1. Rentrée 2017 : les 7 pièges à éviter si vous cumulez job et études
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Rentrée 2017 : les 7 pièges à éviter si vous cumulez job et études

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Un job trop intense ou exercé trop d'heures dans la semaine peut nuire gravement à la réussite de vos études ! // © Plainpicture/WillingHoltz
Un job trop intense ou exercé trop d'heures dans la semaine peut nuire gravement à la réussite de vos études ! // © Plainpicture/WillingHoltz

Travail salarié et réussite des études ne sont pas incompatibles. Mais attention à ne pas sacrifier votre formation pour une activité rémunérée. Voici les pièges à éviter à tout prix et les conseils qui vont de pair pour tout concilier.

1. Prendre un job dès la première année d'études supérieures

Prenez le temps de découvrir le monde de l'enseignement supérieur. Vous aurez déjà fort à faire pour trouver vos marques dans votre nouvel environnement. Il y a une marche élevée à grimper entre la dernière année de lycée et la première année à l'université. Même si vous avez peu d'heures de cours, vous devrez passez beaucoup de temps à côté à étudier pour réussir. Concentrez vous à 100 % sur la réussite de votre première année universitaire. Et si, comme 20 % des étudiants de 18–19 ans, vous devez ou souhaitez travailler dès cette première année, évitez de prendre un job de plus de 12 heures hebdomadaires ou de plus de 6 mois par an.

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2. Prendre un job trop éloigné de votre lieu d'études ou d'habitation

"J'ai un job de vendeuse dans une boutique de Disneyland Paris à 20 minutes du campus de la fac et de mon domicile", se réjouit Katell, 21 ans étudiante en licence de LEA (langues étrangères appliquées) à l'université Paris 13. Les temps de déplacements dans les transports en commun et les embouteillages peuvent vite fatiguer. Evitez de dépasser 30 à 35 minutes de temps de trajet. "Je me suis épuisée entre un job de baby-sitting à l'autre bout de la ville, un job dans un commerce de centre-ville et mes études sur le campus de l'école de commerce", se souvient Zohra, jeune diplômée de Toulouse Business School. Même avec des horaires aménagés par votre établissement de formation, vous risquez d'être à la peine. L'idéal est encore d'obtenir un job sur le campus mais les places sont assez rares : seulement 15 % des étudiants exercent un job au sein de leur établissement de formation.

3. Accepter des horaires hebdomadaires trop lourds (plus de 16 heures)

Si vous exercez un travail au moins à mi-temps même moins de 6 mois par an, il concurrence fortement vos études. Au delà de 15 ou 16 heures hebdomadaires, vous mettez en danger votre réussite. Pourtant 13,5 % des étudiants salariés consacrent en moyenne près de 27 heures chaque semaine à un boulot sans lien avec leurs études, selon la dernière enquête "Conditions de vie 2016" de l'Observatoire de la vie étudiante. Impossible dans ces conditions de ne pas sacrifier des heures de cours pour pouvoir tenir ses engagements professionnels. Préférez un job dit occasionnel c'est-à-dire exercé moins d'un mi-temps. À faire trop d'heures de travail, vous risquez aussi de vous couper de la vie sociale étudiante avec ce qu'elle a de plus sympa : conférences prestigieuses, sorties, soirées… Or, cette vie sociale conditionne aussi votre réussite aux examens.

Qui sont les 46 % d'étudiants qui travaillent ?

Près d'un étudiant sur deux travaille durant ses études selon l'enquête "Conditions de vie des étudiant(e)s 2016" menée par l'Observatoire de la vie étudiante auprès de 60.700 étudiants. Parmi eux, 30 % travaillent dans le cadre d'études en alternance ou d'un stage et 14 % exercent une activité en lien avec leurs études (exemple : les internes en médecine). 35 % exercent un job à temps partiel sans lien avec les études (moins d'un mi-temps). Enfin 19 % exercent un travail concurrent (5,9 %) ou très concurrent (13,3 %) des études, soit au moins un mi-temps exercé moins ou plus de 6 mois dans l'année.

