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Présidentielle : Rémy conjugue études à Sciences po et campagne d'Emmanuel Macron

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Rémy, 19 ans, engagé dans la campagne d'Emmanuel Macron. // © Catherine de Coppet
Rémy, 19 ans, engagé dans la campagne d'Emmanuel Macron. // © Catherine de Coppet

IL S'ENGAGE POUR… Emmanuel Macron. Rémy, 19 ans, étudiant à Sciences po Paris, a soutenu le candidat d’“En Marche !” dès l’été 2016. Il travaille au quotidien dans l'équipe du candidat, où de nombreux jeunes se côtoient. Il est l'un des étudiants, bénévoles ou salariés, engagés dans la campagne présidentielle 2017, que nous avons rencontrés.

"J'ai toujours eu un fort attrait pour la politique, lance d'emblée Rémy. En 2007, la campagne présidentielle m'avait impressionné par la capacité des candidats à mobiliser autour d'eux." En 2007, Remy n'avait que… 10 ans ! Yeux noisette et chemise bleue impeccable, le jeune homme de 19 ans fait actuellement partie de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron. En janvier dernier, il a intégré le pôle événementiel, qui organise les meetings du candidat. Le résultat d'un engagement précoce en faveur du candidat d'"En Marche !", pour cet étudiant en deuxième année à Sciences po Paris.

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Ayant grandi en Savoie, "dans un petit village de 700 habitants", Rémy est arrivé à Paris pour ses études à Sciences po, après un bac ES obtenu à Chambéry. "C'est la première fois que je m'engage en politique, mais je m'intéresse depuis longtemps à la chose publique", souligne Rémy, qui n'a pour l'instant voté que deux fois, lors des dernières départementales et régionales. Quand on lui demande s'il s'estime de droite ou de gauche, le jeune homme reste prudent : "J'ai plutôt une sensibilité de droite, et une famille à gauche. Mais jamais je n'aurais pu m'engager pour un autre parti politique, comme Les Républicains !"

“J’avais envie d’aider”

Son engagement, Rémy le justifie par "la volonté de renouveler la vie politique", incarnée selon lui par "En Marche !". S'étant déplacé à Amiens (80) pour écouter Emmanuel Macron en avril 2016 "par curiosité", il assiste à la naissance du mouvement du futur candidat, et y adhère dans la foulée. "J'ai rencontré là-bas des membres de l'équipe, et je leur ai dit que j'avais envie d'aider. Une semaine après, ils me rappelaient, et je commençais comme bénévole."

Mobilisé à partir de mai-juin comme bénévole, ou "helper" dans le jargon des partisans d'Emmanuel Macron, il passe rapidement ses week-ends au premier QG de celui qui est encore ministre de l'Économie et des Finances. "C'était un tout petit local dans le XIVe arrondissement à Paris, nous étions moins de 10, tous étudiants. On échangeait beaucoup, nous avions tous le même but, un peu comme dans une équipe sportive. J'étais en vacances, je me suis investi à fond !" raconte-t-il d'une voix assurée.

Un fonctionnement “horizontal”

S'en suivent pour Rémy d'autres étapes, qui jalonnent son investissement quotidien : préparation de la "grande marche" à l'été 2016, création de l'antenne d'"En Marche !" à Sciences po, dont il devient le trésorier, puis gestion des volontaires pour le meeting du 10 décembre 2016.

En janvier 2017, l'équipe de campagne lui propose de rejoindre le pôle événementiel, et, quelques semaines plus tard, de le salarier à temps partiel. "J'aurais pu avoir les mêmes responsabilités sans être salarié. Ici, on nous fait très vite confiance, même si on est jeunes, assure l'étudiant. Le fonctionnement est le plus horizontal possible, le renouvellement politique est aussi dans la méthode." Saluant l'autonomie que son salaire lui permet, Rémy pense qu'il serait resté au même niveau d'engagement de toute façon.

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À l'approche du premier tour, Rémy organise 3 ou 4 meetings par semaine. "Nous sommes de moins en moins nombreux au bureau, on doit organiser plusieurs événements en parallèle !" De la location de la salle à l'information locale, en passant par la mobilisation de bénévoles ou la sécurité et la coordination sur place, le travail de Rémy est à la croisée de plusieurs services. "C'est très exaltant, c'est un défi constant. C'est du bon stress, même si, certains jours, ce n'est pas simple de travailler à plusieurs…" admet-il, en avouant, à contrecœur, un manque de sommeil.

Confronter ses cours au terrain

Pas question cependant pour Rémy de mettre ses études entre parenthèses : l'étudiant a réussi à concentrer ses cours sur 2 jours, et tente de tout mener de front. "Je dois rendre mes premiers travaux dans 2 semaines, on va voir ce que ça donne, dit-il avec un demi-sourire.

"Quoi qu'il en soit, j'ai appris énormément ici en une année, beaucoup plus que si j'étais allé seulement en cours !" Faire de la politique tout en suivant son cursus lui a apporté un nouveau regard : "Les cours sur la carte électorale ou la sociologie du vote me parlent beaucoup, c'est passionnant de confronter ce qu'on me dit en classe au terrain."

Quant à la suite, Rémy ne se pose pas trop la question pour le moment. "Je n'ai pas de plan de carrière en politique, je suis heureux de m'engager et je pense que cette expérience me servira professionnellement !" Il y pensera donc… quand il aura du temps !

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