchés par les entreprises en ce moment, selon la note de conjoncture de l’APEC pour le troisième trimestre 2018.

7. Gardez confiance en vous !

Vous n’avez pas eu de réponse ? Votre candidature n’a pas été retenue ? Votre profil est "trop ceci" ou "pas assez cela" ? Ces retours négatifs ne doivent pas nuire à votre motivation. Ne laissez pas les émotions vous envahir. Si un employeur n’a pas retenu votre candidature, c'est ni un manque d’ouverture de sa part, ni le signe que vous êtes un mauvais candidat.

Envisagez les choses non sous le signe de l’échec, mais d'une expérience. Pourquoi ma candidature n’a-t-elle pas été retenue ? Que puis-je améliorer sur mon CV ? Comment progresser en entretien de recrutement ? Rappelez-vous : le succès n’est jamais qu’une suite d’échecs surmontés. Bref, gardez la foi !