4. Effectuer des horaires trop irréguliers

"Le problème du statut d'agent vacataire ce sont des horaires trop irréguliers", explique Anissa animatrice à la mairie de Paris qui étudie la sociologie (en L2) à l'université Paris 8. "J'étais souvent appelée à la dernière minute pour un remplacement. Et j'ai souvent dû refuser des vacations car j'avais déjà des engagements le lendemain". Un bon conseil si vous travaillez à la mission ou à la vacation : donnez à votre employeur votre planning d'études pour qu'il fasse appel à vous uniquement sur votre temps libre. Vous resterez ainsi maître de votre emploi du temps. "Jamais une cérémonie funéraire ne m'a fait manquer une heure de cours", témoigne Florian qui a exercé un job dans une entreprise funéraire durant ses études pendant quatre ans. "Je donnais mes disponibilités à l'employeur, il me proposait de travailler sur telle cérémonie à telle heure. J'étais libre d'accepter ou de refuser. La formule était très souple", explique ce jeune diplômé 2017 de l'INSEEC, une grande école de commerce.

5. Avoir un job à trop forte intensité

"L'animation commerciale est un travail dur et physique où on est au contact constant avec les consommateurs, confie Bastien, ambassadeur de marque pour les biscuits et laits à boire Michel&Augustin. Aucun objectif de vente n'est imposé. Il est toutefois suggéré de faire 100 ventes sur une journée de 10 h à 18 h". Attention à la pénibilité physique ou mentale du job exercé. La pression peut être forte en entreprise et vous avez déjà celle de vos études à endurer.

Si la charge du travail est trop prenante pour vous, vous pouvez finir fatigué et stressé, ce qui aura fatalement des répercussions sur votre concentration en cours et votre capacité de travail. Veillez aussi à ce que l'on n'augmente pas vos horaires et votre charge de travail sous prétexte que vous donnez satisfaction à votre manager : un piège classique !

6. Prendre un job de nuit

Réceptionniste d'hôtel, gardien de parking, agent de sécurité, veilleur de nuit… Ce type d'offres d'emploi pulule sur les sites d'emploi. La législation fixe à 8 heures consécutives maximum la durée quotidienne du travail de nuit (entre 22 h et 7 h du matin) mais elle peut atteindre dix heures dans certains secteurs comme la sécurité. Attention : dans quelle forme serez-vous en amphi le lendemain matin d'une nuit de veille pour prendre des notes et suivre un exposé technique ? "Je suis réceptionniste d'hôtel cinq soirs par semaine de 19 h à 23 h 30. Du coup, je ne peux assister à des conférences intéressantes avec des intervenants extérieurs organisées par l'école", soupire Maddy, étudiante à l'EM Strasbourg. Essayez de privilégier autant que possible les emplois diurnes. Ou alors envisagez un emploi le week-end.

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7. Un travail non déclaré ou sans contrat

Transport, BTP, industrie, restauration, nettoyage… Dans de nombreux secteurs, des entreprises emploient de la main d'œuvre "au noir". Fuyez absolument ces faux "bons plans" : ce travail est du point de vue de la législation dissimulé donc illégal. Vous devez être déclaré par votre employeur pour faire valoir vos droits : par exemple, être indemnisé en cas d'accident du travail, cotiser pour votre future retraite, bénéficier des allocations chômage ou tout simplement être payé. S vous n'êtes pas déclaré et que l'employeur ne vous verse pas votre salaire, vos recours seront très difficiles.

Le paradoxe de la prime d'activité
Pour compléter leurs revenus, les étudiants salariés peuvent prétendre toucher la prime d'activité de 890 € à condition d'avoir travaillé dans les trois derniers mois et d'avoir touché une rémunération au moins égale à 8 % du SMIC. 100.000 étudiants qui travaillent ont bénéficié de la prime d'activité en 2016. Problème : cette prime n’est en pratique accessible qu’aux étudiants travaillant à mi-temps, plus de 16 heures par semaine. Paradoxe ou incohérence : pour bénéficier de cette prime, les étudiants doivent donc accepter un volume horaire qui concurrence fortement leurs études et la réussite de ces dernières. Travailler trop pour toucher la prime ou donner la priorité à la réussite des études, il faudra choisir !