1. Recherche d'emploi : sans réseau pas de boulot, alors faites-vous parrainer !
Coaching

Recherche d'emploi : sans réseau pas de boulot, alors faites-vous parrainer !

Envoyer cet article à un ami
Pour les jeunes diplômés de haut niveau issus de milieux défavorisés ou de quartiers prioritaires, la recherche d'un emploi ou d'une alternance à la hauteur de leurs compétences reste très difficile. // © Etienne Gless
Pour les jeunes diplômés de haut niveau issus de milieux défavorisés ou de quartiers prioritaires, la recherche d'un emploi ou d'une alternance à la hauteur de leurs compétences reste très difficile. // © Etienne Gless

En mal d’insertion professionnelle malgré votre bac+3, bac+5 voire bac+8 ? L'association Nos quartiers ont des talents propose aux jeunes diplômés issus de quartiers ou de milieux défavorisés de se faire parrainer par des cadres en entreprise. Une démarche qui pourrait faciliter votre recherche d'emploi.

"Cela fait dix mois que je suis en recherche d’emploi et je ne trouve pas de poste comme pharmacienne, explique Maïwenn, 28 ans, diplômée d’un master en pharmacotechnie. J’ai envoyé de nombreux CV mais je n’ai aucun retour de la part des entreprises." La jeune pharmacienne n’est pas la seule à ne pas trouver un job ou un stage à la hauteur de ses compétences.

"Je termine un master en génie mécanique à l’ENS Cachan. Je cherche un stage pour valider mon M1 mais je n’ai eu aucune réponse favorable", se désole de son côté Dingui, 25 ans. Comme eux, de nombreux jeunes diplômés issus de quartiers ou de milieux défavorisés peinent à trouver un stage, un contrat d’apprentissage ou un emploi. Leur problème n°1 ? L’absence de réseau.

Lire aussi : Discriminations à l'embauche, ces dispositifs qui peuvent vous aider

Accéder au marché caché de l’emploi

"80 % des jobs de niveau bac+3 et plus se décrochent via le réseau, assure Yazid Chir, le président de l’association Nos quartiers ont des talents, qui propose aux jeunes diplômés en mal d’insertion professionnelle de se faire parrainer et marrainer par des cadres en entreprise. Un jeune diplômé sans réseau a cinq fois moins de chances de trouver un poste que celui qui a accès au marché caché de l’emploi via ses parents ou son milieu social."

L'association a déjà accompagné 44.000 jeunes diplômés de niveau bac+3 minimum. "70 % d’entre eux ont trouvé en six mois un emploi à la hauteur de leurs compétences et 10 % ont été recrutés dans l’entreprise de leur parrain ou marraine."

Un parrain pour ouvrir son carnet d'adresses

Le rôle du parrain ou de la marraine ? Ouvrir son carnet d’adresses, mais aussi les yeux de son "filleul" ou de sa "filleule", sur les filières en tension où les chances de trouver un poste sont faibles. "S’ils veulent un emploi à la hauteur de leur niveau de diplôme, ils doivent élargir leurs recherches", préconise Yazid Chir.

Par exemple, plutôt que de postuler à une offre en marketing, pourquoi ne pas viser un poste en marketing commercial ou en marketing digital où les besoins sont plus importants et les candidats moins nombreux ? Ou faire ressortir telle compétence que vous possédez mais que vous n'avez pas mise en avant sur votre CV ?

Lire aussi : Recherche d'emploi : kit de survie pour trouver son premier job

Tout au long de son accompagnement, l’association propose également l'accès à des événements : des ateliers collectifs, des visites d'entreprise ou des cours en ligne pour acquérir des compétences complémentaires qui peuvent faire la différence.

De l'aide pour un contrat en alternance

En 2018–2019, Nos quartiers ont des talents ouvre son système de parrainage aux jeunes en recherche d’un master en alternance. Bien utile pour être payé pendant votre formation. "Beaucoup d’étudiants défavorisés de niveau bac+3 stoppent leurs études faute de ressources financières alors qu’ils rêveraient de continuer. Les parrains et les marraines vont les aider à trouver l’entreprise qui peut les prendre en alternance", indique Yazid Chir.

Qui peut bénéficier du parrainage professionnel NQT ?

Vous devez être un jeune diplômé de niveau bac+3 minimum, avoir moins de 30 ans, et être issu de milieu défavorisé ou résider en zone prioritaire. Par exemple, habiter en zone de revitalisation rurale, en quartier prioritaire de la ville ou avoir été boursier sur critères sociaux durant vos études ou encore être au RSA. L'association vient aussi en aide aux jeunes diplômés élevés par un seul parent ou en situation de handicap.